GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 26 Avril
Jeudi 27 Avril
Vendredi 28 Avril
Samedi 29 Avril
Aujourd'hui
Lundi 1 Mai
Mardi 2 Mai
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    A la Une:Trump, l’Amérique d’abord

    AFP

    Il a la main droite levée, le 45e président des Etats-Unis. Devant sa souriante épouse, toute de bleu vêtue, Donald Trump prête serment. « A partir de ce jour, ce sera l’Amérique d’abord et seulement l’Amérique », dit-il à la Une du Figaro, qui qualifie d’ « offensif » ce discours prononcé à la tribune du Capitole hier à Washington.

    Offensif ? « Le combat commence », lance ce quotidien conservateur, Donald Trump a proclamé le déclenchement d’une « révolution » et le transfert du pouvoir « non pas simplement d’un parti à l’autre, mais de Washington vers vous, le peuple », a-t-il dit, ajoutant ce coup de menton : « Cela change ici même, maintenant. Ceci est votre journée, votre célébration. […] On se souviendra de ce jour comme de celui où le peuple a pris les rênes des Etats-Unis d’Amérique », relève encore Le Figaro.
     
    Donald Trump persiste et signe. Ce fut un discours de « combat », à la « tonalité guerrière », aux « accents populistes », estime Le Parisien. Mais ce discours, dont ce journal souligne « l’agressivité », était à la fois « fort et protecteur », complète-t-il.
     
    Comme le souligne en Une Libération, c’est le « Trump power », autrement dit le pouvoir de Trump, et, dans l’utilisation qu’il fait du mot « pouvoir » en version originale, ce journal proche de la gauche veut clairement signifier le caractère tout à la fois puissant et abrupt de ce nouveau pouvoir qui va désormais présider aux destinées de l’Amérique. Ou plutôt de « deux Amérique » vues par Libé hier à Washington, dirigées par « un président ».
     
    Ce quotidien fait en effet ce matin la part belle aux « quelques centaines » de manifestants ayant en vain tenté de gâcher la fête de l’investiture de Donald Trump, se heurtant à une « sécurité XXL ».
     
    Les contestataires, donc, mais Libération relève aussi le caractère à son avis original de ce premier discours de Donald Trump en tant que 45e président des Etats-Unis. Lequel est resté « dans la droite ligne de ses déclarations de campagne, la posture présidentielle en plus ». Et donc ce discours est loin d’être du gout de Libé, car il restera, estime ce journal, « comme le moins rassembleur de l’histoire des Etats-Unis ».
     
    Trump : fureur à la Une
     
    Et ce sentiment de la presse nationale française est partagé par la quasi-totalité de la régionale. Dans la myriade de publications locales dont s’enorgueillit la presse française, dénicher un quotidien accordant du crédit à Donald Trump, c’est mission impossible ! C’est même à se demander si nos confrères en région ne se livrent pas, ce matin, une joute éditoriale à l’insulte.
     
    A ce petit jeu, la plus haute marche du podium, à n’en pas douter, reviendrait au journal Le Courrier Picard, qui traite Donald Trump de « balourd » entouré de « clowns », tout ce petit monde étant supposé s’adonner au trempage de « fesses présidentielles dans les jacuzzis avec vue sur mer » ! Comme quoi, en Picardie, les roses ont des épines…
     
    Dans le sud de la France, le journal Le Midi Libre traite le désormais président des Etats-Unis de « shérif peroxydé » et de « super ranger de la bannière étoilée ».
     
    Dans l’ouest, Donald Trump est traité de docteur « Diafoirus » et de « camelot » voulant administrer ses « potions magiques » à son peuple.
     
    Et l’on pourrait continuer ainsi longtemps dans la diatribe. Or, justement, parmi tous les journaux français, il en est un, le quotidien La Montagne, qui pose ce matin les données du problème posé à la presse par le nouveau président américain. « S’il applique ce qu’il a dit, notamment à la presse européenne, il faudra bien que la révolution qu’il annonce s’impose au Vieux Continent, énonce ce quotidien du centre de la France. Et que l’Europe, au plus vite, décide d’un changement majeur, devenir une puissance politique pour contrôler son destin et compenser le vide promis par Donald Trump ». Pas faux…
     
    Gambie : Jammeh jette l’éponge
     
    En Gambie, Yahya Jammeh, désormais ex-président gambien a annoncé qu’il était prêt à quitter le pouvoir. Il faut dire que sa situation devenait « intenable », souligne Le Figaro. Car hier, une « figure clé », le patron de l’armée, le général Ousmane Badjie a annoncé qu’il soutiendrait le nouveau président en le reconnaissant comme commandant en chef des 2 500 militaires de l’armée gambienne, souligne ce quotidien. Qui remarque aussi que les voisins de la Gambie ont décidé de se donner du temps supplémentaire pour tenter une dernière médiation. Deux dirigeants chevronnés, le Mauritanien Mohammed Ould Abdel Aziz et le Guinéen Alpha Condé, s’y sont attelés dès leur arrivée à Banjul, la capitale gambienne, dans l’après-midi de vendredi. Dans leurs premières déclarations, les deux présidents se sont dits optimistes sur une « solution politique ».
     
    Yahya Jammeh qui jette l’éponge, soit, mais « l’équation gambienne conserve plusieurs inconnues, énonce aussi ce journal. Les intentions sénégalaises restent à clarifier. La crise recouvre un enjeu majeur pour Dakar, compte tenu des répercussions possibles sur la situation en Casamance ». Et puis autre inconnue relevée par Le Figaro, celle qui concerne le président élu Adama Barrow, « personnalité largement inconnue des Gambiens, parvenu contre toute attente à remporter le scrutin présidentiel du 1er décembre au nom d’une coalition de l’opposition ».
     
    PS : la primaire de tous les dangers
     
    La presse se penche aussi ce matin sur la primaire de la gauche. Avec des craintes non dissimulées pour l’avenir du PS. Pour Le Figaro, c’est la chronique de la « mort annoncée » du parti socialiste qui s’y joue, la participation à la primaire serait le « dernier espoir d’un sursis pour le PS » et ce quotidien précise sa pensée en estimant que « pour échapper au scénario catastrophe d’une mort annoncée, le Parti socialiste s’en remet à cet ultime espoir ».
     
    De son côté, Libération s’interroge. « Peut-être est-ce inévitable, peut-être le glas de l’histoire a-t-il déjà sonné pour les survivants de la rue de Solférino […] Si le candidat désigné ne convainc pas, s’il patauge dans le discrédit, il sera temps de constater le décès de l’ancienne gauche », énonce Libé.

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.