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    La chute des cours du cacao et ses conséquences sur les producteurs ivoiriens

    Des dockers empilent des sacs de cacao dans le port d'Abidjan. Reuters/Luc Gnago

    La filière française du commerce équitable s’inquiète de l’avenir des petits producteurs de cacao, suite à la forte chute des cours mondiaux de l’or brun. Le prix sur le marché international a baissé d’au moins 30% ces derniers mois. Une situation qui peut être à l’origine de tensions dans les régions de grande production, notamment en Côte d’Ivoire.

    Les marchés de Londres et de New York déterminent directement ce que touchent les producteurs de cacao. Une baisse des cours s’accompagne donc d’un appauvrissement des paysans. En Côte d’Ivoire, l’Etat a prévu un système de régulation, précise Christophe Eberhart, co-fondateur de la société coopérative française Ethiquable : « La Côte d’Ivoire maintient un prix minimum garanti au producteur, qui aujourd’hui est de 1 100 francs CFA le kilo. Ce qui permet au producteur d’avoir un prix stable. C’est finalement quelque chose de très important pour un producteur, peut-être plus que d’avoir un prix important c’est d’avoir un prix stable. Toute la question est de savoir maintenant qu’on est entre deux récoltes, juste avant la petite récolte en Côte d’Ivoire, est-ce que le prix minimum va pouvoir se maintenir si cette baisse du cours international perdure ? »    

    Les traders, maîtres du jeu

    Ethiquable travaille en Côte d’Ivoire avec une coopérative de petits producteurs de cacao bio de Tiassalé, au nord d'Abidjan. Ils perçoivent un prix garanti et stable de 1 800 francs CFA le kilo, mais ils représentent une infime partie de la production ivoirienne. Le 9 mars, le prix du cacao à la bourse de Londres est tombé à 1 192 francs CFA (1,82 euro) le kilo, alors que le prix de vente à l'exportation imposé par le Conseil café-cacao de Côte d’Ivoire est de 1 850 francs CFA (2,80 euros). Ce qui fait qu’environ 350 000 tonnes de fèves n’avaient pas encore trouvé d’acheteurs fin février. Selon Christophe Eberhart, cette situation est difficile à expliquer à un producteur : « La plupart des analystes mettent en avant un déséquilibre entre offre et demande puisqu’il y a eu une bonne production en Côte d’Ivoire et comme la production mondiale n’a pas fortement évolué, on a semble-t-il 200 000 tonnes d’excédents. Mais ce petit excédent génère une réaction exagérée du marché. »

    De la spéculation donc à la baisse et les producteurs n’ont rien à dire, déplore Christophe Auguste Douka, président du syndicat des planteurs ivoiriens de cacao, qui s’en prend aussi à la gestion de la filière par les pouvoirs publics de son pays : « Les conséquences sont déjà là, visibles, puisque depuis la mi-novembre (2016) les producteurs ont donné leur cacao pour exportation et n’ont pas reçu en retour leur argent. Ça se ressent aujourd’hui au niveau de leur santé, il y a beaucoup de malades. Où se trouve l’argent de la Réserve de prudence ? Nous n’avons pas de réponse et c’est la fuite en avant. »  

    Si le prix du cacao reste bas sur le marché international, il y aura des conséquences à moyen terme sur la qualité des fèves, selon les chocolatiers, mais les producteurs, notamment ivoiriens, ne partagent pas cet avis. Ils estiment être les otages d’« un mécanisme vicieux » qui se joue entre les traders et tous les autres intermédiaires entre les producteurs et les chocolatiers. 


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