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    Adama Barrow, président gambien: «Nous avons signé un traité de sécurité avec le Sénégal»

    Le président gambien Adama Barrow à la sortie du Palais de l'Elysée au terme de son entretien avec le président français François Hollande. Paris, le 15 mars 2017. REUTERS/Benoit Tessier

    Pour sa première visite en Europe, le nouveau président gambien Adama Barrow a choisi la France, où il a été reçu mercredi 15 mars par le président Hollande. Le héros de la jeune démocratie gambienne craint-il un mauvais coup de la part des nostalgiques de Yahya Jammeh ? Est-il pour ou contre un procès de Yahya Jammeh, qui est actuellement réfugié en Guinée équatoriale ? Le nouveau chef de l'Etat gambien répond aux questions de RFI.

    RFI : Monsieur le président, pour votre sécurité et pour celle de la jeune démocratie gambienne il y a actuellement quelque 500 soldats de la Cédéao, mais ils doivent partir dans deux mois. Est-ce que ce n’est pas trop tôt ?

    Adama Barrow : C'est trop tôt. 500, ce n’est pas beaucoup. C'est pourquoi nous avons signé le traité de sécurité avec le Sénégal. Nous demandons au Sénégal de nous envoyer plus de soldats, des milliers de soldats, pour assurer notre sécurité.

    Et souhaitez-vous que ces soldats sénégalais restent longtemps, peut-être un an, peut-être deux ans ?

    Nous voulons qu’ils restent aussi longtemps que ce sera nécessaire.

    Le palais présidentiel de Banjul a été sécurisé par les forces de la Cédéao et pourtant vous n’y êtes pas installé. Y-a-t-il encore à Banjul et dans le fief de Kanilaï des partisans armés de l’ancien président Yahya Jammeh qui sont menaçants ?

    Tous les arsenaux militaires sont sous le contrôle de la Cédéao. Le palais présidentiel a besoin d’être rénové, ce que nous sommes en train de faire. Le gouvernement chinois nous a offert son aide. Des que ce sera terminé, je vais m’installer au palais présidentiel.

    Mais tout de même, monsieur le président, si vous souhaitez l’aide militaire de votre voisin sénégalais c’est peut-être parce que vous craignez une tentative de coup de la part des nostalgiques de monsieur Yahya Jammeh ?

    22 ans, c'est long. Il a encore de l'influence. Il a des amis en Gambie. Nous avons besoin des Sénégalais pour stabiliser la situation. Pour que nous puissions réformer et former nos forces armées. C'est très important. Et nous ne pourrons pas le faire si la sécurité est insuffisante.

    La semaine dernière le président de la commission de la Cédéao, Marcel de Souza, a affirmé sur RFI que la déclaration faite par la communauté internationale le 21 janvier dernier pour convaincre Yahya Jammeh de partir n’avait aucune valeur juridique et ne lui accordait aucune immunité. Du coup, les victimes de l’ancien régime peuvent-elles espérer qu’un jour Yahya Jammeh devra répondre de ses actes devant la justice de votre pays ?

    Justice sera faite. La loi s’applique à tous. Personne n'est au-dessus des lois. Nous avons rétabli l’état de droit. Et il vaut pour ceux qui ont commis ces crimes. Cela ne fait que commencer.

    Y compris pour Yahya Jammeh ?

    C'est pourquoi je vous ai dit que personne n'est au-dessus de la loi. C’est pareil pour tout le monde. Nous ne voulons pas d’une « Ferme des Animaux » où certains animaux sont plus égaux que d'autres !

    En décembre 2004 Deyda Hydara, directeur du journal The Point et correspondant de l’Agence France Presse, a été assassiné à Banjul. Aujourd’hui sa famille demande justice. Est-ce qu’on saura un jour qui a commandité ce crime ?

    Nous le saurons un jour. Nous le saurons bientôt. Mais nous avons besoin d'un soutien international. Nous avons même demandé l’aide des Américains. Pour que nous puissions faire toute la lumière dans cette affaire. Justice sera faite. Nous ne connaîtrons pas la paix si justice n’est pas faite.

    Spécifiquement, qu’attendez-vous des Américains ?

    Leur expertise dans le domaine du renseignement.

    Pour votre premier voyage à l’étranger vous êtes allé au Sénégal. Concrètement, quelles mesures de confiance envisagez-vous entre vos deux pays ? Vous avez déjà parlé de la signature d’un accord sécuritaire, mais peut-on envisager, par exemple, la construction d’un pont sur l’axe Kaolack-Zinguinchor ?

    Nous avons signé des accords sur la pêche, sur la sécurité. Le pont, sa construction se poursuit, parce que nous croyons que c’est très important. La communication, c’est très important pour le développement. C’est donc très important pour nous de construire ce pont. C'est important pour le Sénégal. C'est important pour la Gambie.

    D’ici combien de temps, monsieur le président ?

    Le travail se poursuit. Nous comprenons son importance. Donc, certainement très bientôt, il sera terminé. Ça ne prendra pas plus de deux ans, je crois.

    Et peut-on envisager une lutte efficace contre le trafic de bois précieux entre vos deux pays ?

    J'en ai discuté avec Macky Sall. Nous devons encadrer ce commerce. Si quelqu’un souhaite acheter ou vendre, il faut qu’il puisse le faire légalement. Nous voulons que ce commerce soit légalisé.

    Longtemps l’ancien régime de Yahya Jammeh a soutenu les rebelles casamançais du MFDC contre le régime de Dakar. Quelle va être votre politique sur ce dossier ?

    Notre position, c’est que nous voulons la paix en Afrique, nous voulons la paix dans notre région, nous voulons la paix au Sénégal. Nous sommes voisins. Nous sommes un pays. Tout ce qui se passe au Sénégal affecte la Gambie. Tout ce qui se passe en Gambie affecte le Sénégal. Nous nous engageons donc à assurer la paix en Casamance. La paix en Casamance est fondamentale. C'est important et je pense que nous sommes prêts à participer à ce processus.

    Donc le soutien au MFDC c’est terminé ?

    Personne ne soutiendra la rébellion dans aucun pays sous mon régime. Nous voulons la paix. Sans paix, nous ne pouvons pas nous développer. La paix est donc très importante en Casamance.

    Selon la Constitution vous pouvez rester cinq ans au pouvoir, mais vous avez promis de ne rester que trois ans. Est-ce que vous allez tenir votre promesse ?

    J’ai parlé de trois ans. Mon mandat constitutionnel est de cinq ans. Nous avons du travail à faire. Nous verrons bien dans trois ans si nous avons accompli ce que nous voulions faire ou non.

    Donc vous vous déciderez dans trois ans ?

    C’est possible.

    (Les propos du président gambien sont traduits par Michel Arseneault)


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