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    A la Une : encore un mouvement de grogne militaire en Côte d’Ivoire

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    « Nouvelle journée de mutinerie en Côte d’Ivoire avec le mouvement d’humeur des forces spéciales ivoiriennes hier à Adiaké, constate le site d’information Côte d’Ivoire News. Procédant toujours avec le même mode opératoire, les soldats ivoiriens ont de nouveau tiré des coups de feu dans la matinée, perturbant une bonne partie des activités de la ville située au nord-est du pays à environ 90 kilomètres d’Abidjan. »

    « Restés jusque-là à l’écart des protestations militaires, explique Côte d'Ivoire News, les forces spéciales ivoiriennes ont, contre toute attente, rejoint le mouvement de contestation, au mépris des traitements de faveur dont elles bénéficiaient jusque-là, comparé aux autres soldats de l’armée ivoirienne. Manifestement, la nouvelle vague de nominations opérées dans l’armée ivoirienne fin janvier n’a pas permis de mettre un terme aux protestations militaires nées de la mutinerie de Bouaké le 5 janvier. »

    « Les populations ne savent plus à quel saint se vouer, relève pour sa part Fraternité Matin, surtout que ce mouvement d’humeur a fait deux blessés qui ont reçu des balles perdues. Ces victimes seraient des femmes. Selon un élément des forces de défense, ce mouvement de mécontentement est dû à la mauvaise gestion de la question des primes de guerre dites Ecomog. »

    Et le quotidien ivoirien de poursuivre : « Les éléments des forces spéciales souhaiteraient aussi voir leurs conditions de vie et de travail améliorées. C’est leur façon de demander justice et de se faire entendre. Etant donné qu’ils ont été ignorés dans l’octroi des 12 millions promis. Aussi réclament-ils leur part. Leur colère a été certainement entendue, pointe encore Fraternité Matin, puisque la hiérarchie a envoyé des émissaires, aux environs de 14 heures, pour recueillir leurs desiderata afin de faire baisser la fièvre. »

    Sans fin ?

    Ce nouveau mouvement d’humeur de la soldatesque ivoirienne provoque de nombreuses réactions dans la presse de la sous-région. « Mutinerie en Côte d’Ivoire : le cycle sans fin ? », s’interroge ainsi le site d’information Wakatséra. « Hier, c’était Bouaké, Daloa, Daoukro, Yamoussoukro, et même Abidjan. Aujourd’hui, c’est Adiaké. Quelle est la prochaine localité sur cette liste qui s’allonge à l’infini, sous l’œil visiblement impuissant d’Alassane Ouattara et des nouveaux chefs militaires ? »

    « Le commandement récemment mis en place est mis à rude épreuve et avant même d’avoir fait le tour du propriétaire et se triture les méninges pour trouver la formule magique en vue d’éteindre pour de bon ce feu qui menace la maison Côte d’Ivoire », constate le site internet. Alors, « jusqu’à quand ?, s’interroge encore Wakatséra. Il ne faut pas être devin ou lire dans une boule de cristal pour savoir que la trêve risque d’être très courte. Car ces manifestations ont cela de troublant qu’elles coïncident ou se sont accentuées avec des évènements politiques bien précis. »

    Manipulation politique ?

    En effet, affirme Ledjely.com en Guinée, « les revendications que les militaires brandissent ne sont finalement qu’un prétexte fourni par ceux-là qui les manipulent. En fait, Alassane Ouattara ayant déjà levé le doute sur son éventuelle candidature en 2020, c’est la guerre de succession qui semble avoir commencé, plus tôt qu’on aurait pu l’imaginer. (…) Ce qui aiguise les appétits, ce sont les conclusions que certains successeurs potentiels tirent de la dernière modification institutionnelle induite par le référendum. »

    « Il est en particulier question du poste de vice-président nouvellement créé et dont Daniel Kablan Duncan est titulaire, analyse Ledjely. Même l’élévation d’Amadou Gon Coulibaly au rang de nouveau Premier ministre et la nouvelle posture qui est la sienne provoqueraient méfiance et soupçons dans le camp de ceux qui s’imaginaient successeurs naturels. En l’occurrence, pointe Ledjely.com, on pense très souvent à Guillaume Soro, dont le poste de président de l’Assemblée nationale ne lui garantit plus mécaniquement le dauphinat. Or, chef rebelle, le président du Parlement ivoirien n’a jamais cessé de l’être. Commandant de troupes aussi. Il en a encore la froideur et les cyniques stratégies. »

    Des réformes profondes !

    Le Pays, au Burkina Faso, n’a pas la même lecture. « S’agit-il d’une manipulation des hommes, comme le soutiennent certains ? Rien n’est moins sûr, estime le quotidien ouagalais. (…) Ce dont a le plus besoin l’armée ivoirienne, ce sont des réformes profondes afin de lui donner un nouveau souffle. C’est en cela qu’il faut saluer à sa juste valeur l’ambitieuse loi de programmation militaire, lancée en 2016, qui prévoit la modernisation de l’armée, des achats d’équipements pour 1,2 milliard d’euros et une refonte progressive des effectifs. De toute évidence, pointe encore Le Pays, le contexte sous-régional, marqué par la montée du terrorisme, est tel que la Côte d’Ivoire a nécessairement besoin de se construire une armée républicaine digne de ce nom. C’est le véritable défi que se doit de relever le président Alassane Ouattara, avant la fin de son mandat en cours. »

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