GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Vendredi 19 Juillet
Samedi 20 Juillet
Dimanche 21 Juillet
Lundi 22 Juillet
Aujourd'hui
Mercredi 24 Juillet
Jeudi 25 Juillet
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Urgent

    La majorité des députés LREM a voté pour, mais 52 d'entre eux se sont abstenus et surtout 9 ont voté contre le texte. L'ensemble de la gauche s'est prononcée contre. LR et UDI-Indépendants se sont en majorité opposés au texte.

    Léonard She Okitundu: en RDC, «il n’y a rien qui bloque»

    Léonard She Okitundu. .youtube.com

    En RDC, près de deux mois après l’accord du 31 décembre, il n’y a toujours pas de gouvernement de transition. Il est vrai que le décès d’Etienne Tshisekedi, qui est survenu le 1er février dernier, n’arrange rien. Mais le pouvoir n’est-il pas en train de jouer la montre ? Léonard She Okitundu est actuellement le vice-Premier ministre et le ministre congolais des Affaires étrangères. De passage à Paris, ce lundi 20 février, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

    RFI : Près de deux mois après l’accord du 31 décembre, toujours pas de gouvernement de transition. Qu’est-ce qui bloque ?

    Léonard She Okitundu : Il n’y a rien qui bloque. Le Comité national de suivi, qui devait être présidé d’ailleurs par le président Tshisekedi, était déjà conclu. Il restait un seul point, c’était la modalité de désignation du Premier ministre. Là, il y avait une divergence, c’est que pour l’opposition, le chef de l’Etat n’avait qu’un pouvoir d’entérinement du choix fait par le président du Comité national de suivi. C’est là qu’il y avait une grande divergence parce que nous avons pris l’engagement pour la nomination, le président qui nomme doit choisir. C’est ça l’entendement de la Constitution. Alors avant de trouver un compromis sur cette divergence, c’est à ce moment-là que le président Tshisekedi est décédé. Vous savez le culte dû aux morts chez nous, l’hommage à rendre à cette haute personnalité. C’est pour cela que la Conférence épiscopale congolaise [Cenco] a proposé la suspension des discussions en entendant l’enterrement du président Tshisekedi.

    Selon d’accord du 31 décembre, c’est l’opposition qui présente un Premier ministre, et ensuite le président qui ratifie ce choix en nommant ce Premier ministre. Pourquoi ne voulez-vous pas respecter ce point de l’accord ?

    Nous, ce que nous voulons, c’est qu’effectivement le Premier ministre provienne de l’opposition, mais on doit proposer trois, quatre noms au chef de l’Etat. Mais pas un seul nom. Sinon alors, ce serait l’opposition qui nommerait le Premier ministre.

    Donc il y a toujours blocage en fait ?

    Non, il n’y a pas un blocage. Sans révéler plusieurs entretiens que j’ai eus avec Félix Tshisekedi, je crois que lui-même était en train de prendre en considération nos remarques. Et vous savez, on est partis à dix noms de propositions. Après on est arrivés à cinq, maintenant trois. Je crois que c’est le minimum incompressible pour que chacun sauve la face. Le chef de l’Etat nomme, et l’opposition propose.

    Selon l’accord du 31 décembre, les prisonniers politiques doivent être libérés. L’ONU en a recensé 167. Et à l’heure qu’il est, seuls 4 d’entre eux ont été relâchés ?

    Sur cette question des prisonniers politiques, il y a à boire et à manger. Ce nombre, à mon avis, me paraît exagéré.

    Et les poursuites judiciaires contre Moïse Katumbi qui est actuellement en exil ? Quand vont-elles cesser ?

    Là franchement, moi j’estime qu’il faut laisser cette question à la justice. Mais indépendamment de cela aussi, la question de Moïse Katumbi a été clairement mentionnée dans l’accord. On a laissé à la Conférence épiscopale nationale congolaise de continuer à discuter avec le nouveau gouvernement pour trouver une solution au cas Moïse Katumbi. Moi, je ne désespère pas.

    Selon l’accord du 31 décembre, toutes les radios, qui avaient été fermées par mesures administratives, devaient être rouvertes dans les quinze jours. Ce n’est pas le cas. Et à l’heure qu’il est, RFI est toujours coupée à Kinshasa.

    Pour RFI effectivement, parce que je suis à RFI ici, c’est une question qui est à mon avis regrettable. Moi, ce que je sais, c’est qu’il y a quand même des discussions qui continuent, et que nécessairement un compromis sera trouvé. Moi ce que je veux dire à ce propos, c’est que RFI a subi ce traitement dans un contexte assez particulier où il y avait une tension terrible dans la ville de Kinshasa.

    Oui, mais c’était le 5 novembre ?

    Oui, tout à fait. Le 5 novembre et ça a continué jusque début janvier. Moi, je pense qu’en tout cas, nous allons œuvrer à tout prix pour que cette situation trouve un dénouement le plus tôt possible afin que les Kinois reprennent l’habitude d’écouter RFI normalement.

    Et vous aussi ?

    Et moi, personnellement, parce qu’effectivement, c’est mon pain quotidien (rires).

    En fait, depuis le 31 décembre, aucun point de l’accord n’est mis en œuvre, même les mesures qui ne devaient pas faire l’objet d’un arrangement particulier. Est-ce que cet accord ne risque pas de rester lettre morte ?

    Non, c’est en cours. Je crois que beaucoup de problèmes vont trouver leur solution lorsqu’on va conclure l’arrangement particulier. C’est pour cette raison qu’il ne faut pas lier l’enterrement du président Tshisekedi à la conclusion de l’accord.

