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    Commission Paix et sécurité de l’UA: S. Chergui et Fatima Kyari Mohammed candidats

    Smaïl Chergui et Fatima Kyari Mohammed se présentent à la tête de la commission Paix et sécurité de l'Union africaine. DR.

    C'est une bataille dont personne ne parle, mais qui est décisive pour l'avenir de l'Union africaine. Lundi 30 janvier 2017, outre le nouveau président de la commission de l'UA, les chefs d'Etats africains choisiront le commissaire à la Paix et à la Sécurité pour les quatre prochaines années. En lice, deux candidats, le sortant Smaïl Chergui et la Nigérianne Fatima Kyari Mohammed. Quel bilan, quel programme ? RFI reçoit ce samedi Smaïl Chergui et Fatima Kyari Mohammed.

    RFI : Vous êtes candidat pour un nouveau mandat de Commissaire paix et sécurité. Le Nigeria est intéressé aussi par le poste. Que proposez-vous pour votre second mandat ?

    Smaïl Chergui : Je crois qu’il y a d’abord un bilan qui pourrait être passé en revue par les uns et les autres, en particulier les Etats africains. Ce que je propose c’est qu’il y ait, en cette phase difficile et sensible, une continuité dans cette réalisation des objectifs de notre organisation pour taire les armes, promouvoir réellement la prévention et la lutte contre tous ces fléaux, qu’ils soient terroristes ou bien d’économie criminelle, et opérationnaliser l’architecture africaine de paix et sécurité sur laquelle nous avons énormément avancé. Nous allons, en mai prochain, inaugurer la base logistique continentale à Douala.

    Vous avez vu – en évoquant la Gambie – que finalement cette brigade de l’Afrique de l’Ouest a bien fonctionné. C’est donc une réalité. Nous sommes en train d’avancer et il me semble que si j’ai la confiance des Etats-membres, nous allons continuer cet effort de manière assidue mais surtout, préparer l’Afrique à s’occuper de ses problèmes économiques et sociaux et donc promouvoir sa stabilité.

    Il me semble que le bilan de mon action est là, que ce soit en Somalie, au Burkina Faso. Je reviens du Burundi. Je crois sincèrement que j’ai déployé des efforts parce que je suis convaincu que, sans paix et sécurité, le continent continuera encore à souffrir et à ne pas pouvoir appliquer son plan de redressement et de relance.

    En fait, ce que vous dites, c’est qu’en pleine bataille pour la succession de Madame Zuma vous pouvez incarner la continuité ?

    C’est l’un des départements les plus importants et je crois que s’il y continuité en matière de paix et sécurité, c’est quand même un gage. Ce n’est pas tant pour amoindrir les lettres de créance et les mérites du futur ou de la future présidente de la Commission et de tous les collègues.

    J’espère que nous aurons une Commission qui soit réellement à la hauteur des attentes des Etats-membres et des défis que nous devons tous relever ensemble parce qu’en définitive, c’est une équipe qui doit travailler ensemble. Un seul commissaire ou deux commissaires ne pourront pas réellement répondre à cet objectif.


    RFI: Qu’est-ce qui va changer si vous êtes élue Commissaire paix et sécurité de l’Union africaine ?

    Fatima Kyari Mohammed : D’abord, le fait que je sois une femme. Ce sera la première fois qu’une femme sera sur ce poste et ce sera aussi la première fois pour le Nigeria. La paix et la sécurité sont une priorité pour le Nigeria et dans la crise avec Boko Haram. C’est aussi une priorité prise par notre président.

    Justement, si vous êtes élue, quels seront les pays qui sont actuellement en crise et qui seront prioritaires ?

    J’ai déjà parlé de Boko Haram parce qu’il n’y a pas que nous qui souffrons ; il y a aussi le Tchad, le Cameroun et le Niger. Et récemment, on a commencé à voir des éléments et des liens entre les groupes comme Daech [groupe Etat islamique] et les shebabs. C’est quand même le Sahel qui est en jeu.

    Toute la bande sahélienne.

    Exactement.

    Mais quelles seront les autres priorités ?

    Récemment on parle beaucoup, après l’expérience avec la Gambie, de l’importance de renforcer tout ce qui est dialogue politique. On a eu du succès avec la Gambie et cela montre que c’est possible de trouver, par le dialogue, des solutions meilleures pour tout le monde.

    Ce qui a marché en Gambie peut marcher ailleurs ?

    C’est cela.

    Et vous pensez à quels pays en crise ?

    Je ne souhaiterais pas nommer des pays spécifiques, mais il y a des situations où il y a des gouvernements qui ont décidé de rester plus longtemps que ne leur permet leur mandat et c’est contre la Constitution du pays. Les pays voisins, membres de l’Union africaine ne sont pas d’accord car en effet, ce n’est pas acceptable d’avoir des situations où les gens sont tués, terrorisés parce qu’il y a des chefs de l’Etat qui aimeraient rester au pouvoir à vie ! Nous devons donc trouver un moyen de s’assurer que ça ne devienne pas une monarchie.

    L’actuel Commissaire paix et sécurité, Smaïl Chergui, a lancé un certain nombre d’initiatives en République démocratique du Congo et au Burundi. Est-ce que vous pensez que demain il faudra faire plus ?

    Il y a eu, déjà, beaucoup de progrès. Beaucoup de travail a été fait dans les départements sur des décisions des chefs de l’Etat. Cependant, dès que les décisions sont prises, le rôle de ces départements est de s’assurer qu’elles sont vraiment exécutées. Pour moi, si je suis nommée, il s’agira vraiment de renforcer cet élément qui est celui de s’assurer que les décisions qui sont prises par les chefs de l’Etat sont exécutées et mieux appliquées.

    Depuis quinze ans, depuis la naissance de l’Union africaine, le poste « Paix et Sécurité » est occupé par des diplomates algériens. Vous voulez que ça change ? C’est ça ?

    En fait, ce n’est pas une compétition. C’est vraiment un ajout, si vous voulez. L’Algérie a été là depuis seize ans, elle a fait beaucoup de progrès. On aimerait quand même jouer aussi un rôle dans ce domaine.

    C’est chacun son tour ?

    Exactement.


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