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    A la Une : après la polémique sur la colonisation, Emmanuel Macron s'explique dans Le Figaro

    AFP

    L'ancien ministre de l'Economie a parlé, mardi en Algérie, de la colonisation comme d'un « crime contre l'Humanité », y ajoutant la nécessité, selon lui, de présenter « nos excuses à l’égard de celles et ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes ». Levée de boucliers à droite, à l'extrême-droite. Pour Emmanuel Macron, « cette polé­mique dit beaucoup de l’état dans lequel la France s’enferme : une espèce de passion mauvaise pour l’Histoire, qui consiste à n’en voir qu’une partie. Je ne suis ni dans la repentance ni dans le refoulé »

    « Pour la droite et l’extrême droite, pointe l'historien Benjamin Stora dans Libération, l’histoire de France doit être prise comme un bloc. Mais à vouloir faire ça, on finirait par dire qu’il ne s’est rien passé sous Vichy ou sous la Révolution française, comme le massacre des Vendéens ! C’est une lecture à géométrie variable. »
     
    « La France est aujourd’hui bloquée par les passions tristes de son histoire, martèle Emmanuel Macron dans Le Figaro ». « Nous devons réconcilier des mémoires fracturées : celle des harkis, celle des pieds-noirs, celle des Français d’origine algérienne, celle des binationaux. »
     
    Cela passait-il par l'utilisation des termes « crime contre l'Humanité »? « C’est une vieille question, résume l'historien Benjamin Stora. Pendant la guerre d’Algérie, déjà, il y avait toute une série d’arguments avancés par des avocats, principalement ceux du FLN, mais aussi par l’historien Pierre Vidal-Naquet. Michel Rocard parlait de crime contre l’humanité parce que certains paysans sont morts de faim. »
     
    « Mais quelle mouche a piqué Macron ? » se demande Le Parisien - Aujourd'hui en France.
     
    « Officiellement, les proches de Macron défendent son droit à briser des tabous, raconte la journaliste. Mais, selon d’autres, il s’agirait surtout d’un « loupé », qui a d’ailleurs contraint le candidat à publier hier une vidéo pour s’excuser auprès des anciens combattants. » « Il cherche les voix des quartiers, où il voit que Benoît Hamon est populaire. Il fait du clientélisme ! » maugrée un responsable socialiste dans Le Parisien.
     
    « Dans sa campagne qui se veut au-dessus des clivages partisans entre droite et gauche, Emmanuel Macron vient de faire son premier gros faux pas, estime La Voix du Nord. C'était le plus sûr moyen de rouvrir en France les blessures d'une histoire tragique dont les témoins n'ont jamais fait leur deuil malgré le demi-siècle qui s'est écoulé. »
     
    « Beaucoup, note le Journal de la Haute-Marne, se sont cassé les dents par le passé sur le thème de la colonisation. Entre excuses sans le dire et mise en avant des progrès qu'elle aurait. Un exercice d'équilibriste, pour le candidat d'En marche ou pour d'autres, qui malheureusement ne redonne pas toujours confiance dans la parole politique et l'affirmation de solides convictions. »
     
    A la Une également : les très chères conférences privées de Monsieur Fillon
     
    C'est Libération qui en fait état ce matin, alors que la majeure partie des éditorialistes français s'interroge sur le maintien du candidat de droite après l'annonce de la poursuite de l'enquête préliminaire par le parquet national financier. Le quotidien de gauche détaille les prises de parole de l'ancien Premier ministre depuis 2013. Ici, au Kazakhstan ; Là, en Russie ou au Qatar. De « petits arrangements, certes légaux mais moralement discutables », pense Libération. Ils auraient en tout cas rapporté entre 140 000 et 210 000 euros à la société 2F dont François Fillon est l'unique associé.
     
    « En plein débat sur la transparence politique, Benoît Hamon a choisi de tout dire », affirme Le Parisien-Aujourd'hui en France
     
    Le candidat du parti socialiste anticipe la publication obligatoire de sa déclaration de patrimoine. Benoît Hamon est propriétaire de deux appartements : l’un acheté en 2006 pour 112 000 €, l’autre acquis en 2016 et évalué à 700 000 €, dont il possède très précisément « 46,14 % ». L'élu des Yvelines a souscrit un prêt de 580 348 € pour le financer avec sa compagne, cadre dans le groupe de luxe LVMH. Son équipe se défend d'une réponse à l'affaire Fillon mais elle a annoncé, dans le même temps, une série de propositions qui entrent en résonnance avec les révélations du Canard Enchaîné.
     
    Il y a cinq ans, le renseignement américain s'intéressait de près à la campagne électorale en France.
     
    Libération et Mediapart ont travaillé sur un document de sept pages, révélé par l'organisation Wikileaks, qui détaille une commande faite par la CIA à la NSA - l'agence chargée des écoutes, dont le nom a été popularisé par les révélations d'Edward Snowden. Il s'agit, selon Libé, « d'une liste de courses un peu particulière », une trentaine de questions du bureau Europe de la CIA pour les grandes oreilles de la NSA. Questions sur les stratégies électorales du l'UMP, du PS, du FN ; sur les relations entre Nicolas Sarkozy et ses proches collaborateurs, pour analyser la confiance du président sortant d'alors sur sa capacité à rempiler pour un nouveau mandat ; sur les éventuels divisions au sein de la droite française ; ou encore sur ce que pensaient les différents candidats sur la crise de la zone Euro, leur point de vue sur les Etats-Unis etc.
     
    Objectif notamment nous dit Libération : permettre à ses analystes « d’évaluer le paysage politique français postélectoral et l’impact potentiel sur les relations Etats-Unis-France, et aux principaux décideurs américains de s’y préparer. »
     
    « Alors que beaucoup s’inquiètent d’une possible ingérence étrangère dans la campagne de 2017, le document montre également que, déjà en 2012, les élections françaises faisaient l’objet d’une demande de surveillance extrêmement vaste des hommes et partis politiques du pays », analyse Mediapart. « Le document ne précise pas, poursuit Libération, si la tentative de piratage de l’Elysée en 2012 aurait pu s’inscrire dans cette campagne d’espionnage initiée par la NSA à la demande de la CIA. » Début avril 2013 ce programme ne faisait en tout cas « plus partie des priorités du renseignement extérieur américain pour ce qui est de la France ».
     
    Qu'en est-il aujourd'hui, à un peu plus de deux mois de l'échéance présidentielle ? Difficile à dire.
     
    En tout cas, les politiques se mettent à la messagerie cryptée nous apprend Le Parisien. « Redoutant les cyberespions, ils sont de plus en plus nombreux à utiliser sur leur smartphone les conversations secrètes sur Telegram. Une messagerie sécurisée très prisée par… les djihadistes. » Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron, Benoît Hamon et François Fillon l'utilisent. « Ces dernières semaines, certaines interceptions de messages auraient pu être délicates », sourit un élu de droite dans Le Parisien...

     

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