GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Lundi 10 Décembre
Mardi 11 Décembre
Mercredi 12 Décembre
Jeudi 13 Décembre
Aujourd'hui
Samedi 15 Décembre
Dimanche 16 Décembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos

    Alain Gomis - Fatoumata Chérif - Laurent Pokou

    Denise Epoté. © RFI

    Comme chaque dimanche, Denise Epoté a sélectionné trois têtes d’affiche avec Assane Diop. Au programme cette semaine, Alain Gomis, l’étoile montante du cinéma sénégalais, Fatoumata Chérif, blogueuse et activiste guinéenne et Laurent Pokou, footballeur ivoirien décédé.

    Assane Diop : votre première sélection nous vient du Septième art. Le réalisateur franco-sénégalais Alain Gomis est en compétition officielle au Fespaco avec son dernier opus Félicité, qui vient d'obtenir l'Ours d'argent au Festival international de Berlin. Un beau présage pour Ouagadougou.

    Absolument, et c'est mon sixième sens qui me le dit Assane. Pour cette étoile  montante du Septième art sénégalais, l'histoire pourrait se répéter à l'occasion de cette 25e édition du Fespaco. En 2013, pour son film Tey, il repartait de Ouagadougou avec deux prix prestigieux : l'étalon d'or de Yennenga et le prix d'interprétation masculine décerné à l'acteur Saul Williams. La même année, il remportait également  le premier prix des Trophées francophones du cinéma dont la première édition se tenait à Dakar.

    Le quatrième long métrage de ce quadra, qui ne quitte jamais ses longues tresses nouées dans le dos, confirme son  talent de réalisateur et de scénariste. Quinze jours après avoir été sacré à la Berlinale, festival où les cinémas du Sud font rarement l'unanimité, Alain Gomis revient à Ouagadougou avec Félicité, portait d'une mère courage comme savent l'être les mamas en République démocratique du Congo. Des rocs qui restent debout malgré les aléas de la vie. Véro Tsanda Beya incarne une majestueuse Félicité dans la ville de Kinshasa, elle-même tout aussi présente à l'écran. Si le 4 mars 2017, il remportait un nouvel étalon d'or, Alain Gomis du haut de ses 45 ans aurait une filmographie aussi riche que celle du Malien Souleymane Cissé, seul réalisateur à avoir obtenu deux fois l'étalon d'or de Yenanga en 1979 pour Baara et en 1983 pour Finye.

    Votre deuxième tête d'affiche est la blogueuse guinéenne Fatoumata Chérif. Cette activiste s'est fixé un défi de taille : lutter contre l'insalubrité à Conakry, aux rues envahies de déchets. Un engagement citoyen qui n'est pas du goût de tout le monde mais qui a le mérite de sensibiliser la population.

    En pédagogie, Assane, il n'y a que la répétition qui compte et c'est sans aucun doute ce qui motive Fatoumata Chérif. Les selfies qu'elle prend à longueur de journée dans les quartiers de Conakry et qui enregistrent sur la toile des milliers de vues finiront bien par pousser les habitants des quartiers indexés à se mobiliser pour débarrasser les rues engorgées de déchets de toute sorte. Chaque jour, la capitale guinéenne dont la population est de 3,5 millions d'habitants produit 1000 tonnes de déchets. Fatoumata Chérif n'est pas qu'une blogueuse-activiste, elle dirige également l'Ong « Femme pouvoir et développement » au sein de laquelle elle promeut la paix afin de prévenir les conflits en Afrique de l'Ouest. Son  engagement lui a valu d'être classée parmi les femmes leaders d'exception en 2016. Pour lutter contre l'insalubrité dans les capitales africaines, il faudrait cloner Fatoumata Chérif avec son blog « selfie déchet ». Sur les 25 villes les plus sales dans le monde, 16 sont africaines. Mesdames et Messieurs  les maires, il est urgent d'agir !

    Le sport ivoirien est en deuil. Vous avez choisi comme dernière tête d'affiche le  footballeur ivoirien Laurent Pokou qui s'est éteint fin 2016 et qui a été inhumé samedi 25 février dans son village natal de Tiassalé, au nord de la Côte d'Ivoire.

    De son nom complet Laurent Ndri Pokou. Il est décédé à Cocody à l'âge de 69 ans. Ce condisciple de Platini et du Roi Pelé, qui avait fini par le convaincre d'embrasser une  carrière de footballeur professionel, est considéré comme le meilleur joueur de l'histoire du football africain. Sa carrière débute à Abidjan en 1957, dans le célèbre club de la capitale économique, l'Asec d'Abidjan. Sa carrière professionnelle en France n'aura duré que quatre ans, malgré tout, au Stade rennais et à l'AS Nancy Lorraine personne n'a oublié ce dribleur et buteur spectaculaire. A deux reprises en 1970 et 1973 il remporta le Ballon d'or africain. Longtemps considéré comme le meilleur buteur en phase finale de la CAN, il faudra attendre l'année 2008 pour que son record soit battu par le camerounais Samuel Eto'o. Laurent Pokou avait rangé ses crampons d'attaquant en 1980 pour embrasser la carrière d'entraîneur. Pour les ivoiriens qui lui ont rendu un vibrant hommage national, Laurent pokou était le meilleur joueur africain du siècle ! L'heure n'étant pas à la polémique, je leur concède volontiers cette pointe de chauvinisme.


    Sur le même sujet

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.