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    A la Une: danse macabre en RDC

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

     

    « Le rapatriement à Kinshasa de la dépouille mortelle d’Etienne Tshisekedi s’est mué en un dossier extrêmement politique, constate Le Potentiel à Kinshasa. Entre le gouvernement et l’UDPS, on tend vers un pugilat. Tout se passe par une guerre de communiqués, via la presse. Avant tout rapatriement, l’UDPS pose deux préalables au gouvernement, pointe le quotidien congolais : “la fixation du lieu et de la forme d’enterrement ainsi que la prise en charge de tous les frais liés aux obsèques par l’Etat congolais à travers le gouvernement de large union nationale en vue”. […] Mais lorsque le gouvernement actuel s’est hasardé à fixer le lieu où devait être exposé la dépouille mortelle du sphinx de Limete, à l’UDPS, on s’est dit “indigné par le comportement récupérateur du régime en place face au deuil du président Etienne Tshisekedi”. L’UDPS n’entend donc pas laisser une quelconque marge au gouvernement pour organiser à sa guise les obsèques de son président. »

    Equation compliquée

    Bref, c’est « la Bérézina ! », déplore Cas-Info. « Pour le gouvernement, le calcul est simple. “Il ne veut pas se laisser submerger par l’homme politique Congolais le plus populaire de son vivant et qui le sera davantage au moment où sa dépouille mortelle rentrera à Kinshasa”, analyse un observateur de la vie politique congolaise. […] Aujourd’hui encore les autorités, tout comme l’UDPS, d’ailleurs, sont face à une équation compliquée, relève Cas-Info. En insistant pour jouer un rôle-clé dans les obsèques, ce qui lui permettrait de contrôler l’événement, le gouvernement apparait aux yeux des partisans de l’opposition comme un récupérateur aux intentions inavouées d’empêcher la mobilisation populaire qui s’annonce éléphantesque. Quant à l’UDPS, qui persiste à bloquer le deuil, elle s’expose aussi à deux risques. Premièrement, de se retrouver face au jugement moral, celui consistant à mettre un “mort” sur la table des négociations politiques. Sachant que chez les Bantous on pleure d’abord le défunt et le reste suit après. Mais le second risque pour le parti de Limete est politique. En prolongeant le débat sur les obsèques, c’est l’application de l’accord du 31 décembre, déjà fragile, qui serait impactée. Ce qui ne serait pas pour déplaire aux stratèges de Joseph Kabila. Le fantôme d’Etienne Tshisekedi hante les uns et les autres, conclut Cas-Info. Et c’est loin d’être terminé. »

    « A cette allure, soupire7 sur 7, autre site d’information congolais, le bras de fer Gouvernement-UDPS risque de déboucher sur la prise en otage de la dépouille mortelle du Sphinx de Limete. Son rapatriement annoncé pour le week-end s’éloigne davantage. Pour qu’il rejoigne sa dernière demeure, il faudrait arriver à un consensus entre le Gouvernement et l’UDPS. » Et on en est apparemment encore loin…

    Haute tension...
     

    Il faut dire, souligne Afrikarabia, que « la disparition du “vieux Tshitshi” tombe au plus mal. L’opposant historique devait prendre la tête du Conseil de suivi de l’accord. Il faudra donc lui trouver un successeur. Idem pour la présidence de l’UDPS, le parti politique fondé par Etienne Tshisekedi et la présidence du Rassemblement de l’opposition. […] Dans ce contexte de tensions politiques, la mort de Tshisekedi pourrait bien changer la donne d’un accord que le pouvoir cherche à tout prix à retarder, relève encore Afrikarabia. Au sein de la majorité présidentielle, certaines voix ont déjà lancé quelques ballons d’essais : “la disparition de Tshisekedi rend l’accord de la Saint-Sylvestre caduque”, entend-on déjà dans le camp Kabila, trop content d’avoir trouvé un énième prétexte pour ne pas mettre en œuvre l’accord. L’opposition, qui a rapidement senti le piège se refermer, a aussitôt riposté en exigeant la nomination du nouveau Premier ministre avant l’enterrement […]. Les funérailles d’Etienne Tshisekedi au Congo seront donc placées sous haute tension. »

     
    En effet, renchérit Le Pays au Burkina, « le débat est toujours focalisé sur l’accord de la Saint-Sylvestre qui peine à connaître un épilogue heureux pour une sortie de crise, du fait du gouvernement qui continue de traîner les pieds. Or, Dieu seul sait si le défunt s’était engagé dans cet ultime combat de sa vie, pour éviter le chaos à son pays. […] En tout état de cause, conclut Le Pays, le gouvernement doit envoyer des signaux forts allant dans le sens de la décrispation du climat politique et du renforcement de la démocratie, toutes choses qui ont été le combat du Vieux, jusque dans son lit de mort. »

     

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