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    A la Une: une présidentielle synonyme de grande inconnue

    Kiosque à journaux.

    « Lundi prochain, il sera trop tard » : c’est le grand titre du Parisien ce matin. Un titre en forme de lapalissade. En effet, il sera trop tard pour aller voter lundi prochain, puisque le premier tour aura eu lieu la veille. Un avertissement, un peu simpliste diront certains, qui s’adresse aux abstentionnistes. Ils seraient en effet 35% à ne pas vouloir aller voter, d’après les derniers sondages.

    « L’abstention risque donc d’atteindre des sommets pour une présidentielle, prévient Le Parisien, dépassant le record de 2002. Elle avait alors culminé à 28,4 %. » Avec un duel au second tour entre Jacques Chirac et Jean-Marie Le Pen. Beaucoup d’abstentionnistes potentiels donc, et beaucoup d’indécis à 5 jours du premier tour.

    Libération apostrophe les Français : « Macron, Mélenchon, Le Pen, Fillon, Hamon : vous faites quoi ? », s’exclame le journal. En effet, « sondages serrés, second tour imprévisible, stratégies multiples… Tempête sous le crâne d’un pays tout entier, toujours indécis, constate le journal, à moins d’une semaine du vote. »
    Dans son éditorial, Libération estime que « la passion pour la politique, indéniable pilier d’une indescriptible identité française, laissera des traces profondes cette année. Y aura-t-il des familles irréconciliables comme certains ont théorisé des gauches irréconciliables ? Ces traces, tout comme cette gauche morcelée qui s’écharpe sur des votes tactiques et cette droite dévastée mais plus revancharde que jamais, sont autant d’inconnues qui pèsent sur le second tour. »

    Et Libération de s’interroger : « les familles françaises sauront-elles trouver sinon l’unité, du moins les ressources nécessaires pour reprendre le dialogue ? Les partis réussiront-ils, en mai et en juin, à construire des alliances solides pour gouverner le pays ? Sauter dans l’inconnu, virer un à un les représentants d’un monde ancien comme on s’engueule avec nos parents, transformer la rage française en exigeante aspiration à faire naître un nouveau système politique : voilà au moins une base pour reconstruire, parler enfin d’avenir. »

    Le vote stratège

    Oui, « l’incertitude est totale », soupire Le Figaro. « Plus le premier tour approche, plus le suspense s’accroît. Marine Le Pen et Emmanuel Macron restent en tête du sondage quotidien pour Les Échos, avec 22 % des intentions de vote, mais sont talonnés par François Fillon, qui en recueille 21 %. À J-5, quatre candidats sont donc encore susceptibles de se qualifier pour le second tour, sans que les critères qui détermineront le choix des électeurs apparaissent clairement. D’après le sondage Odoxa pour France Info du 14 avril dernier, 17 % des votants hésiteraient encore entre Emmanuel Macron et… Jean-Luc Mélenchon. Un grand écart qui en dit long, relève Le Figaro, sur la volatilité de l’opinion publique et sur l’étonnante porosité qui s’est installée entre certaines familles politiques. »

    En fait, estime le quotidien d’opposition, « plus que jamais, les électeurs vont donc se faire stratèges. Ils ne vont pas se déterminer uniquement en fonction de leurs convictions, mais de la configuration de second tour qu’ils imaginent ; ou plutôt qu’ils redoutent. Cette notion de vote "stratège" va au-delà de celle, classique, de vote "utile". Le vote utile tranche en général entre deux candidats d’un même camp, et profite à celui qui a le plus de chances d’arriver en tête. Le vote stratège prend en compte un risque, pointe Le Figaro. Un électeur de droite qui ne croirait plus en une remontée suffisante de François Fillon d’ici à dimanche pourrait décider de voter pour Emmanuel Macron afin d’éviter un second tour entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Mais la crainte d’une même finale peut faire revenir un électeur de droite qui s’était détaché de Fillon. Inversement, un électeur de gauche qui n’avait choisi Macron qu’en raison de son avance dans les sondages peut désormais décider de jouer la carte Mélenchon. »

    Artillerie lourde...

    En effet, renchérit Sud-Ouest, « pour grand nombre d’électeurs, le choix final sera un choix par défaut. Et non un vote de conviction absolu, laissé au noyau dur des sympathisants peut-être plus enflammés que jamais. Mais, au contraire, ce sera un choix fait d’hésitation et d’incertitudes qui donnera le nom des qualifiés, au point que prétendre connaître aujourd’hui avec une totale confiance les deux finalistes est une pure fable. »

    Alors, « dans les jours qui viennent, croit savoir La Charente Libre, les quatre derniers présidentiables vont devoir séduire au-delà de leurs propres socles électoraux, éviter les erreurs et les pièges et surtout convaincre que le prochain locataire de l’Élysée pourra mettre en œuvre son programme en partant de l’adhésion initiale de moins de 20% des Français. »

    « Place à l’artillerie lourde !, s’exclame L’Union. À cinq jours du premier tour, les candidats à l’élection présidentielle ont un agenda blindé et, après avoir sonné la mobilisation générale, font feu sur leurs concurrents et adversaires pour gagner le droit au duel du second tour. »
    Oui, insiste Le Journal de la Haute-Marne, « l’inconvénient de pareille configuration est le risque d’un embrasement de la campagne. Toutes les forces, entendez tous les arguments et, parfois toutes les outrances, vont être jetées dans la bataille. »

    … ou bien halte au feu ?

    Pas si sûr, estime Le Midi Libre : au contraire, « figer la situation apparaît être le plus urgent. Les sondages, qui montrent une diminution de l’écart entre les quatre favoris du public, confortent les candidats dans l’idée que le temps n’est pas à l’aventure, à l’écart de langage préjudiciable. D’autant que si cette tendance au resserrement se confirme, il y a fort à parier que les indécis et les hésitants le seront jusque dans l’isoloir. »

    Dans ces conditions, pointent Les Dernières Nouvelles d’Alsace, « on comprend pourquoi les candidats refusent les risques d’un nouveau débat télévisé contradictoire. (En effet, seul Macron a dit oui au débat prévu après-demain). Trop contents d'être arrivés là, ils préfèrent consolider leur acquis plutôt que de chercher des coups. La fameuse "dernière ligne droite" se courra derrière un bouclier. »


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