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    Bill Gates prône un impôt sur les robots

    Une usine de robots à Shanghai, en Chine. Reuters/Aly Song

    Bill Gates, le fondateur de Microsoft, a créé la surprise ce week-end en se déclarant favorable à une taxe sur les robots pour financer des emplois à la personne.

    C'est dans une interview au site américain Quartz que Bill Gates s'est fait l'avocat d'un impôt nouveau sur les robots. Son argument : l'automatisation, irrémédiable et extrêmement rapide, est dangereuse pour l'équilibre de nos sociétés. Car dans la foulée des emplois massivement détruits, il y a aussi des gisements de cotisations sociales qui s'évanouissent du jour au lendemain. L'ancien patron de Microsoft devenu philanthrope à temps plein suggère donc de taxer les robots.

    Le meilleur moyen d'après lui pour d'une part ralentir le mouvement, donner ainsi un peu de temps aux sociétés afin qu'elles s'adaptent à ce phénomène inéluctable. Et c'est aussi la meilleure solution pour faire rentrer de l'argent dans les caisses publiques. Pour financer par exemple des emplois à la personne. Dans la santé, l'éducation, les services aux personnes âgées, des secteurs où la demande est de plus en plus forte et où l'intervention humaine demeure bien efficace que celle de la machine.

    C'est en partie l'argumentaire déployé par Benoît Hamon, le candidat socialiste à l'élection présidentielle.
     
    Effectivement, l'un comme l'autre ne croit pas que la théorie de la destruction créatrice avancée par Joseph Schumpeter s'applique au numérique. D'après cet économiste autrichien, les innovations détruisent des emplois tout en en créant des nouveaux. L'automobile a par exemple tué le métier de maréchal-ferrant, la France en comptait un million au début du 20e siècle, il y en a environ 1 500 aujourd'hui, et pendant ce temps-là des millions et des millions d'emplois ont été générés dans les industries mécaniques.
     
    Mais cette fois c'est « différent » et seul l'Etat est en mesure d'y remédier. Cette opinion va de soi pour un social-démocrate français mais c'est aussi celle que vient d'adopter le milliardaire américain Bill Gates. Ce pragmatique est convaincu que la puissance publique est la mieux placée pour gérer les conséquences sociales de la robotisation.
     
    Pour le moment ces propositions iconoclastes peinent à convaincre la classe politique.
     
    On l'a vu la semaine dernière au parlement européen. Les eurodéputés se sont prononcés en faveur d'un encadrement juridique de l'activité des robots mais ils ont voté contre la taxe proposée par la représentante du Luxembourg, Mady Delvaux. Dans son rapport sur l'évolution du modèle social européen à l'ère de la robotisation, cette élue membre du camp social-démocrate tire la sonnette d'alarme : le salarié du supermarché, comme son employeur, cotise aujourd'hui pour financer son chômage le jour où il sera remplacé par une machine, et après-demain que vont devenir les régimes sociaux ? Face au péril, pourquoi pas une taxe et pourquoi pas un revenu universel suggère-t-elle ? Benoît Hamon convaincu par ses arguments en a fait l'un de ces thèmes de campagne.
     
    Aux Etats-Unis Donald Trump semble plus préoccupé par les méfaits de la globalisation que par ceux de la robotisation.
     
    Pourtant aujourd'hui les tueurs d'emplois ne sont plus les travailleurs chinois ou mexicains, mais les robots. D'ailleurs les entreprises qui ont fait allégeance au nouveau chef de la maison blanche en annonçant des investissements record dans leurs usines américaines vont surtout privilégier la robotisation des ateliers.


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