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    L’euro, en sortir ou l’améliorer, un thème imposé de la présidentielle

    Pour les candidats à l'élection présidentielle, l’euro trop fort pénaliserait les exportations françaises. REUTERS/Ralph Orlowski

    L'euro est devenu l'un des enjeux les plus discutés de la campagne présidentielle. Un thème largement imposé par les candidats hostiles à la monnaie unique.

    Ils sont nombreux à vouloir en finir avec l’euro. Au moins cinq candidats en ont fait un étendard de leur programme. Le Frexit, la sortie de la France de toutes les institutions européennes, monnaie comprise, est la priorité de François Asselineau, crédité de 0,5 % des intentions de vote. Marine Le Pen, la candidate du Front national, actuelle numéro 2 dans les sondages, veut revenir au franc.

    L’autre grand favori du premier tour, Jean-Luc Mélenchon pour la France insoumise, veut d’abord réécrire les traités européens trop contraignants, et abandonner l’euro en cas d’échec des négociations. Nicolas Dupont-Aignan, Jacques Cheminade, sont aussi hostiles à cette monnaie présente depuis 15 ans dans la vie quotidienne des Français.

    Quels reproches font-ils à l’euro ?

    L’euro trop fort pénaliserait les exportations françaises, il nuirait donc au tissu industriel français. L’orthodoxie budgétaire impliquée par la monnaie unique ainsi que l’existence de la Banque centrale européenne seraient un carcan empêchant la France de faire de la relance à sa guise. La plupart des économistes pensent au contraire que l’euro certes fort, mais surtout stable a profité au commerce international et qu’il n’a pas entrainé de perte de pouvoir d’achat.

    Le pouvoir d’achat a même augmenté en France depuis l’entrée en vigueur de la monnaie unique, sans qu’il y ait un lien de cause à effet. Quant à la dépense publique, elle est déjà très forte et pour l’instant son effet positif sur la croissance n’a pas été démontré.

    Ces économistes sont surtout inquiets des conséquences de l’abandon de l’euro

    L’effet global sur les échanges serait négatif, car la France importe beaucoup plus qu’elle n’exporte. La facture nette dans une monnaie dévaluée serait donc beaucoup plus lourde. Et les consommateurs seraient les premiers à en souffrir. Et puis la liberté retrouvée en termes de finances publiques serait toute relative, car le poids de la dette publique augmenterait de 30 % d’après la banque de France du fait de cette dévaluation.

    Les agences de notation ont prévenu qu’une sortie de l’euro mettrait la France en situation de défaut de paiement. Ce qui veut dire que les investisseurs étrangers n’achèteraient plus de dette française, or l’État a besoin d’en émettre en permanence pour financer son déficit. Aujourd’hui par exemple, l’État vient d’emprunter plus de 6 milliards d’euros, à un taux proche de 0.

    Parmi les favoris, les deux candidats hostiles à l’euro sont moins virulents sur le sujet depuis quelques jours

    Mardi soir à Dijon où il tenait son dernier grand meeting avant le premier tour, Jean-Luc Mélenchon a nié vouloir abandonner l’euro, il estime être en mesure de faire plier Angela Merkel en lui imposant sa lecture souple des traités. Quant à Marine Le Pen, elle évite le sujet. Dans l’espoir de se qualifier pour le second tour, ils prennent dorénavant en compte l’attachement des Français à l’euro, une réalité qui a résisté à la campagne.

    Les citoyens critiquent Bruxelles mais ils veulent garder la monnaie unique. C’est un paradoxe qu’on retrouve dans la plupart des pays de la zone euro. Pour dépasser ces antagonismes, François Fillon, Emmanuel Macron et Benoît Hamon, les trois candidats acquis à la monnaie unique proposent tous d’améliorer la gouvernance de la zone euro.


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