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    Roumanie : retropédalage du gouvernement sur la loi anti-corruption

    Des milliers de Roumains défilent depuis plusieurs jours dans les rues de Bucarest. REUTERS/Stoyan Nenov

    Retournement de situation samedi 4 février en Roumanie, avec le retrait annoncé par le Premier ministre Sorin Grindeanu du projet de loi visant à alléger la loi anti-corruption. Celui-ci intervient après plusieurs jours de manifestations importantes dans tout le pays.  Decryptage de Benjamin Ribout, correspondant de RFI à Bucarest.

    La pression devenait relativement insoutenable pour Liviu Dragnea, le chef des socio-démocrates, ainsi que pour le premier ministre, Sorin Grindeanu. Une pression internationale, d'abord, et notamment de la part des institutions européennes. Même l'Eglise roumaine, d'ordinaire très proche du parti au pouvoir, a finalement jugé préférable de prendre ses distances avec le projet.

    Celui-ci a également fortement divisé les socio-démocrates eux-mêmes. Des maires et des barons locaux ont démissionné ces derniers jours. Il y a eu, aussi, le départ du gouvernement du ministre des Affaires, Florin Jianu. Une ancienne députée et ministre a également claqué la porte du parti. Tout comme Ciprian Necula, ancienne secrétaire d'Etat au ministère des Fonds européens. Bref, le sentiment, c'est que cela se fissurait de toute part.

    Sans précédent

    Ce qui a fait basculer le gouvernement, c'est surtout l'importante mobilisation citoyenne. Les Roumains ont semble-t-il pris goût aux manifestations et les mobilisations de ces derniers jours pourraient faire date. La ferveur populaire a été exceptionnelle. Et petit à petit, l'opinion publique a basculé.

    Ces manifestations surpassent celles d’il y a quelques années contre le projet minier de Rosia Montana, ou encore le mouvement de protestation qui avait suivi l’incendie du club Colectiv en 2015, et qui avait provoqué la chute du gouvernement, social-démocrate là-aussi, de Victor Ponta. L'engouement est tout autre cette fois-ci puisque des villes qui n’avaient pas participé à la révolution contre Ceausescu en 1989 comptaient ces jours-ci des milliers de manifestants.

    Et maintenant ?

    A quoi peut-on s'attendre désormais ? Difficile à dire. Déjà des voix s'élèvent pour réclamer la chute de ce gouvernement, auquel les gens reprochent de n’en avoir fait qu'à sa tête et de ne prendre en considération que des intérêts personnels. Le Premier ministre Sorin Grindeanu a affirmé samedi soir vouloir relancer plus tard le débat sur ce projet de loi, lorsque la tension sera retombée.

    Il faudra donc voir de quoi il en retourne dans quelques jours. Ce qui est sûr, c'est que l'opposition et notamment le président de centre-droit Klaus Iohannis remportent une victoire importante avec le retrait de ce texte. Rappelons que c'est ce dernier qui, initialement, était intervenu en Conseil des ministres afin de faire opposition au projet.


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