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    Faso soap et l’espoir de prévenir le paludisme à moindre coût

    Gérard Niyondiko et Franck Langevin, devant les locaux de La Fabrique, un incubateur de l"entrepreneuriat au Burkina Faso. ©RFI

    Où en est le projet de production d’un savon répulsif contre les moustiques qui transmettent le paludisme à l’homme ? En 2013, Moctar Dembélé et Gérard Niyondiko, deux étudiants de l’Institut d’ingénierie de l’eau et de l’environnement de Ouagadougou, ont gagné le 1er prix à la Global Social Venture Competition à l’université de Berkeley en Californie. Le premier poursuit aujourd’hui ses études, le second travaille sur la concrétisation du projet.

    Le projet Faso soap a pour ambition de mettre au point un moyen bon marché de lutter contre le paludisme. Un savon capable de protéger de repousser les moustiques pendant 6 heures après son utilisation, Gérard Niyondiko, fondateur responsable R & D (recherche et développement) de Faso soap : « Ce n’est pas encore sur le marché, on est toujours dans la phase de développement de ce produit, on fait des tests dans différents laboratoires à Ouagadougou et en France. Nous avons déjà défini les formules que nous allons intégrer dans le savon. Pour le moment, on est en train de développer les prototypes de ce savon, en intégrant les mélanges répulsifs qu’on a définis. »

    Viser des coûts de production les plus bas possible
     
    Un savon à base de karité et de citronnelle, des plantes que l’on trouve au Burkina Faso et ailleurs en Afrique, mais pas seulement. « La grande majorité des matières que nous utilisons pour fabriquer cette sauce répulsive se trouve au Burkina, mais il y en a d’autres que l’on ne trouve pas localement, que nous sommes en train d’expérimenter pour voir comment on peut les introduire ici, dans la logique de minimiser au plus bas les coûts de production. »
     
    Avoir une idée est une chose, la concrétiser en est une autre, explique le fondateur responsable R&D du projet Faso soap : « C’est vrai qu’il y a beaucoup de personnes qui se sont intéressées à ce que nous avons fait, mais quand on leur présentait la réalité des choses, il y en avait quasiment pas prêtes à prendre le risque pour nous aider à la recherche au développement de ce produit ; ça a été un frein. »
     
    La frilosité des investisseurs malgré l’attractivité du projet 
     
    Les investisseurs intéressés n’ont pas voulu financer la recherche pour un produit qui n’existait pas encore. Il a donc fallu recourir au financement participatif ou crowdfunding, une idée de Franck Langevin, directeur de la campagne « 100 000 vies » de Faso soap : « L’idée du crowdfunding m’est venue surtout en l’absence de fonds d’amorçage. Pour les jeunes entreprises, il y a très peu de choses ici. Il fallait donc trouver un moyen de récupérer de l’argent. C’est un succès, on a levé 70 000 euros, il y a un an. Maintenant, on peut essayer de contacter d’autres bailleurs pour avoir plus d’argent, parce qu’on a de nouveaux tests qui sont de plus en plus chers. Vu qu’on va être homologué par l’OMS (Organisation mondiale de la santé), il y a un ensemble de tests qu’on va faire qui sont relativement chers. »
     
    Si tout se déroule comme prévu, le prototype de Faso soap devrait sortir courant avril, puis suivra la phase de l’homologation du savon. Les promoteurs du projet se donnent pour objectif la fabrication d’un savon efficace contre les piqûres de moustiques et bon marché, pour qu’il soit accessible à toutes les populations qui vivent en zone impaludée. Des chercheurs évaluent le déficit de croissance économique à 1,3% chaque année, dans les pays les plus touchés par le paludisme.


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