GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mardi 14 Novembre
Mercredi 15 Novembre
Jeudi 16 Novembre
Vendredi 17 Novembre
Aujourd'hui
Dimanche 19 Novembre
Lundi 20 Novembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos

    Ahmad, président de la CAF - Gianni Infantino, président de la FIFA

    Ahmad (G), le nouveau président élu de la Confédération africaine de football (CAF) et Gianni Infantino (D), président de la FIFA. Montage/RFI

    Il était depuis 2003 président de la fédération de football de Madagascar. Depuis jeudi 16 mars, Ahmad a été élu, à 57 ans, président de la Confédération africaine de football (CAF). Il est ce vendredi l'invité de RFI ainsi que Gianni Infantino, le président de la FIFA,  auquel beaucoup ont prêté un rôle de soutien à Ahmad dans sa campagne pour prendre la tête de la CAF.

    Ahmad, nouveau président élu de la Confédération africaine de football (CAF)

    Il était depuis 2003 Président de la fédération de football de Madagascar mais depuis hier, Ahmad a été élu, à 57 ans, président de la Confédération africaine de football (CAF). Un mandat de quatre ans. Le Malgache a battu Issa Hayatou par 34 voix contre 20 lors de l'Assemblée des présidents de fédérations africaines de football à Addis Abeba. Le Camerounais était au pouvoir depuis 1988. Sa chute est une énorme surprise dans le monde du football et du sport africain... Nous recevons ce matin celui qui l'a donc détrôné à la surprise générale. Ahmad, le nouveau Président de la CAF répond aux questions de Christophe Jousset.

    RFI : Président Ahmad, vous êtes désormais président de la CAF et l’ampleur de votre victoire - 34 voix à 20 - en a surpris beaucoup. Est-ce que vous êtes vous-même surpris par ce score ?

    Ahmad : Honnêtement je vous le dis, je l’avais toujours annoncé, je n’étais pas surpris. Mais par contre, c’est vrai, pendant les votes j’avais eu tellement peur ! Je croyais même que j’allais perdre à un moment donné.

    Vous êtes passé par toutes les émotions ?

    Ça oui. C’est une évidence.

    Et pourtant la politique vous connaissez. Vous savez ce qu’est une élection. Est-ce que ce moment a été l’un des plus forts de votre vie ?

    Je pense, oui. Je pense sincèrement.

    La campagne électorale vous connaissez également. Vous avez été ministre, vous êtes sénateur… Est-ce que vous diriez que cette campagne a été dure, ou au contraire, digne ?

    A la fois dure par rapport à la logistique au niveau de l’Afrique. Le transport aérien c’est compliqué. Parfois pour joindre deux pays en Afrique je suis obligé de monter vers l’Europe - vers Paris - pour revenir. Mais par contre, ça m’a permis aussi de voir beaucoup de choses. Et c’est ce que j’ai dit, un président de la CAF, je crois qu’il faut qu’il ait les possibilités et l’énergie de voyager pour soutenir ses fédérations dans le cadre du développement.

    Mais dans ce qui a été dit pendant cette campagne, est-ce qu’il y a des choses que vous auriez préféré ne pas entendre ?

    Non. En politique, vous ramassez toujours tout. Mais ce que je n’ai pas compris pour certains, c’est que j’ai l’ai toujours dit, Bac+7, 57 ans, tout le parcours que j’ai fait dans ma vie, on me disait toujours que sans expérience, non. C’est trop.

    Est-ce que votre victoire est aussi pour vous le signe d’un ras-le-bol de la longue période de règne d’Issa Hayatou ?

    Non, c’est un signe de changement. Voilà ce que je peux dire. C’est un signe de changement, une alternance. Et ce que j’ai apprécié aujourd’hui c’est que j’ai été fier en tant qu’Africain de la victoire de la démocratie.

    Issa Hayatou a dit à la fin de l’Assemblée générale : « Je ferai tout pour vous aider ». Allez-vous saisir cette main ?

    Sûrement. Comme je vous ai toujours dit, j’ai été élevé par mes grands-parents, j’ai une culture arabo-islamique qui prévaut le respect des aînés. Donc il m’a saisi cette opportunité, je vais la saisir !

    Quelles sont les premières mesures que vous allez prendre ?

    Il faut que j’entre à la maison pour savoir ce qu’il y a là-dedans. Après… Mais en tout cas, quoi qu’il en soit, je l’ai toujours annoncé, c’est un principe, ce n’est pas que je doute de quoi que ce soit, c’est un principe, un audit financier et essayer de mettre en place l’institution.