    Malgré la mort d’Etienne Tshisekedi, l’opposition souhaite que les négociations avancent très vite. Est-ce que finalement, en mettant en avant la mort de Tshisekedi, vous n’êtes pas plus tshisekediste que les proches de Tshisekedi ?

    Non, pas du tout. Qui a proposé la suspension des discussions ? C’est quand même la Conférence épiscopale nationale congolaise.

    Après d’Etienne Tshisekedi, il n’y a plus de patriarche à la tête de l’opposition. Est-ce que vous n’êtes pas tenté de jouer sur les rivalités nouvelles au sein de l’opposition pour faire retarder toutes les mesures d’application de l’accord ?

    Non, bien au contraire. Et là, nous ne portons aucune responsabilité. Mais le grand problème que nous constatons maintenant, c’est que c’est au sein de l’opposition que le problème se pose : d’abord pour la désignation du président du Conseil national de suivi, c’est un problème ; déjà pour le Conseil des sages, ils ont un sérieux problème ; et même pour la désignation du nom du Premier ministre à la nomination du chef de l’Etat, là maintenant on sent qu’il y a des divergences profondes. On sent [Raphaël] Katebe Katoto qui ne cache plus ses intentions d’être Premier ministre, le frère de Katumbi. Lui se propose candidat. Il y a d’autres candidats aussi qui vont se prononcer bientôt. Alors là, c’est au sein de l’opposition aujourd’hui qu’il y a des problèmes à régler.

    Et du coup, vous allez tenter d’en profiter pour faire retarder tout le calendrier ?

    Je vous assure que cette situation ne nous arrange pas parce que moi qui suis ministre des Affaires étrangères, je suis très bien placé pour le dire, je crois que ce que les partenaires aujourd’hui attendent, et dieu sait si on a besoin de partenaires dans les circonstances actuelles, la formation de ce gouvernement de large union nationale. Ça nous permettra de régler beaucoup de problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui, notamment la dégringolade actuellement du franc congolais. Savez-vous que ça a une répercussion terrible sur le pouvoir d’achat de la population ? Donc on ne peut pas tenir longtemps.

    L’accord du 31 décembre prévoit que la présidentielle se tiendra avant la fin de cette année. Est-ce que ce point de l’accord sera respecté ?

    A notre avis, oui. Pour qu’il y ait élection, il faut de la détermination du corps électoral. Et aujourd’hui, cette opération de la révision du fichier électoral est en cours. Cela veut dire que d’ici le mois de juillet, je crois que le corps électoral sera déterminé.

    Et est-ce que conformément à l’accord, le président Joseph Kabila ne fera pas modifier la Constitution et quittera bien le pouvoir d’ici la fin de cette année ?

    Alors franchement, on fait un très mauvais procès au chef de l’Etat. Si on avait voulu modifier la Constitution, on aurait fait comme tous les pays voisins l’ont fait. Donc cette question aujourd’hui, elle n’est pas à l’ordre du jour. Je peux vous rassurer.

    Depuis au moins le 9 février, il y a des affrontements sanglants dans la province du Kassaï-Central entre l’armée et la milice Kamwina Nsapu. Les Nations unies, la Monusco, dénonce un usage disproportionné de la force par les Forces armées de RDC (FARDC) ?

    C’est vrai. Il y a un gros problème auquel on est confrontés, mais ces groupes politico-mystico-religieux constituent aujourd’hui un vrai danger. Il ne faudra pas que la République soit laxiste par rapport à ces groupes parce sinon ça va faire boule de neige.

    Mais vous reconnaissez qu’il y a un usage disproportionné de la force par les FARDC ?

    C’est vrai, mais il faut bien comprendre : parfois, la police est complètement dépassée par les évènements, vu l’attitude qu’adoptent ceux que nous sommes censés pouvoir réprimer. Parfois, cet usage disproportionné à des conséquences extrêmement graves. Donc notre police et nos forces armées doivent être sensibilisées sur la question. Tous ceux qui ont commis des actes qui sont inacceptables, répréhensibles doivent subir la rigueur de la loi.


    Sur le même sujet

    • RDC

      RDC: pour le gouvernement, la vidéo du massacre au Kasaï est un «montage»

      En savoir plus

    • Afrique presse

      RDC: enjeux politiques autour des funérailles d'Etienne Tshisekedi

      En savoir plus

    • RDC

      RDC: qui pour succéder à Etienne Tshisekedi à la tête du CNSA ?

      En savoir plus

    • RDC

      RDC: la communauté internationale inquiète de «l'impasse» dans le dialogue

      En savoir plus

    • RDC

      RDC: polémique autour du financement des élections

      En savoir plus

    • RDC

      RDC: la Monusco présente son rôle pour les élections, mais attend un calendrier

      En savoir plus

    • Appels sur l'actualité

      [Vos réactions] Polémiques autour des obsèques d'Etienne Tshisekedi

      En savoir plus

    • Invité Afrique

      Léonard She Okitundu (RDC): probable report de l’élection présidentielle en RDC

      En savoir plus

    Prochaine émission

    RCA, des lenteurs malgré des progrès dans l’application de l’Accord de paix

    RCA, des lenteurs malgré des progrès dans l’application de l’Accord de paix
    En RCA, comment expliquer les tensions dans la classe politique ? Comment le gouvernement perçoit-il la mise en œuvre de l’Accord de paix de Khartoum ? Ange-Maxime Kazagui, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, répond aux questions (…)
    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.