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    Les candidats à la présidentielle et l’emploi

    Les 6 millions de demandeurs d'emploi semblent désabusés. D'après un sondage de l'Ifop publié la semaine dernière, près de la moitié n'iront pas voter. PHILIPPE HUGUEN / AFP

    A 6 jours du premier tour de l’élection présidentielle, nous allons voir quelles sont les propositions des principaux candidats sur les grandes questions économiques qui préoccupent les Français.

    Le chômage est le premier souci des Français. Il touche 9,7% des actifs selon les derniers chiffres trimestriels de Pôle emploi. C'est beaucoup plus que la moyenne européenne qui est de 8%. Ce chômage de masse, structurel, installé depuis des décennies, aucun président n'a réussi à l'enrayer. A son arrivée à l'Elysée, François Hollande s'est engagé à inverser la courbe. Mission semi-accomplie, le chômage a effectivement commencé à refluer pendant toute l'année 2016 mais en chiffres bruts, il a augmenté. En 2017, il y a 600 000 inscrits de plus qu'en 2012.

    Pour sortir de cette fatalité, les candidats veulent agir sur le temps de travail

    Benoît Hamon estime que la révolution numérique épuise le gisement de l'emploi : il faut, d'après lui, travailler moins pour mieux partager le travail. Il veut favoriser les 32 heures, la semaine des 4 jours. Jean-Luc Mélenchon, le candidat de la France Insoumise - lui aussi - veut abaisser le temps de travail mais il compte surtout sur son programme de relance pour créer des emplois, entre autres publics. Tous les deux commencent par réaffirmer la prééminence des 35 heures hebdomadaire.

    Un cadre que François Fillon, le candidat des Républicains, est le seul à vouloir faire sauter. Avec lui les entreprises ou les branches seront libres de décider de la durée du travail, avec une référence aux 39 heures. Emmanuel Macron le candidat d'En marche ! croit lui aussi qu'il faut plus de souplesse pour soutenir la création d'emploi, mais il conservera le cadre légal des 35h. Marine Le Pen laissera aussi les branches en décider. Et comme Jean-Luc Mélenchon, elle abrogera la loi El Khomry qui aménage déjà la durée du travail.

    Autre ligne de fracture : l'indemnisation des chômeurs

    François Fillon pense que le système actuel, deux ans d'indemnisation pour ceux qui ont travaillé au moins 4 mois, est trop généreux et qu'il décourage la recherche ; il propose donc des allocations dégressives et des sanctions pour ceux qui ne chercheraient pas activement un emploi.

    A l'opposé, Jean-Luc Mélenchon préconise un traitement social accru en indemnisant tous les chômeurs dans le cadre de la sécurité sociale intégrale.

    Emmanuel Macron, souhaite également ouvrir les droits pour les démissionnaires, et aussi pour les travailleurs indépendants. Sans leur demander de cotiser. Emmanuel Macron implique aussi les employeurs avec un système de bonus-malus. Quand une entreprise abuse des CDD, elle s'exposera à cotiser plus pour l'assurance chômage. Il souhaite enfin que l'Etat reprenne la main sur l’Unedic, cette caisse d'indemnisation est gérée par les syndicats de salariés et de patrons.
     
    Les recettes proposées convainquent-elles les premiers concernés ?
     
    Les 6 millions de demandeurs d'emploi semblent désabusés. D'après un sondage de l'Ifop publié la semaine dernière, près de la moitié n'iront pas voter. Ceux qui se déplaceront sont tentés par Marine Le Pen. La candidate de l'extrême droite n'a pas d'objectif chiffré pour faire baisser le chômage mais avec sa taxe sur l'embauche des travailleurs étrangers et son protectionnisme général, elle parle à ses électeurs. Le choix de la politique de l'offre incarnée par François Fillon, et dans une moindre mesure par Emmanuel Macron, est celui qui repousse le plus ces électeurs meurtris.

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