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    Russia Today, Sputnik... l'influence médiatique du Kremlin plane sur l'Europe

    Russia Today et Sputnik, financés par l’Etat russe, affirment de donner une vision alternative. Montage RFI

    A l’approche de la présidentielle en France, l’influence grandissante des médias russes suscite de plus en plus d’interrogations. Russia Today et Sputnik, financés par l’Etat russe, affirment donner une vision alternative, mais le Parlement européen les accuse de faire de la propagande du Kremlin.

    En France, l’équipe de l’un des candidats à la présidentielle, Emmanuel Macron, se préoccupe de la façon dont ces médias travaillent. Lundi, sur RFI, son porte-parole Sylvain Maillard a dénoncé les idées véhiculées par Russia Today et Sputnik. « Je voudrais revenir sur deux médias russes qui ne cessent d'alimenter sur les différents réseaux sociaux que c'est la guerre civile en France. On voudrait vraiment condamner ces deux médias », dit-il.

    Une série d’articles de ces médias donne en effet une image apocalyptique de la France. Prenons l’exemple le plus récent, l’affaire Théo et les incidents en banlieue qui y sont liés. La couverture est intense et laisse l’impression de surtraitement des violences.

    Exploiter la peur

    Les titres-chocs sont aussi choisis pour d’autres sujets sensibles. « La France sodomisée », écrit Sputnik en 2013 sur la loi du mariage pour tous. « Course présidentielle française : le "génocide" des élites politiques ? » « Les agressions sexuelles en Europe : nouvelles traditions du réveillon ? »

    Des articles alarmistes qui parfois exploitent la peur sont largement partagés par les réseaux complotistes, mais aussi l’extrême droite souvent mise à l’honneur sur ces médias. Comme nous l'explique Marie Peltier, l’auteur du livre L’ère du complotisme. « Ils sont à l’affût de tout ce qui pourrait faire le buzz en ciblant justement les sujets qui sont généralement sensibles dans l’opinion publique. Aujourd’hui c’est très frappant quand on va sur les sites conspirationnistes francophones. La plupart de leurs sources ce sont Russia Today ou Sputnik, analyse-t-elle. Au sein de cette nébuleuse, les médias officiels russes ont joué de plus en plus un rôle structurant et de pourvoyeurs de contenus pour ces sites-là. Pendant longtemps on a cru que ce type de discours était plutôt marginal. Ils ont réussi à occuper un espace vraiment très grand ».

    Volonté de rassurer les investisseurs

    Pour ne pas laisser ces médias fidéliser ces communautés, certains experts font le choix de leur accorder des interviews, tout en refusant d’être catalogués comme pro-russe ou pro-Kremlin. C’est le cas de spécialiste de l’économie politique des zones Arctique Mikaa Meered, qui est aussi consultant pour des investisseurs étrangers. Selon lui, ils ont besoin d’être rassurés, car ces articles alarmistes de Sputnik ou Russia Today font désormais partie des revues de presse préparées par leurs assistants.

    « Cette clientèle-là, lorsqu’elle lit la restitution qu’on peut faire en expliquant quels sont les risques réels, nous dit : "Oui, mais, dans tel média, j’ai vu qu’il y avait tel risque". Les médias comme RT ou Sputnik, font des articles en français, mais aussi et donc surtout en anglais (donc à l’international et dans différentes langues), en surfant sur les incertitudes sans doute pour pouvoir influencer et créer un climat un petit peu plus négatif qu’il n’est réellement par rapport à la France. »

    Place légitime

    Chez Sputnik, on réfute toute accusation de faire assombrir l’image de la France. « On dévoile ce dont les autres ne parlent pas » : voilà la devise de cette radio qui estime d’avoir toute sa place dans l’espace médiatique français. « Depuis la fin de la guerre froide, le point de vue russe est ignoré, déplore Ivan Ehrel, porte-parole de Sputnik France. On fait comme s’il n’existait pas. On constate quand même, il faut le dire, un certain manque de pluralisme dans le paysage médiatique français. Nous, on est là pour apporter une vision différente. »

    Loin de la déontologie occidentale. Être objectif n’est pas une priorité de ces médias, le but est d’influencer. « C’est la nouvelle ère du journalisme honnête, où on ne cache pas ces positions et ces intentions. Ça s’appelle post-mainstream », dit Dmitri Kisselev dirigeant de l’agence et Rossia Segodnia dont Sputnik fait partie, lors d’un forum médiatique en Russie, en mai 2016. Et la radio le dit ouvertement sur Google « Actualités, Prises de position, radio. »


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