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    A la Une: attaque sur les Champs-Elysées, Daech frappe la présidentielle

    Un militaire sécurise une rue adjacente des Champs-Élysées et interdit aux piétons l’accès à la zone, le 20 avril 2017. REUTERS/Benoit Tessier

    « Attaque sur les Champs-Elysées », lance en Une Le Parisien, la police est « encore frappée ». « Fusillade aux Champs-Elysées », énonce de son côté Libération. « Le terrorisme frappe à nouveau en plein Paris », rehausse Le Figaro. Ce quotidien souligne en pages intérieures le « lourd tribut payé par les forces de sécurité depuis 2012 » en France. Même émoi en Une de la presse régionale. « Fusillade meurtrière sur les Champs », clame ainsi Sud-Ouest. « Attentat sur les Champs-Elysées », titre La Voix du Nord. « Champs-Elysées : fusillade mortelle », s’exclame Ouest-France.

    Des titres, donc, mais aussi des remarques. Témoin La Charente Libre, qui souligne que la mort d'un policier à la suite de cette fusillade a « subitement confronté le discours des candidats à la réalité du terrorisme qui menace la France et l'Europe ». Le quotidien économique Les Echos, lui, s’accable en rappelant que l’élection présidentielle est une période de « tous les dangers ».

    Une fusillade doublement symbolique

    Le journal Sud-Ouest souligne que la fusillade mortelle des Champs-Elysées est symbolique pour deux raisons. D'une part, elle est intervenue « en pleine émission politique », au cours de laquelle défilaient les onze candidats à l'élection présidentielle. D'autre part, elle survient « après le Louvre, puis Orly ». 

    Le Figaro n’écrit pas autre chose, en estimant que « la barbarie vient de frapper de nouveau la capitale en plein cœur. (…) Le souffle du terrorisme a semé la mort jeudi soir dans le quartier hautement symbolique des Champs-Élysées ». Oui, la violence « s'est invitée hier soir dans l'actualité, sur un lieu symbolique connu de tous, et juste à quelques heures d'une élection présidentielle aux pronostics confus », remarque en écho La Dépêche du Midi. « Il est forcément imprudent d'affirmer qu'elle influencera l'électeur de façon déterminante, mais elle va forcément laisser une trace inconsciente dans les isoloirs. D'autant plus qu'elle intervient deux jours après que la police a déjoué un premier attentat jihadiste », ajoute ce quotidien du midi de la France.

    Et, pour l’heure, ce journal est probablement le seul en France à déjà évoquer le possible impact de cet attentat sur le scrutin dans deux jours.

    Attentat aux Champs-Elysées : quel impact sur le scrutin ?

    Mais en Afrique, un journal s’y risque ce matin. Il s’agit du site internet guinéen LeDjely.com, qui écrit ceci : « il est à se demander si Daech qui a revendiqué l’attaque ne cherche pas à influencer ce scrutin. En particulier, il y a des raisons de penser que c’est un acte de nature à légitimer le discours à la fois xénophobe et islamophobe de Marine Le Pen, la candidate du Front national »,

    Et ce journal guinéen en ligne ajoute : « intervenant à la veille du terme d’une campagne électorale dans laquelle on estime la proportion d’indécis à 40 % de l’électorat, cet attentat peut bien aider quelques-uns à faire leur choix. Pris par la peur et en proie à l’émotion, il n’est pas exclu que des Français épousent tout d’un coup le discours "réaliste" de la candidate du FN », poursuit-il. On précisera ici que si, dans son texte, le Djely écrit « réaliste » en italique, soulignant ainsi la distance euphémistique qu’il prend avec le sens littéral de cet adjectif en regard du programme du FN.

    « De fait, les terroristes sont enclins à soutenir tous ceux dont les décisions et les actes pourraient légitimer leurs ignobles actions dans le futur. Dans le cas de l’élection française, celle qui répond le plus à ce profil, c’est bien Marine Le Pen », complète LeDjely.com.

    Pour conclure, ce cri lancé par Le Parisien : « hier sur les Champs-Elysées, un policier a été abattu pour la seule et unique raison qu’il était policier. Deux autres ont été grièvement blessés pour la même raison, se récrie Le Parisien. Les policiers sont des cibles. Comme les militaires. Comme les curés. Comme les juifs. Comme les dessinateurs, les journalistes, les démocrates, les amateurs de musique, les enfants sur la promenade des Anglais, les femmes aux terrasses et les jeunes aux concerts », recense ce quotidien. Qui s’indigne : « ce terrorisme islamiste n’est pas moins répugnant que le nazisme hier. Ces gens ne sont rien d’autre que des tueurs. »


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