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    Accord migratoire Union européenne -Turquie: quel bilan un an après?

    Camp de réfugiés de l'île de Chios, en Grèce, le 16 mars 2017. REUTERS/Alkis Konstantinidis

    Le 20 mars 2016, l’Union européenne et la Turquie signaient un accord pour trouver une solution à la crise migratoire. Quel bilan peut être fait de cet accord et quelle est la situation dans les camps d'accueil des migrants ?

    En 2016, 182 500 migrants sont arrivés par la mer en Grèce. C’est une diminution des deux tiers par rapport à l’année précédente. Ce sont les chiffres de l’agence Frontex, chargée des frontières extérieures de l’Union européenne. Depuis l’accord, réfugiés et migrants risquent d’être renvoyés en Turquie s’ils n’obtiennent pas l’asile en Grèce. L’effet dissuasif revendiqué par les signataires a donc en quelque sorte fonctionné. Le Commissaire européen en charge des questions migratoires, Dimitris Avramopoulos, a récemment souligné que si l’accord n’avait pas fonctionné, « deux millions de personnes seraient passées en Europe. »

    De nombreuses critiques se fon entendre

    Un des piliers de l’accord était le renvoi « rapide » des migrants et réfugiés en Turquie. Or en un an, selon l’organisation non gouvernementale grecque Solidarity Now, seulement près de 800 personnes ont repris le bateau ou l’avion dans le sens inverse. La procédure est longue et le service d’asile est débordé. Résultat, le volet soi-disant « humanitaire » de l’accord ne fonctionne pas. Rappelons qu'il consistait à envoyer un Syrien de la Turquie vers l’Union européenne pour chaque Syrien renvoyé en Turquie depuis la Grèce.

    La notion de pays tiers sûr mise en question

    Selon l’accord, si les demandeurs d’asile peuvent être renvoyés en Turquie, c’est parce que c’est un pays sûr pour eux. Or pour beaucoup d’associations de défense des droits de l’homme, la Turquie n’offre pas une protection suffisante aux réfugiés, voir pire. Selon Amnesty International par exemple, le service d’asile turc n’est pas équipé et les recherches de l’ONG ont montré que le pays pratique les « pushbacks », c’est à dire le renvoi de demandeurs d’asile vers leurs pays en guerre, parfois sous la violence.

    Les conditions d’accueil en Grèce également mises en question

    L’accord a, en quelque sorte, transformé les îles de l’est de la mer Egée en prison à ciel ouvert. Elle accueillent plus de 15 000 personnes qui attendent une réponse à leur demande d’asile. Dans certains camps, réfugiés et migrants ont passé l’hiver dans des petites tentes, avec enfants et personnes âgées les pieds dans la boue. Selon plusieurs ONG, cinq personnes seraient décédées en cuisinant ou en essayant de se chauffer avec les moyens du bord. Pour fuir, ils ne leurs restent que les routes illégales. Cette semaine, Amnesty International, Médecins sans frontières, Médecins du monde et différentes ONG locales ont appelé à ne pas détourner les yeux de ce qui se passe aux frontières de l’Europe. Si les images des réfugiés sont moins nombreuses, en sous-terrain, le trafic d’être humain florit à nouveau en Grèce.

    Cinq personnes sont mortes cet hiver au camp de réfugiés de Moria, sur l'île de Lesbos. AFP


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