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    Michel Sapin en Iran pour libérer les flux bancaires

    La visite de Michel Sapin (photo) juste après celle de Jean-Marc Ayrault indique bien l'importance que le gouvernement accorde à ce grand marché iranien. ERIC PIERMONT / AFP

    Michel Sapin le ministre français de l'Economie sera en Iran ce week-end avec une mission bien précise : débloquer les flux financiers entre Paris et Téhéran.

     

    Les entreprises françaises qui veulent investir en Iran, qui ont des projets déjà avancés doivent ronger leur frein, faute du soutien des banques françaises. Ces dernières ont encore trop peur du gendarme américain pour s'aventurer en Iran. Seules la Wormser et Delubac, deux banques françaises de taille moyenne, proposent leurs services aux entreprises exportatrices après avoir été fermement sollicitées par les services de Bercy.
     
    Mais elles ne peuvent pas répondre à tous les besoins de financements des groupes du CAC 40 aujourd'hui actifs en Iran. PSA Peugeot a eu recours à une banque italienne pour sa joint-venture avec le constructeur automobile Khodro. Airbus a fait appel à une société de leasing du Moyen-Orient pour assurer l'ingénierie financière. Vinci qui est candidat pour l'aéroport d'Ispahan, Alstom qui pourrait construire le tram de Téhéran font partie des sociétés qui sont suspendues au voyage de Michel Sapin.
     
    Car la réalisation de leur contrat dépend de l'obtention de prêt public.
     
    Et pour le moment le Trésor n'a pas eu le feu vert de son opérateur financier Natixis. L'équipe de Michel Sapin doit donc trouver des solutions techniques rapides pour dégeler les opérations. Le directeur de Tracfin, la cellule qui traque l'argent illicite, est du voyage également, il va rencontrer son homologue iranien. Leur objectif : sortir l'Iran de la liste noire des pays finançant le terrorisme défini par le groupe d'action financière qui regroupe 37 pays, dont les Etats-Unis.
     
    Cette mesure détendrait les banques françaises et leur permettrait de travailler enfin avec leurs homologues iraniennes qui ne demandent pas mieux. Trois d'entre elles ont renforcé leurs bureaux parisiens. Tejarat a par exemple indiqué qu'elle peut désormais effectuer les transactions entre la France et l'Iran pour le compte des entreprises françaises.
     
    La visite de Michel Sapin intervient un mois après celle du ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault.
     
    Jean-Marc Ayrault était à Téhéran pour inaugurer le tout nouveau centre français des affaires. Ces deux visites à intervalle rapproché indiquent bien l'importance que le gouvernement accorde à ce grand marché iranien. Où se pressent des étrangers du monde entier. Si les banques françaises ratent le coche, d'autres sont déjà là pour soutenir leurs champions nationaux. En provenance de la Chine ou de la Russie, en passant par la Corée, l'Allemagne ou l'Autriche, des banques se précipitent pour ouvrir des bureaux sur place et pour signer des accords avec les autorités iraniennes.

    Le retour des établissements financiers étrangers a-t-il déjà des retombées concrètes pour l'économie iranienne ?

     

    L'économie iranienne a bien rebondi après l'accord sur le nucléaire mais surtout grâce aux exportations de pétrole qui ont doublé. L’ouverture économique promise par le président Rouhani ne s’est toujours pas matérialisée. A cause précisément de la peur des représailles américaines qui paralysent encore beaucoup de monde. Total, il y a quelques jours a annoncé le gel de son projet d'investissement dans le plus grand champ gazier au monde, celui de South Pars. Le pétrolier français suspend sa participation à l'attitude de Donald Trump. Son projet sera finalisé si et seulement si le président américain ne remet pas en cause la levée des sanctions prévues dans l'accord de janvier 2016.

     


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