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    Le Canard enchaîné, pivot de la démocratie

    La Une du Canard du 27 janvier sur l'«affaire Fillon» DR

    Le Canard enchaîné, à l'origine des révélations sur l’affaire Fillon, a toujours joué un grand rôle dans la vie politique française. Gros plan sur cet hebdomadaire satirique.

    Un premier article évoquant la somme de 100 000 euros payée à Pénélope Fillon par le propriétaire de la Revue des deux mondes, Marc Ladreit de Lacharrière. La révélation du versement de 500 000 euros de salaire d’assistante parlementaire à l’épouse de François Fillon, soupçonnée d’emploi fictif. Puis, cette semaine, un nouvel article portant à 900 000 euros la totalité des sommes versées par le Parlement. On peut avoir le sentiment que Le Canard enchaîné feuilletonne un peu à la façon de Mediapart pour maintenir l’intérêt de ses lecteurs sur une affaire qui lui vaut aujourd’hui de très bonnes ventes.

    C’est vrai que l’hebdomadaire satirique, qui n’a pas de site Internet, diffuse à 400 000 exemplaires et dispose d’une trésorerie évaluée à 100 millions d’euros pour défendre son indépendance, joue un rôle singulier dans la démocratie française. Pour un peu on n’entendrait même plus Mediapart, qui a pourtant sorti cette semaine des articles sur 200 000 euros que François Fillon aurait touchés en tant que membre du comité stratégique de Ricol Lasteyrie, qui conseille les entreprises du Cac 40, ou sur ses liens avec Ladreit de Lacharrière. C’est vrai que ces dernières années, c’était plutôt Mediapart qui sortait les grandes affaires sur Cahuzac ou Bettencourt. Le Canard ne doit pas être fâché de retrouver ainsi son rang.

    L’histoire du journal est jalonnée de révélations pré-électorales. En 1972, il dévoile la feuille d’impôts de Jacques Chaban-Delmas, où le lecteur peut constater que le Premier ministre ne paye pratiquement pas d’impôts sans qu’il n’y ait d’ailleurs à cela rien d’illégal. Cela coûtera à Chaban sa popularité et ses chances pour la présidentielle de 1974. En 1979, c’est encore Le Canard qui révèle l’affaire des diamants remis par Bokassa à Valéry Giscard d’Estaing. Le président explique alors que tous les cadeaux qu’il reçoit sont à l’Elysée, qu’il n’a jamais attaqué de journaux contrairement à ses prédécesseurs et qu’il oppose un démenti « méprisant » sur le prix de ces diamants. Cela ruinera pourtant ses chances d’être réélu malgré une cote d’opinion jusque-là favorable.

    A l’époque une jeune attachée de presse, Anne Méaux, officie à l’Elysée. Elle est aujourd’hui en charge de la communication de François Fillon qui, après s’être ostensiblement porté au secours de son épouse, crie à la machination par des officines politiques et au « coup d’Etat institutionnel ». Il n’est pas sûr que cela soit suffisant pour résister à des enquêtes du Canard qui ont d’ailleurs déjà visé Alain Juppé en 1995 pour la location d’un appartement de la Ville de Paris.


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