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    A la Une : coup de balai en RDC

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    « Remue-ménage au sein de la police : devenu encombrant, 'Esprit de mort' sacrifié ! » C’est la une de l’hebdomadaire congolais Bonne Gouvernance qui pointe donc le récent limogeage du général Célestin Kanyama, le chef de la police de Kinshasa, surnommé « esprit de mort » par les Kinois. Le général Kanyama s’était forgé en effet une triste réputation en réprimant durement plusieurs manifestations. Il était devenu, relève l’hebdomadaire, la cible des partenaires extérieurs de la RDC, les Américains (en juin 2016) et les Européens (en décembre 2016) avaient pris contre lui des sanctions financières. Pourquoi ce limogeage ? « Les spéculations et les rumeurs qui circulent à Kinshasa parlent, les unes, de faute professionnelle, les autres évoquent le lâchage pur et simple d’un collaborateur qui en a tellement vu et fait qu’il est devenu encombrant. »

    « Qui a sanctionné Kanyama ? », s’interroge Jeune Afrique. D’après l’hebdomadaire, c’est le n°2 de la police congolaise, le général Raus Chalwe qui aurait décidé de suspendre le chef de la police à Kinshasa. « 'Kanyama s’estimait intouchable car personne n’osait ne serait-ce que lui tirer les oreilles. Il se savait protégé, entre autres, par le général Charles Bisengimana, le chef de la police nationale, et par un réseau de politiciens', affirme un témoin. Ce qui laisse transparaître, en filigrane, conclut Jeune Afrique, la guerre des chefs qui se trame au sommet de l’appareil sécuritaire de la RDC. »

    Autre personnalité qui vient de chuter : le gouverneur du Haut-Katanga, Jean-Claude Kazembe, a été déchu de ses fonctions mardi par l’Assemblée provinciale. « Kazembe a déçu par ses méthodes de gestion, affirme le site congolais 7 sur 7. Taxé de tribaliste par certains députés, il a plus semé la confusion dans la province en voulant ressusciter les vieux démons, que travailler à la cohésion. Les élus l’accusent également d’avoir détourné 26,7 millions de dollars. (…) A présent, le désormais ex-gouverneur doit faire face à la Justice. »

    Alors, « Kanyama, Kazembe… pourquoi Kabila fait le ménage ? », s’interroge Afrikarabia. « Joseph Kabila chercherait-il à redorer son image en pleine crise politique ? » Oui, répond le site d’information. « Arrivé en fin mandat depuis le 20 décembre dernier, le président congolais tente de se maintenir au pouvoir par tous les moyens, notamment en retardant le processus électoral. Mais en pleine impasse politique avec l’opposition, Joseph Kabila tente une opération séduction, essentiellement tournée vers la communauté internationale. Deux personnages clés du système Kabila viennent d’en faire les frais. » Qui plus est, relève encore Afrikarabia, « plusieurs ONG et grands médias ont récemment révélé plusieurs scandales financiers qui pourraient toucher le chef de l’Etat : Panama Papers, scandale de la banque BGFI, passeports biométriques… la fortune de la famille Kabila a récemment été estimée par Bloomberg à 'des centaines de millions de dollars'. En exfiltrant Kazembe, estime donc Afrikarabia, le camp présidentiel reprend la main sur la gestion du Katanga et peut faire croire qu’il fait le ménage parmi les brebis galeuses. Un ménage à moindre frais. »

    Toujours en RDC, de nouvelles fosses communes ont été découvertes dans le Kasaï…

    Au total, depuis août dernier, une quarantaine de charniers ont été mis au jour. Et il pourrait y en avoir d’autres.

    « L’ONU exige une enquête sérieuse afin d’établir les responsabilités », relève le site d’information congolais Cas-Info. « Les Nations unies disposeraient d’informations selon lesquelles des soldats des Forces armées de la République démocratique du Congo auraient creusé ces tombes, après s’être heurtés à des éléments présumés de la milice Kamuina Nsapu du 26 au 28 mars. Au moins 74 personnes, dont 30 enfants, auraient été tuées par des soldats à la suite de ces affrontements. »

    « Tueries du Grand Kasaï : l’ONU menace de saisir la CPI », s’exclame Le Potentiel en première page. « Kinshasa est sur la sellette, estime le quotidien kinois. (…) Il faut prendre ces avertissements très au sérieux dans la mesure où, faute d’avoir sanctionné ceux qui étaient sur le terrain des opérations, les instances internationales prendraient un malin plaisir à offrir sur un plateau des donneurs d’ordre comptés parmi les hauts responsables du pays, dans un environnement international de crise aggravé par la crise politique liée aux élections en RDC. Même si, en apparence, les autorités de Kinshasa font semblant de minimiser les menaces de l’ONU, en coulisses, la question alimente les conversations en haut lieu de la sphère du pouvoir, croit encore savoir Le Potentiel. En tout cas, conclut-il, pour les Nations unies, les tueries en série du Grand Kasaï sont si flagrantes que le monde civilisé ne peut pas rester indifférent. »

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