GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Dimanche 17 Novembre
Lundi 18 Novembre
Mardi 19 Novembre
Mercredi 20 Novembre
Aujourd'hui
Vendredi 22 Novembre
Samedi 23 Novembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • Le modèle économique de Facebook et Google est une «menace» pour les «droits humains», selon Amnesty
    • Séisme de magnitude 6,1 dans le nord-ouest du Laos

    A la Une : Fillon contre-attaque

    AFP

    La Une de quasiment tous les quotidiens français, des pages et des pages de compte-rendu et d’analyse, des dizaines de réactions, une trentaine d’éditoriaux… Les journaux ne parlent que de ça ce matin. Les excuses de Fillon et la reprise en main de sa campagne. La presse d’opposition pousse un « ouf » de soulagement.

    « "Je suis debout " : Fillon repart en campagne », s’exclame Le Figaro en première page. Le Figaro qui applaudit : « Les excuses qui, à l’évidence, devaient être présentées aux Français l’ont été sans autoflagellation inutile. François Fillon maintient qu’il n’a rien fait d’illégal. Il renvoie sèchement ses accusateurs médiatiques à leur illégitimité démocratique. Esquisse contre ses adversaires politiques un procès en instrumentalisation, sinon en manipulation de la justice, qui semble tout sauf infondé. Il y ajoute, sur son patrimoine, une opération de transparence totalement inédite. (…) Une conférence de presse réussie suffira-t-elle à dissiper comme par miracle tous les miasmes de " l'affaire " ? Évidemment non, répond Le Figaro. Mais, désormais, la droite qui se demandait si elle avait encore un chef sachant " cheffer " a sa réponse. Ce n’est pas rien. »

    L’Opinion veut y croire : « Ayant fait taire ses concurrents de l’interne, ayant desserré la pression médiatico-judiciaire, François Fillon peut espérer retourner une partie de l’opinion publique, celle qui commence à se lasser de l’effet " chasse à l’homme ". Sur son socle d’intentions de vote resté étonnamment solide, il peut tenter de reconquérir une partie de son honneur perdu. Les prochains sondages seront, une fois de plus, déterminants. »

    « L'opération est habile, relèvent également Les Echos. Le rejet des médias, des partis, et l’envie d’alternance sont, lorsqu’ils sont mixés, un puissant moteur de mobilisation. Les électeurs de droite restent de fait attachés, non pas forcément à la personne de François Fillon, mais à l’idée que le pays doit mettre en œuvre un programme de réformes. " J’ai pour seul projet le redressement du pays ", scande-t-il, comme pour faire oublier sa personne, et partant ses erreurs. (…) François Fillon vient d’obtenir un sursis, estiment encore Les Echos. Un sursis fragile. Le " coup de poing à l’estomac " qu’il dit avoir reçu laisse encore des marques. Il a besoin que les révélations s’arrêtent. Il a besoin que les sondages tiennent. »

    Pour ce qui est des sondages, le même quotidien Les Echos plaçait hier François Fillon en troisième position, à 20 % des intentions de vote au premier tour, derrière Emmanuel Macron, 23 %, et Marine Le Pen, 26 %.

    D’autres casseroles ?

    Et pour ce qui est des révélations, Le Monde a dévoilé hier des faits qui, selon le journal, seraient « susceptibles d’affaiblir encore davantage la position de l’ancien Premier ministre ».

    D’après le « quotidien du soir », en effet, « les enquêteurs suspectent un éventuel trafic d’influence lié à l’attribution d’une décoration. Ils s’interrogent sur les raisons pour lesquelles Marc Ladreit de Lacharrière, le propriétaire de Revue des deux mondes, a accepté de salarier, de mai 2012 à décembre 2013, moyennant 5 000 euros brut par mois, pour un travail dont ils doutent de la réalité, la femme de M. Fillon. Or, pointe Le Monde, l’année précédente, Marc Ladreit de Lacharrière s’était vu remettre une décoration très convoitée - et rarement décernée - obtenue grâce à François Fillon. » A savoir la dignité de grand'croix dans l’ordre national de la Légion d’honneur.

    Autre information révélée par Le Monde hier : « L’un des fils de François Fillon, assistant au Sénat, travaillait en fait pour la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy. Une activité évidemment sans aucun rapport avec celle d’un assistant parlementaire, relève le quotidien du soir. La pratique serait pénalement répréhensible. » A noter qu’hier, lors de sa conférence de presse, François Fillon a démenti cette allégation.
    En tout cas, pour Le Monde, ces nouveaux éléments de l’enquête judiciaire « fragilisent François Fillon » ; c’est le grand titre du journal.

    Opération survie

    « Fillon l’acharné », s’exclame pour sa part Libération en première page. Libération qui note qu’ « au fond, le principal message du candidat s’adresse à son propre camp : vous pouvez faire ce que vous voulez, dire ce qui vous chante, demander ce qui vous passe par la tête, je reste. Vous n’avez pas de plan alternatif. Il ne vous reste donc qu’une seule solution : vous rallier à mon panache terne. (…) Lui ou le chaos. Lui ou la gauche. Raisonnement cynique mais efficace, relève Libération. Ainsi, un candidat qui aurait dû se retirer depuis longtemps, qui aurait été éliminé dans la plupart des démocraties normalement constituées, joue l’acharnement et l’amnésie d’une opinion qu’on va désormais travailler au corps. La droite y regagne un espoir de victoire, conclut Libération. La démocratie, une nouvelle fois, y perd. »

    Sans surprise, L’Humanité n’a guère été convaincu non plus par les propos de l’ancien Premier ministre. « Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre. Voilà en résumé la ligne de défense de François Fillon. Son " opération vérité " ressemble plutôt à une opération survie, estime le quotidien communiste, misant tout sur la carte de la victimisation. À l’écouter, c’est tout juste s’il ne faudrait pas s’excuser d’être révolté par ses petits arrangements avec la loi. »

    En tout cas, François Fillon va avoir du pain sur la planche. C’est ce que notent bon nombre de journaux ce matin, notamment La Croix : « Si François Fillon a parlé hier d’une " nouvelle campagne qui commence ", c’est qu’il lui faut retrouver un élan perdu. (…) Pour parvenir jusqu’à la victoire, il lui faudra convaincre beaucoup d’autres citoyens. Cela lui imposera de s’engager sans faille pour une profonde rénovation de notre vie publique alors que, depuis deux semaines, de nombreux Français ont découvert une manière de pratiquer la politique qui, aujourd’hui, selon ses propres mots, " suscite la défiance ". »

    « C’est seulement dans les jours à venir que l’on verra s’il est parvenu à maîtriser l’incendie, complète Ouest-France. À condition que d’autres suspicions ne viennent pas attiser des braises mal éteintes. Au sortir de la primaire, François Fillon avait déjà du mal à élargir sa base électorale. Aujourd’hui, l’exercice est encore plus difficile. » Et Sud-Ouest de conclure : « Désormais, tout le défi de François Fillon est là. Convaincre une France appauvrie, inquiète, confrontée comme jamais à l’insécurité de l’emploi, de voter pour quelqu’un qui, comme excuse, a admis hier que ce qu’il faisait était légal mais peut-être pas très moral. »

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.