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    Industries extractives en Angola et au Niger: encore trop flou selon les ONG

    Des cuves de stockage de pétrole non loin du port de Luanda, en Angola. Getty Images/Bloomberg

    Les ONG ONE, Oxfam et Sherpa ont relevé des incohérences dans les déclarations de versements effectués par Areva au Niger, et par Total en Angola.

    Areva au Niger, Total en Angola... Malgré les efforts de transparence de ces entreprises françaises sur leurs rémunérations aux États où elles ont des gisements, le flou persiste, estiment ONE, Oxfam et Sherpa. Les ONG ont relevé des incohérences qui sèment le doute.

    En 2015, Total aurait ainsi versé 100 millions d’euros de plus que ce que l’État angolais dit avoir reçu en nature, c’est-à-dire en pétrole, de l’exploitation de son plus gros gisement, le bloc 17. Mais comment s’y retrouver puisque la loi française n’impose pas de déclarer le nombre de barils qui se cachent sous cette rémunération ? Tous les soupçons sont permis, estime Laetitia Liebert, directrice de Sherpa : que Total ait essayé de diminuer son bénéfice imposable en Angola, ou que l’Angola ait détourné une partie des barils à son profit...

    Quant aux versements d’Areva au Niger, les ONG s’étonnent. Le géant français de l’uranium a versé moins d’argent à l’État nigérien en 2015 qu’en 2014 : 15 millions d’euros de moins. Au lendemain pourtant d’une renégociation du contrat, exigée par la société civile nigérienne.

    Néanmoins, l’accord de partenariat stratégique a défini un nouveau calcul des redevances, le taux varie selon la rentabilité des mines. Or cette rentabilité s’est effondrée. Mais comme le soulignent les ONG, c’est le prix rapproché sur le marché mondial, très déprimé, qui a servi de base au prix d’enlèvement de l’uranium au Niger, et non le prix plus élevé des contrats à long terme, toujours de mise entre Areva et son principal client, l’électricien français EDF.

    De plus, le coût d’exploitation des mines au Niger a également explosé dans les comptes des filiales d’Areva, ce qui a encore diminué leur rentabilité, et donc la redevance qui en dépendait. Au bout du compte, le Niger reçoit 7 % des versements d’Areva et le Kazakhstan 75 %. Pourtant ces deux États fournissent la même part d’approvisionnement en uranium au groupe français : 27 %. Areva répond que les mines kazakhes sont beaucoup plus rentables que les mines nigériennes.

    Source: Transparence des industries extractives françaises : C’est encore flou !

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