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    Après une très belle année, le blé russe va s'exporter davantage

    La production céréalière en Russie a augmenté d'un tiers au cours des sept dernières années pour atteindre 119 millions de tonnes en 2016. Getty Images

    La Russie est devenue en 2016 le premier pays exportateur de blé au monde. Les pays de la mer Noire, Russie et l'Ukraine font désormais mieux que les exportateurs historiques comme les Etats-Unis et la France.

    La Russie a exporté 25 millions de tonnes de blé en 2016, soit 14 % de plus qu’en 2015. Et pour la campagne en cours, les exportations devraient atteindre 29 millions de tonnes, soit 4 millions de tonnes de plus que l’ensemble de l’Union européenne.
    Toutes céréales confondues, les exportations prévues sur la campagne 2016/2017 sont évaluées entre 35 et 37 millions de tonnes contre 33,9 millions en 2015/2016.

    La production céréalière en Russie a augmenté d’un tiers au cours des sept dernières années pour atteindre 119 millions de tonnes en 2016. La Russie a ainsi atteint l’autosuffisance en céréales. Dans le sud du pays, sur le pourtour de la mer Noire, d’anciennes exploitations agricoles sont en train d’être reconstruites et les rendements sont meilleurs. Les fermes utilisent de nouveaux silos à grains améliorant les conditions de stockage.

    Les raisons du succès de l’exportation du blé russe

    D’après Andrei Morev, directeur général de A8 Praktika, une agence russe spécialisée, le transbordement dans les ports russes se passent mieux ; le volume de leur capacité qui est déjà de 45 millions de tonnes devrait s’accroître avec la reconstruction des terminaux céréaliers. Toutefois, selon Michel Portier, patron du cabinet Agritel, le prix de l’acheminement du silo au bateau coûte encore très cher, 15 dollars la tonne contre 5 dollars en France.

    La dépréciation du rouble explique également le succès du blé russe à l’export. Le principal importateur de blé russe est l’Égypte, mais il se vend bien également en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, ainsi qu’au Nigeria ou au Bangladesh.
    Les pays du pourtour de la mer Noire produisent un blé de qualité apprécié par les pays consommateurs de pain. Ainsi la Russie et la Roumanie se partagent 95 % des achats de blé égyptien.

    La production a également augmenté en Ukraine. Russie et Ukraine produisent à elles deux 25 % du blé mondial, contre 6 % il y a dix ans. Pour Pierre Danon, vice-président d’Agrogénération, dans les 5 ans, la Russie et l’Ukraine ensemble devraient devenir de façon pérenne le premier exportateur mondial. Ces deux pays bénéficient de terre noire très fertile, immense et sous exploitées, et d’une faible démographie, qui fait que tous les gains de production vont à l’export.

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