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    Les festivals, un atout pour le Cap Vert, selon le président Fonseca

    Jorge Carlos Fonseca, président du Cap Vert. Presidence da República, JoPresidencia.cv

    Le développement grâce à la musique, c’est l’un des objectifs affichés par le Cap Vert. Deux festivals importants, l’Atlantic Music Expo et le Kriol Jazz ont débuté ce lundi soir, 10 avril, à Praia. La musique pour faire rentrer des devises, la musique au cœur de l’éducation, du métissage voir de la diplomatie. Il y a un an, les libéraux prenaient le pouvoir dans l’archipel, un an après la transition politique, le président du Cap vert, Jorge Carlos Fonseca est l’invité de RFI ce matin.

    RFI : Monsieur le président de la République, le Cap-Vert entre dans une semaine assez importante. Deux festivals de musique : l’AME, l'Atlantic Music Expo et le Kriol Jazz. Pourquoi ces festivals sont importants pour le Cap-Vert ?

    Jorge Carlos Fonseca : Mon pays est une musique. La musique c’est peut-être l’expression la plus importante à l’extérieur. Les Capverdiens aiment la musique. Nous avons, je crois, de grands compositeurs, interprètes. Nous avons toujours un problème de visibilité, d’expansion. Et ces événements permettent des échanges, des discussions, des débats, la présence des médias étrangers. Et tout ça facilite la diffusion de la culture capverdienne à l’extérieur.

    Et si nous pensons que dans une économie comme la capverdienne qui est une petite économie – on n’a pas de diamants, on n’a pas d’or, de pétrole – nous avons la mer, le soleil et la culture, alors je crois que la musique peut servir à beaucoup de choses, pour obtenir aussi des recettes. Au Cap-Vert il faut toujours chercher à concrétiser les utopies. L’indépendance est une utopie et nous sommes indépendants, la démocratie aussi. Alors je crois que les festivals de musique, les carnavals, tout cela constitue un atout pour l’affirmation et la survivance du Cap-Vert. Alors je suis optimiste.

    Il y a un an un nouveau Premier ministre a été nommé. Il a formé son gouvernement dans la foulée. On dit que les choses avancent petit à petit, mais est-ce que vous êtes satisfait ?

    Je crois qu’il y a un travail, il y a un effort. Mais il n’y a pas jusqu’à ce moment de grands résultats visibles. Alors comme président je stimule le Premier ministre, le gouvernement, pour renforcer le travail. Il faut accorder une attention particulière à la question du chômage, à la croissance économique, à la réduction de l’insécurité. Mais je crois que nous avons besoin de plus de temps pour faire une évaluation plus objective. Jusqu’à ce moment on doit accorder le bénéfice du doute au gouvernement, mais il faut peut-être accélérer un peu.

    Vous dites que le Cap-Vert a parfois du mal à s’exporter. Vous qui êtes souvent en Afrique, notamment pour les sommets de la Cédéao, est-ce que vous avez l’impression parfois que les chefs d’Etat africains vous regardent toujours comme le petit pays ?

    Oui, c’est vrai. Le petit pays qui essaie de donner des leçons de démocratie. Nous avons toujours ce genre de problèmes. Mais dans le sommet de l’Union africaine, dans le sommet de la Cédéao, je fais toujours le discours de liberté, de la démocratie, des Etats de droit, du respect de la Constitution. Et ça je crois que c’est important.

    Qu’est-ce qui vous inquiète aujourd’hui quand vous regardez le continent africain ?

    L’instabilité politique, le coup d’Etat, « l’intromission » des militaires au pouvoir politique. Parce que tout cela conditionne l’ambition d’une Afrique du futur, d’une Afrique de liberté, d’une Afrique d’égalité des genres, du progrès pour les peuples. Les Africains exigent, je crois, le développement politique et social aussi.

    Et peut-être laisser un peu plus de place à cette jeunesse ?

    Dans le dernier sommet de l’Union africaine le thème c’était la consécration de la jeunesse. Mais j’ai pris la parole et j’ai dit : le thème central du débat c’est la jeunesse. Et on n’a pas parlé de la jeunesse. Et j’ai proposé formellement pour 2018 un grand forum des jeunes africains pour que les jeunes Africains puissent parler de leur avenir, de leurs problèmes et qu’ils puissent même parler de ce qu’ils pensent de leurs dirigeants.

    Que vous ont répondu vos paires de l’Union africaine quand vous avez proposé ce forum sur la jeunesse ? Ils sont d’accord ?

    Le président a dit qu’il enregistrait ma demande.

    Le Cap-Vert est un pays métis absolu. Le racisme est un tabou en Afrique. Est-ce que vous trouvez que l’Afrique de l’Ouest notamment ne regarde pas assez sa créolité ?

    Nous sommes un pays créole. Le Cap-Vert est pourvu d’un profond métissage. Nous sommes mandingues, nous sommes juifs, nous sommes portugais, nous sommes wolofs, nous sommes anglais… Notre existence est une référence. C’est un exemple. Nous nous sentons bien dans la peau d’un pays de métissage. En Afrique il faut être un peu prudent. Et chez nous ce n’est pas un problème. C’est normal, c’est une force. C’est un gain de force, oui. Nous sommes petits, oui, c’est le problème. Nous sommes trop petit. Petit physiquement, mais nous sommes un pays d’une âme gigantesque.

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