GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 19 Octobre
Vendredi 20 Octobre
Samedi 21 Octobre
Dimanche 22 Octobre
Aujourd'hui
Mardi 24 Octobre
Mercredi 25 Octobre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • Argentine: Macri s'impose lors des législatives de mi-mandat (résultats officiels partiels)

    Cacao: les filières ébranlées par la chute des prix

    Un chargement de cacao en transit au port d'Abidjan. AFP PHOTO/ ISSOUF SANOGO

    La Côte d’Ivoire a baissé de 36% le prix du cacao payé au producteur. C’est un aveu d’échec du système mis en place il y a cinq ans.

     

    L’organisation ivoirienne de la filière cacao ne résiste pas au plongeon des cours. Le Conseil du Café-Cacao a dû se résoudre à baisser considérablement le prix au producteur pour la récolte intermédiaire. 700 francs CFA, 1,14 euro le kilo de fèves, c’est la plus basse rémunération depuis la réforme du système il y a cinq ans.
     
    Cette réforme de 2012 devait pourtant mettre les producteurs à l’abri des fluctuations des cours mondiaux du cacao. En cédant par anticipation des droits d’exportation sur 80% de la récolte, le Conseil du Café-Cacao pouvait fixer le prix au producteur pour toute la campagne sans trop de risque.

    Défaillance

    C’était sans compter la défaillance des exportateurs. Une faiblesse du système pourtant pointée dans un audit dès 2012, et qui avait déjà mis à mal la filière à la fin des années 1990. Nombre de petits exportateurs, pariant à la hausse, n’ont pas fixé leur prix de vente : ils ont prix de plein fouet la chute des cours due à l’augmentation de la production mondiale et à la dégringolade de la livre sterling.

    Pas moyen d’acheter les fèves aux planteurs. 350 000 tonnes de cacao sont restées dans les champs, près de 20% de la production annoncée pour 2016-2017. Le Conseil du Café-Cacao a dû revendre à vil prix ces tonnages. En tardant à communiquer sur ses décisions, il a aggravé la défiance des investisseurs sur les marchés financiers du cacao et accéléré la chute des cours, au plus bas depuis 10 ans.

    200 milliards de francs CFA de pertes

    L’Etat ivoirien a déjà reconnu 200 milliards de francs CFA de pertes, 300 millions d’euros. L’autorité de la filière ivoirienne annonce qu’elle veut désormais accroître son contrôle sur les intermédiaires, en s’inspirant du Ghana voisin, qui finance directement l’achat des fèves au producteur. Mais au Ghana, l’organe public qui s’en charge, le Cocobod, est lui aussi dans une mauvaise posture. Très endetté, il a déjà épuisé le montant du prêt bancaire international qui le finance et demande une rallonge.

     


    Sur le même sujet

    • Revue de presse Afrique

      A la Une: Côte d’Ivoire, la chute du cacao

      En savoir plus

    • Chronique des Matières Premières

      Cacao: L’ICCO s'installe à Abidjan en pleine déprime du marché

      En savoir plus

    • Afrique Économie

      La chute des cours du cacao et ses conséquences sur les producteurs ivoiriens

      En savoir plus

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.