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    A la Une : vivement dimanche !

    AFP

    Une campagne qui s’éternise, quatre candidats dans un mouchoir de poche, et toujours autant d’abstentionnistes et d’indécis. Le suspense est à son comble. La France entière attend dimanche soir 20 h…

    « Voilà enfin le moment de choisir, soupire L’Est Eclair. Les jeux sont-ils faits ? Certainement pas, contrairement à ce qui était envisageable voilà quelques mois (…). Le nombre d’indécis, ajouté aux électeurs qui préfèrent ne pas divulguer leur choix, augmente encore la part d’inconnue planant sur cette élection. Pour l’heure, demeure une seule constante, pointe encore L’Est Eclair. Le fait que, au second tour, Marine Le Pen s’inclinerait largement face à Emmanuel Macron, mais aussi et dans une moindre mesure face à François Fillon et à Jean-Luc Mélenchon. C’est en tout cas ce qu’affirment les sondages… »

    Les tous derniers sondages qui placent en tête au premier tour Emmanuel Macron avec 23%, légèrement devant Marine Le Pen et derrière, à 20 et 19% le duo Fillon-Mélenchon. Les écarts sont si minimes qu’ils sont sans doute loin de refléter la réalité qui éclatera dimanche soir. Quatre candidats, six possibilités de duels…

    C’est que sous-entend Le Monde : « si l’on tient compte de la marge d’erreur de l’ordre de 1 % pour un échantillon de 8 000 personnes, Mélenchon et Fillon talonnent donc de très près Macron et Le Pen. Leur qualification pour le second tour reste tout à fait possible, surtout si l’on garde en mémoire les quelque 28 % d’électeurs qui n'ont pas encore définitivement fait leur choix. »

    Et les éditorialistes se perdent en conjectures : « à trois jours du scrutin, la situation reste inédite, relève ainsi Le Républicain Lorrain. L’échappée à quatre tient dans un mouchoir (…). Surtout, près d’un tiers de l’électorat se déclare prêt à aller à la pêche dimanche. De quoi réveiller le spectre de l’abstention record de 2002. Les fêtes pascales n’ont pas permis de dissiper l’épais brouillard qui rend toute spéculation hasardeuse. »

    Fillon…

    En tout cas, Le Figaro a fait son choix… Le quotidien de droite penche sans surprise pour François Fillon : « la vérité oblige à dire qu’après 43 ans passés à dépenser plus que ce dont on dispose, la seule politique crédible consiste à réduire et rendre plus efficace la place de l’État dans l’économie, affirme Le Figaro. Non pas par petites touches, et dans un impressionnisme savant, comme le suggère Emmanuel Macron après cinq ans de hollandisme. Mais en proposant un projet radical, qui tourne le dos aux faux-semblants, aux demi-mesures et aux petits arrangements du passé. C’est la rupture que seul, à ce jour, conclut Le Figaro, propose François Fillon. »

    François Fillon qui est longuement interrogé par le quotidien d’opposition : « je serai au second tour », affirme-t-il. Le candidat LR dénonce le « flou » du programme d’Emmanuel Macron et assure que lui seul est susceptible d’obtenir une majorité aux législatives.

    … ou Mélenchon ?

    L’Humanité a aussi fait son choix. Et là aussi, pas de surprise… « La démesure du combat des dernières heures ne doit pas nous abandonner, surtout si près du but, sachant que ce qui semblait impossible nous apparaît désormais clairement à portée de vote et de conviction. » Et, « cette stratégie du dénigrement permanent, poursuit le quotidien communiste, cache mal en vérité l’état de panique provoqué par la percée de Jean-Luc Mélenchon et l’incroyable dynamique observée autour des idées fortes de son programme, le seul à porter l’ambitieux projet de lancer le processus d’un changement d’existence et de sortir des crises accumulées. »

    Le Pen ?

    Libération, pour sa part, se penche sur le vote ouvrier… « Le Front national et La France insoumise devraient faire le plein de voix dimanche parmi ces 'oubliés' de la classe politique, pointe Libération. Avec avantage au premier, et à l’abstention. »

    En effet, précise le journal, « concrètement, après des années de percée notable, cette élection pourrait consacrer le FN comme le premier parti ouvrier de France. Sur ce terrain, Marine Le Pen doit faire face à un Jean-Luc Mélenchon qui chasse de plus en plus sur ces terres fortement abstentionnistes pour s’assurer une place au second tour. Pourquoi cet intérêt ? Parce que pour pouvoir se revendiquer comme le vrai candidat du hors-système, il est nécessaire de parler à ces oubliés d’une gauche 'de gouvernement' divisée entre des projets qui ne leur parlent pas forcément. » Mais « si le discours (lepéniste) prend auprès de ces populations, il se heurte parfois à la réalité, relève encore Libération. On l’a vu lors du débat télévisé entre les onze candidats, il a suffi de quelques répliques bien senties de Philippe Poutou, issu lui du monde ouvrier, pour démontrer que Marine Le Pen ne pouvait pas faire illusion en porte-parole crédible. »

    Macron ?

    Enfin, Les Echos dressent le constat d’un « fractionnement du paysage politique français autour de quatre candidats irréconciliables. (…) La chorégraphie habituelle n’a pas eu lieu, relève le quotidien économique. (…) Les joutes n’ont pas eu lieu, les élans ont été limités et l’on peine à voir comment le pays pourrait sortir unifié de ce moment de grand désordre. A la veille du premier tour, trois des quatre candidats susceptibles de se qualifier présentent les mêmes caractéristiques, pointent Les Echos. Le Pen, Fillon et Mélenchon ont un socle d’inconditionnels exaltés. Ils courent les meetings, ils bombardent leurs opposants sur Internet. Aimés follement… mais détestés plus encore. Le fossé qui sépare les trois candidats des électeurs opposants s’est creusé dans la campagne. Qu’importe, c’est le socle qui compte semblent dire Le Pen et Fillon. Dans la dernière ligne droite, les gestes pour rassembler sont laborieux : c’est le discours identitaire qui est privilégié.
    Le quatrième candidat, Emmanuel Macron, lui, est tout l’inverse, affirment Les Echos. Toléré du plus grand nombre, peinant à susciter l’enthousiasme d’un vrai socle. Dans la dernière ligne droite, il surjoue la 'France unie' plutôt que de poser une identité politique forte. »

    Et Les Echos de s’interroger : « pour gagner, puis gouverner, que vaut-il mieux ? »

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