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    A la Une: la Gambie libérée

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    « Le sentiment d’éveil que Yahya Jammeh a étouffé sans discontinuer pendant deux décennies à ses compatriotes a explosé comme un volcan en éruption. C’est ce que constate l’envoyé spécial du quotidien Enquête à Banjul. Sur la rocade menant à Tipa Garage, les journaux sont vendus avec un exhibitionnisme qui n’aurait pas été le cas quelques jours plus tôt. La liberté est devenue le maître-mot dans la rue gambienne. »

    Pour autant, tempère Enquête, « l’euphorie risque de céder place à des attentes plus que compliquées pour le nouveau président. Le standard de la radio Star FM a failli exploser hier matin à cause des interventions incessantes dans l’émission Wake up. Elles ont tourné principalement sur ce que devraient être les deux premiers chantiers d’Adama Barrow, à savoir l’emploi des jeunes et les libertés individuelles. Dans la rue, le citoyen ordinaire, qui se réjouit du départ forcé de Jammeh, n’en attend pas moins du nouveau chef d’Etat. »

    Reportage également de l’envoyé spécial du Monde Afrique : « et soudain, Banjul a exulté. […] Le départ en exil de Yahya Jammeh samedi n’avait suscité qu’une joie empreinte encore de timidité. On ne se défait pas en quelques minutes de vingt-deux années de peur. Mais lorsque dimanche, une colonne de véhicules de l’armée sénégalaise, mandatée par la Cédéao, a pénétré dans la ville pour aller se masser devant le palais présidentiel, alors Banjul a semblé d’un coup se dévêtir du manteau de peur qui l’étouffait. Ils étaient tout au plus deux mille à trois mille personnes, relève Le Monde Afrique, à accompagner les militaires venus du Sénégal pour sécuriser la State House avant le retour d’Adama Barrow, toujours réfugié à Dakar. Mais leurs chants, leurs cris avaient la force de ceux qui veulent croire qu’un avenir meilleur leur tend les bras. »

    Etat de grâce

    En effet, les attentes des gambiens sont énormes, pointe le site d’information burkinabé Wakatséra : « les secteurs de l’éducation, de la santé, des transports sont autant de chantiers dont la remise à flots ne sera pas des plus aisées. Adama Barrow qui doit, au passage se préparer un retour triomphal chez lui, se triture les méninges et les dernières nouvelles du pillage des caisses de l’Etat, il a dû les sentir comme un coup de massue. Comme quoi, les débuts de son règne, après la double euphorie suscitée par sa victoire à l’élection présidentielle de décembre 2016 et ensuite le départ de Jammeh, ne seront pas une sinécure. » Et Wakatséra de s’interroger : « combien de temps d’état de grâce les Gambiens, marqués au fer par le régime de rigueur de Yahya Jammeh, concèderont-ils à leurs nouveaux dirigeants ? A n’en point douter, la durée sera très courte, les attentes et la soif de justice étant très aiguisées. »

    Alors maintenant, « Adama Barrow doit rentrer au bercail et fissa ! », s’exclameL’Observateur Paalga à Ouaga. « Certes après deux longues décennies de règne avec Jammeh, il faut déminer le terrain laissé par le fuyard qui a encore de nombreux fidèles et obligés sur place de sorte qu’il faut sécuriser sérieusement les lieux, notamment la présidence et pourquoi pas exorciser et déminer mystiquement State House où le marabout Yahya a pu cacher une potion ou un talisman maléfique […]. Mais cela ne saurait être une raison de s’éterniser maintenant que Barrow a l’occasion d’exercer le pouvoir. Que risque-t-il d’ailleurs avec les anges gardiens de la Cédéao ? »

    La Cédéao redore son blason

    En tout cas, bravo à la Cédéao, lance pour sa part Ledjely.com en Guinée. « Le rôle joué par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest dans la gestion de la crise gambienne donne de cette instance sous-régionale une image dont tout le monde est fier. Tranchant avec l’apathie et la passivité qui singularisent tant les instances africaines vis-à-vis des crises qui éclatent sur le continent, la Cédéao a fait montre d’une intransigeance et d’une fermeté qui font que certains y voient une forme de révolution en miniature. Il est vrai qu’avec une attitude comme celle que les pays ouest-africains ont eue à l’égard de Yahya Jammeh, il y a des raisons de penser, conclut Ledjely, que les progrès de la démocratie africaine ne seront plus nécessairement dictés de l’extérieur du continent. […] Partout où des manquements à la démocratie seront constatés, la Cédéao devra sévir avec la même promptitude et la même intransigeance. »

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