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    Le charbon en Afrique du Sud a-t-il un avenir ?

    Une mine de charbon à ciel ouvert en Afrique du Sud. Getty images:Galloimages/Richard du Toit

    Quel avenir pour le charbon sud-africain ? Il en a été question en février dernier lors du Mining Indaba, la plus importante rencontre de l'industrie minière du continent africain. Une rencontre qui a lieu chaque année dans la ville du Cap. L'Afrique du Sud est le 7e producteur mondial de charbon. Mais les cours mondiaux sont en baisse. Et lors de la dernière conférence sur le climat qui s'est tenue à Paris, il y a 2 ans, l'Afrique du Sud s'est engagée à réduire sa dépendance au charbon pour faire baisser son émission de CO2.

    L'Afrique du Sud produit plus de 250 millions de tonnes de charbon chaque année depuis quasiment 10 ans. Une production qui ne cesse d'augmenter. Plus de la moitié est consommé localement pour produire de l'énergie. 81 % de l'électricité du pays provient de centrale à charbon.

    Le gouvernement dit vouloir réduire sa dépendance au charbon. Pretoria s'est notamment engagé à réduire ses émissions de CO2 de plus de 40% d'ici 2025. Mais pour l'analyste minier Peter Major, le pays n'en a pas les moyens. « Il n'y a absolument aucun signe que le gouvernement va réduire son utilisation de charbon. Au pire, il va garder la même pendant les prochains 20 à 30 ans, dit-il. « Si le gouvernement décide de construire des centrales nucléaires, il n'aura plus besoin d'autant de charbon, il réduira leur consommation peu à peu. Mais il aura certainement encore besoin de charbon pendant 20 ans, 30 ans... Et il en aura autant besoin de la même quantité qu'aujourd'hui. »

    Opportunités

    D'ailleurs deux nouvelles centrales - parmi les plus grosses au monde - Medupi et Kusile sont en cour de constructions. Et dans les mois qui viennent le gouvernement doit lancer deux appels d'offre pour plusieurs millions de tonnes de charbon pour ces centrales. L'exploitation de nouveaux gisements dans le Waterberg and Soutpansberg doit également commencer prochainement. Une opportunité idéale pour de jeunes entrepreneurs noirs qui veulent se lancer dans l'industrie.

    « Clairement, le charbon est un marché plus facile à accéder pour les juniors, les petites entreprises minières, parce que le ticket d'entrée est moins cher, déclare Tebello Chabana de la Chambre sud-africaine des Mines. Il s'agit de mines à ciel ouvert où l'investissement est moins lourd. Et surtout, dans tout pays qui a une activité minière, les juniors jouent un rôle essentiel, car ils sont à la recherche du moindre gisement, même les plus petits. Ce sont eux qui font l'exploration, puis les majors, les grosses boîtes reprennent les droits, les permis et développent l'activité. Donc, ils sont essentiels, ce sont eux qui démarrent les gisements. »

    Selon les estimations, l'Afrique du Sud possèderait 53 milliards de tonnes de charbon ; de quoi tenir 200 ans au rythme de production actuel.


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