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    Trump veut libérer la finance

    Donald Trump a fait une partie de sa campagne contre les banquiers et l’impunité dont ils bénéficient. REUTERS/Carlos Barria

    Le président Trump s'attaque aux mesures de régulation bancaire prises après la crise financière de 2008 et censées éviter qu'elle se reproduise. En signant, vendredi dernier, deux décrets ordonnant la révision de la loi Dodd-Franck et la règle de protection des clients, Donald Trump veut rendre le pouvoir aux banques. Reste à passer l'obstacle du Congrès et celui de l'opinion publique.

    Après la crise financière de 2008, il est apparu nécessaire, et urgent d’imposer aux banques des règles de prudence, de mieux les contrôler et de protéger les consommateurs contre les dérives du type « crédits immobiliers à risque ». En 2010, c’est donc l’adoption de la loi Dodd-Franck, 2 300 pages dont les 3/4 sont désormais appliqués. Il s’agissait notamment d’augmenter les fonds propres des banques et de leur faire passer chaque année des tests de résistance. Elles devaient également rédiger leur « testament », c’est-à-dire le mode d’emploi de leur liquidation en cas de faillite.  

    Des mesures qui, pour l’essentiel, ont également été adoptées en Europe dans la foulée des États-Unis. Mais pour les géants de la finance, Goldman Sachs, JP Morgan et consorts, ces règles, trop lourdes et paperassières, entravent leur activité, leur coûtent très cher et, au bout du compte, réduisent leur possibilité d’accorder des crédits et donc de financer l’économie.

    Position dominante

    Une association bancaire américaine a salué cette volonté de la Maison-Blanche de « libérer le pouvoir de l’industrie bancaire ». Au détriment éventuellement du petit épargnant, première victime en 2008 de la crise des subprimes. Car, au passage, le président Trump a également repoussé l’application de la règle qui obligeait les conseillers financiers à agir dans l’intérêt de leurs clients. Elle devait s’appliquer en avril, mais elle devra, elle aussi, être revue. Car l’objectif affiché par Gary Cohn, conseiller économique de Donald Trump à la Maison-Blanche et ancien numéro 2 de Goldman Sachs, c’est clairement que les banques américaines aient une position dominante sur le marché mondial. Et, pour cela, il ne faut pas entraver leur action par une réglementation excessive. Un message reçu 5 sur 5 par les marchés financiers : Citigroup, Bank of America, Goldman Sachs et JP Morgan gagnaient de 2,5 % à 4,6 % dès vendredi à Wall Street.

    Le monde de la finance peut-il pour autant pavoiser ? Pas si sûr. Les responsables des grandes banques sont effectivement satisfaits, mais ils se gardent bien d’afficher trop d’enthousiasme. Et cela pour deux raisons : le Congrès, et l’opinion publique. Le Congrès tout d’abord : le décret présidentiel ne suffit pas, le Congrès devra se prononcer sur l’abrogation de la loi actuelle et son remplacement par d’autres dispositions. Certes, ce Congrès est majoritairement républicain, mais des parlementaires, y compris républicains, estiment que la loi Dodd-Franck a du bon, car elle a permis de restaurer la confiance dans le système financier américain. L’opinion publique ensuite : cette décision, favorable à la finance, risque de heurter une partie de l’électorat Trump auprès duquel les banquiers ne sont guère populaires. Ils sont accusés d’être responsables de la crise et des 4 millions de foyers qui ont été expropriés, entre janvier 2007 et décembre 2011. Or Donald Trump a fait une partie de sa campagne contre les banquiers et l’impunité dont ils bénéficient.

     

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