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    Contrôler des robots par la pensée

    Équipé d'une tablette en guise de visage, le robot peut exprimer des émotions. ©MITCSAIL)

    La robotisation de la société, dans les usines notamment. C'est un phénomène de plus en plus pris en compte, même par certains candidats à l'élection présidentielle française. Mais travailler tous les jours côté à côte avec les robots, ce n'est pas encore pour demain, même si les progrès en la matière sont fulgurants. Une équipe du prestigieux MIT, le Massachusetts institute of technology, est même en train de travailler sur un système de contrôle par la pensée.

    Aujourd'hui, un robot dans l'industrie c'est un engin assez basique : il est programmé pour faire une tache simple, une seule, qu'il répétera jusqu'à ce que casse s'ensuive : on a tous en tête ces images de gigantesques machines sur les chaînes de montage, dans l'automobile par exemple.

    Ces robots sont efficaces, mais ils ont un problème : ils sont hyper spécialisés et donc pas très polyvalents. Comment faire pour en concevoir un susceptible d'être utilisé pour plusieurs missions, et surtout pour qu'ils les accomplissent sans erreur ?
     
    Une des pistes étudiées, c'est celle du très à la mode deep-learning,  la technique de l'apprentissage, que l'on a par exemple vu à l'œuvre lorsque l'ordinateur AlphaGo a battu le champion du monde de jeu de Go, un jeu pourtant réputé comme trop « humain » pour que les machines y prennent un jour le dessus sur l'homme.
     
    Le principe de cette méthode de programmation est assez simple à comprendre. Il faut tout d'abord fournir à l'ordinateur une grande base de données : dans l'exemple du jeu de go, elle va inclure les règles, les coups possibles, et un très grand nombre de parties enregistrées. La deuxième étape, c'est de le faire jouer. Il perdra la première partie, changera sa stratégie en conséquence, rejouera, perdra une nouvelle fois, s'améliorera encore une fois.
     
    Mais dans le monde de l'industrie, on ne peut pas se permettre d'avoir un système d'essais et d'échecs. Dès lors, comment faire comprendre à un robot qu'il est en train de réaliser une erreur avant même qu'il ne la commette ? La solution proposée par les chercheurs du Massachusetts institute of technolgy, le MIT, c'est de faire appel à un humain et à un électro-encéphalogramme.
     
    L'expérience qu'ils ont réalisée se déroule ainsi : un robot doit ranger deux types d'objets différents dans des boîtes. Face à lui, une personne a revêtu un casque avec des électrodes. Si le robot range le bon objet dans la bonne boîte, rien ne se passe. En revanche, s'il en saisit un, et commence à bouger son bras dans la mauvaise direction, le casque détecte dans le cerveau de la personne un signal électrique réflexe : on appelle ces signaux des potentiels d'erreur. Le système envoie alors au robot un message lui disant qu'il fait une erreur, et ce dernier peut la corriger avant même d'avoir fini son geste. Les résultats sont assez prometteurs puisque ce dispositif a fonctionné 7 fois sur 10 en laboratoire.
     
    Avec cette méthode, on peut ainsi envisager de parfaire la programmation de robots industriels, pour qu'ils effectuent des tâches plus complexes, même s'il faudra encore quelques années pour que tout soit réellement au point.
     
    Si vous avez des remarques ou des questions, vous pouvez nous écrire nouvelles.technologies@rfi.fr

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