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    Brexit: l'Ecosse veut son indépendance pour sauver son économie

    En appelant à un nouveau référendum sur l’indépendance avant que Theresa May ne déclenche l’ouverture des négociations du Brexit, le Premier ministre écossais Nicola Sturgeon a surtout réussi un joli coup politique pour peser sur ces futures négociations. REUTERS/Toby Melville

    Les Écossais sont une nouvelle fois appelés aux urnes pour se prononcer sur leur indépendance. Nicola Sturgeon, la chef indépendantiste du gouvernement d’Édimbourg veut un référendum, car elle estime que le Brexit menace l’économie écossaise.

    Si le Brexit s’avère hard, c’est-à-dire avec un retrait du marché unique et de l’union douanière, comme Theresa May l’a annoncé, les exportations vers l’Union européenne des produits phares de l’Écosse, le whisky, le saumon ou encore le bœuf ou l’agneau, vont certainement en pâtir. Mais ce que Nicola Sturgeon se garde bien d’évoquer, c’est l’autre péril, celui qui menace l’industrie agroalimentaire d’une Écosse indépendante.

    Le Royaume-Uni est son principal partenaire commercial. En valeur, les échanges sont quatre fois plus importants qu’avec l’Union européenne. Si le référendum a lieu et si le « oui » l’emporte, Londres pourrait être tenté d’imposer des barrières douanières, administratives aux produits écossais et pénaliser lourdement un secteur qui compte aujourd’hui dans l’économie bien plus que le pétrole de la mer du Nord. 

    Les richesses en hydrocarbures ont longtemps été présentées comme un atout par les partisans de l’indépendance de l’Écosse
     
    C’était encore le cas au moment du référendum de 2014. Le baril de pétrole valait alors une centaine de dollars, c’est sur cette base que les indépendantistes ont construit leur futur budget. Mais maintenant le brut vaut deux fois moins. Les revenus du pétrole extrait en mer du Nord sont en chute libre depuis 2011, dans la foulée les recettes fiscales se sont effondrées.

    Et cela a fait exploser le déficit public écossais. Il représente 9 % du produit national pour l’exercice 2015/2016. C’est deux fois plus que le déficit britannique. Le Brexit menace l’économie écossaise, mais l’indépendance aussi !
     
    Et quelle serait la future monnaie d’une Écosse indépendante ?
     
    Pour l’instant le SNP ne s’est pas prononcé là-dessus. Battre sa propre monnaie permettrait à l’Écosse de faire de la dévaluation pour rester compétitive et donc de pallier les défaillances de l’industrie pétrolière. Mais cela représente un coût élevé pour les ménages, car la dévaluation génère de l’inflation.

    En 2014, les indépendantistes pensaient pouvoir conserver la livre, une option qui paraissait peu crédible aux yeux des unionistes. La question monétaire on le voit est très délicate. Nicola Sturgeon n’a pas précisé sa pensée sur le sujet. En appelant à un nouveau référendum sur l’indépendance avant que Theresa May ne déclenche l’ouverture des négociations du Brexit le Premier ministre écossais a surtout réussi un joli coup politique pour peser sur ces futures négociations.
     
    Car les Écossais sont très europhiles, 62 % d’entre eux ont voté pour le maintien dans l’Union européenne
     
    Ce oui massif à l’Europe ne garantit pas une adhésion automatique à l’Union européenne s’ils quittent le Royaume-Uni. Nicola Sturgeon dit avoir reçu des assurances de la part de Bruxelles sur un accès facilité au marché unique. Mais l’entrée de l’Écosse dans l’Union européenne est une autre paire de manches.

    Sa candidature devra être approuvée par tous les États membres, ce qui est loin d’être acquis. On voit mal les pays soumis à des forces centrifuges indépendantistes comme la Belgique ou l’Espagne donner facilement leur feu vert.

     


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