    La CAN, bien entendu tout le monde y pense. Vous allez consulter pour savoir si on maintient cette programmation ?

    Comme je vous ai dit, il y aura une large consultation pour tout ce qui touche la CAF, pour qu’on puisse aller de l’avant, pour qu’on puisse améliorer ce qui ne va pas bien. Et à ce moment-là, lorsqu’on remplace quelqu’un vous devez être toujours meilleur. Garder ce qui est bon pendant sa gestion et essayer d’écouter les autres - les critiques surtout - pour améliorer ce qui n’allait pas très bien.

    Vous avez dit : « Je ne ferai pas plus de trois mandats à la CAF ».

    Je ne ferai pas plus de deux mandats en tant que président de la CAF. Je prenais déjà en compte mon mandat en tant que membre du Comité exécutif.

    Donc jusqu’en 2025 ?

    Si Dieu le veut.

    Gianni Infantino le président de la FIFA

    Gianni Infantino, le président de la FIFA qui a assisté à cette Assemblée générale élective à Addis-Abeba est notre deuxième invité. Beaucoup lui ont prêté un rôle de soutien à Ahmad dans cette campagne. La CAF de Issa Hayatou ne l'avait pas soutenu lorsqu'Infantino briguait la présidence de la FIFA l'an passé. Mais le Suisse réfute l'idée d'une revanche. Il est interrogé par David Kalfa.

    Gianni Infantino : Bien sûr que non, bien sûr que non… Ça n’a rien à voir. Quand il y a une élection, les gens décident – c’est démocratique – qui ils veulent soutenir. Après, une fois que tu es élu, tu es président de 211 associations nationales, dont 54 et bientôt 55 africaines. Depuis le premier jour j’ai travaillé main dans la main avec la CAF et avec toutes les fédérations africaines et d’ailleurs toutes les autres associations du monde. Donc c’est un processus tout à fait normal. C’est un jour important pour la CAF, c’est le processus démocratique qui est comme ça. Donc en ce moment, il faut tout d’abord féliciter, bien sûr, Ahmad qui a été élu à la présidence de la CAF et remercier, exprimer notre admiration pour tout ce que Monsieur Hayatou a fait durant ses 29 ans de présidence à la CAF.

    Est-ce qu’on peut parler de changement d’air, selon vous ? Vingt-neuf années c’est une longue période ?

    Vingt-neuf années, c’est bien sûr une longue période. Mais c’était aussi les décisions du Congrès de la CAF toujours, qui ont fait que le président Hayatou était réélu. Il a fait son travail, il a fait avancer l’Afrique. Et puis maintenant ça change, mais il n’y a rien de dramatique à ça.

    Vous connaissez un peu le nouveau président élu. Qu’est-ce que vous pensez de lui ? Est-ce que vous êtes impatient de travailler avec lui ?

    Oui, je suis impatient de travailler avec lui. Je connais le nouveau président depuis un certain temps déjà. C’est un passionné de football. C’est quelqu’un qui travaille dans le football avec corps et âme - comme on dit - et donc je suis sûr qu’il va être une bonne intégration dans notre équipe.

    Les relations entre la FIFA et la CAF étaient peut-être un petit peu plus tendues dernièrement. Est-ce que vous pensez que ça va contribuer à apaiser les relations entre les deux institutions ?

    Mais non, les relations ne sont pas tendues. C’est normal quand il y a des personnes qui parlent, qu’on discute, qu’on débatte... On ne peut pas toujours être d’accord dans le monde entier, avec tout le monde surtout. L’important c’est qu’on puisse en débattre et avec la CAF on a toujours eu des débats ouverts, francs et sains. Et d’ailleurs toutes les réformes qu’on a pu mettre en place et tous les nouveaux programmes qu’on a pu mettre en place c’est aussi grâce à la CAF.

    Gianni Infantino: «Depuis le premier jour j'ai travaillé la main dans la main avec la CAF et toutes les fédérations africaines» 17/03/2017 Écouter


    Sur le même sujet

    • Ahmad: « Ma victoire est un signe de changement à la CAF »

      En savoir plus

    • Invité Afrique soir

      Ahmad à la tête de la CAF: un vote sanction contre Issa Hayatou

      En savoir plus

    • Football / FIFA / CAF

      Gianni Infantino: «Je suis impatient de travailler avec Ahmad»

      En savoir plus

    • Radio foot internationale

      Gianni Infantino propose une Coupe du monde à 48 pour 2026

      En savoir plus

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.