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    Cacao: l’Etat ivoirien va payer cher l’imprudence des exportateurs locaux

    Graines de cacao. Flickr/Giulian Frisoni

    La Côte d’Ivoire lance un audit de la filière cacao : les planteurs ne trouvent plus d’acheteurs pour leurs fèves, les exportateurs locaux avaient parié sur une hausse des cours, qui se sont effondrés.

    C’est l’heure du bilan pour la filière cacao en Côte d’Ivoire, après des mois de chute des cours mondiaux. Les planteurs sont en colère : ils n’arrivent plus à vendre les fèves au prix garanti en début de campagne. La récolte est bien supérieure aux prévisions, elle atteindra peut-être 1,8 million de tonnes, un record, l’inverse de la campagne précédente. C’est ce que n’avaient pas prévu les exportateurs ivoiriens, ils avaient spéculé à la hausse des cours.

    Ces opérateurs locaux, contrairement aux grands groupes internationaux, n’ont pas les moyens de s’arbitrer sur le marché à terme et ils doivent vendre moins cher que leurs grands concurrents pour être compétitifs. Or ils n’avaient pas fixé le prix de revente des fèves qu’ils s’étaient engagés à exporter. La chute des cours sur le marché de Londres, accentuée par une dégringolade de la livre sterling, a piégé ces petits exportateurs, qui à eux seuls devaient prendre en charge 30% de la production ivoirienne.

    Aujourd’hui qu’ils font défaut, les planteurs restent avec le cacao sur les bras. Et le Conseil du café cacao va devoir payer l’imprudence des exportateurs locaux, peut-être 100 millions d’euros. L’organisme d’Etat qui gère la filière n’avait pas besoin de cela, il perd déjà sans doute autant d’argent sur la partie de la production cacaoyère qui n’est pas vendue par anticipation, mais pendant la récolte, et dont le prix s’est effondré.

    Normalement, le fonds de garantie accumulé pendant les bonnes années devrait permettre de faire face. Mais la note pour l’Etat ivoirien est salée. Le gouvernement, qui doit aussi gérer la grogne des planteurs, lance un audit de la filière. Des réformes du système sont déjà envisagées pour éviter que les exportateurs locaux ne soient plus à l’avenir contraints de spéculer pour survivre, au point de mettre en danger toute la filière.


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