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    A la Une: Hayatou, la chute

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    Le long règne du Camerounais Issa Hayatou a pris fin hier, jeudi, en Ethiopie. Il a été battu par le président de la Fédération malgache de football, Ahmad Ahmad, par 34 voix contre 20. Et partout en Afrique, la nouvelle est accueillie comme un coup de tonnerre.
    Comment cet ancien ministre malgache des Sports puis de la Pêche a-t-il été sacré nouveau patron du foot africain ? Un très anonyme « membre d’une fédération africaine » confie au quotidien Sport 11 que Gianni Infantino, président de la Fifa, la Fédération internationale de football, « le soutenait officieusement ».
    Pour quelle raison, ce présumé renfort ? Parce qu’Hayatou « avait soutenu le cheikh Salman Ibrahim al-Khalifa lors de l’élection à la présidence de la Fifa l’an dernier », énonce, en France, le quotidien sportif L’Equipe. Alors, s’il est un pays qui se réjouit vivement de la chute d’Issa Hayatou, c’est bien le Togo. « Enfin, une autre figure à la tête de la CAF !, clame Ici Lomé. Après 7 mandats à la tête de la CAF, les délégués ont décidé de donner une retraite à Issa Hayatou, même si ce dernier ne le voulait pas ».

    Comme le souligne le quotidien togolais Forum, la défaite d’Issa Hayatou est « vue à Lomé comme une délivrance pour le football africain ».

    Togo-CAF : la mémoire dans la peau

    Les Togolais ont en effet la mémoire longue. Et se souviennent de l’attaque contre le bus de l’équipe nationale lors de la CAN 2010 en Angola. Meurtrier mitraillage des Eperviers qui aurait à tout le moins pu valoir ne serait-ce qu’un geste de compassion de la part de la CAF. Mais le show devait avancer. Et Forum se souvient de la « sanction infligée par Issa Hayatou au Togo en janvier 2010, alors que la délégation togolaise venait de se faire mitrailler par les rebelles du FLEC dans l’enclave de Cabinda ». Désormais, le « public sportif togolais » nourrit l’espoir que les relations du pays avec la CAF se « normalisent » avec le bureau d’Ahmad Ahmad, espère ce quotidien.

    L’avis de Guinée News est moins tranché. Issa Hayatou « vient de recevoir un coup de poignard dans le dos, estime ce site Internet guinéen. Le désaveu est on ne peut plus cinglant. En toutes les ironies, c’est un presqu’inconnu qui l’a battu. Le président de la fédération malgache de football n’est pas un foudre de guerre connu, loin s’en faut, mais un aventurier quelconque dans le domaine du football », énonce Guinée News.

    C’est ainsi, soupire L’Infodrome, « le pouvoir, ça use! Le Prince de Garoua l'aura appris à ses dépens ». Et le « baobab » Issa Hayatou est tombé ! Il faut dire que les « scandales à répétition ont fait le vide autour de lui, complète ce confrère en ligne. Les dirigeants de sa génération, en tête Blatter, ont été emportés par des affaires sombres. Le fait d'avoir passé plus de 28 ans à la tête de la CAF a poussé la majorité des fédérations à tenter du neuf ».

    CAF : bruit de casseroles

    Résultat, une « aube nouvelle se lève donc à la tête de la CAF, veut croire Afriquinfos. Issa Hayatou rentre certes dans l’histoire du football mondial, mais a été contraint (à) une retraite anticipée dans la gouvernance sportive en Afrique. Presque un échec pour ce conquérant sportif ».

    Enfin au Sénégal, c’est à un stagiaire de la rédaction du quotidien EnQuête qu’est revenue la charge de traiter ce coup de théâtre. Et il s’en est fort bien sorti, puisque, sur la foi de dépêches d’agences, ce peut-être futur confrère a osé mettre les pieds dans le plat en rappelant qu’Issa Hayatou avait « reçu un blâme du CIO » pour avoir « perçu de l'argent de la société de marketing ISL, en charge du marketing de la Fifa et disparue dans une faillite retentissante en 2001 », qu’il était un « personnage controversé », et qu’il avait été « soupçonné » d'avoir « reçu de l'argent en échange d'un soutien au Qatar pour l'obtention du Mondial-2022 » ! Toutefois, complète EnQuête, l’intéressé a « toujours rejeté ces accusations ».

    Et oui, présage au Burkina Faso L’Observateur Paalga, Issa Hayatou doit à présent craindre que ses « nombreuses casseroles fassent plus de bruit que jamais avec les procédures contentieuses dans lesquelles il est englué, notamment cette histoire de droits de retransmission des compétitions de la CAF «abusivement attribués» à Lagardère Sports », prévient ce quotidien ouagalais.

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