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    A la Une: Dupont-Aignan - Le Pen, le glas du front républicain

    AFP

    C’est un vrai tabou qui a été brisé vendredi 28 avril au soir au journal télévisé de 20h quand le candidat de Debout la France a annoncé son ralliement à Marine Le Pen. Ce souverainiste qui a recueilli un peu moins de 5% des voix au premier tour de l’élection présidentielle a également précisé qu’il ferait désormais campagne avec la candidate du Front national « sur un projet de gouvernement élargi ».

    Brèche, en effet, dans le front républicain, et qui suivait de quelques heures un autre ralliement spectaculaire à Marine Le Pen, celui de Marie-France Garaud. Gaulliste historique, cette figure de la Ve république avait dit au Figaro tout le bien qu’elle pense de Marine Le Pen, « la seule candidate, selon Marie-France Garaud, qui n'est pas pieds et poings liés devant les Allemands (…) manifestement la seule à avoir le tempérament pour rétablir la souveraineté de la France. Elle a, je crois, le sens de l'Etat au point de préserver notre nation », avait ajouté celle qui fut jadis conseillère du président Pompidou.

    Et voilà donc Nicolas Dupont-Aignan qui rejoint Marine Le Pen. En attendant de les voir ensemble en fin de matinée à Paris, la presse écrite française, pourtant, se borne à prendre acte de cette information. Si Le Figaro la mentionne bien en Une, elle ne figure pas dans les gros titres et se trouve ravalée dans une simple colonne, entre le sommet de Bruxelles où il va être aujourd’hui question du Brexit et Mélenchon qui ne donne toujours pas de consigne de vote, ce quotidien conservateur ne la développant qu’en page intérieure, sans la commenter.

    Le Parisien, en revanche, souligne le précédent que représente ce ralliement de Nicolas Dupont-Aignan à Marine Le Pen. « C’est en effet la première fois qu’une autre formation politique mènera campagne au côté du Front que le souverainiste ne veut pas qualifier de "parti d’extrême droite", relève le quotidien. Un joli coup alors que, en face, le front républicain se fissure ».

    Dupont-Aignan - Le Pen : rififi chez les souverainistes

    Mais, sitôt annoncé, le soutien de Nicolas Dupont-Aignan à Marine Le Pen a fait des vagues. La décision de l’ex-candidat du parti Debout la France « passe mal. Très mal, relève Le Parisien. Jusque dans les rangs de son propre parti ». Le vice-président de cette formation politique a aussitôt démissionné, et « d’autres devraient lui emboiter le pas », prédit ce journal.

    Alors, ce ralliement, pour quelles raisons ? Après avoir écarté les éventuelles motivations financières, Le Parisien évoque plutôt une « question politique », les deux formations ayant conclu un « accord » en vue des prochaines élections législatives. En clair, « le Front (national) ne présenterait pas de candidats dans certaines circonscriptions face à Debout la France. De quoi doper les résultats du petit parti souverainiste », explique Le Parisien.

    Le front républicain fissuré ? Le quotidien La Voix du Nord en convient. Comme le remarque ce journal du septentrion français, ces ralliements de Nicolas Dupont-Aignan et de Marie-France Garaud à Marine Le Pen sont les fruits d’une stratégie frontiste. « À coups de réseaux sociaux et d'habiles visites éclairs, Marine Le Pen fait le forcing pour renverser le front républicain qui s'érige autour d'Emmanuel Macron », énonce La Voix du Nord.

    Mélenchon : Mister mystère

    C’est justement ce que fait Marine Le Pen avec les électeurs de La France insoumise auxquels l’ex-candidat Jean-Luc Mélenchon ne donne toujours aucune consigne de vote pour le second tour de la présidentielle. Silence qui a le don d’agacer, voire d’indigner nombre d’éditorialistes français. Florilège : Comme le souligne le journal L'Est Républicain « les meilleurs devins ne décrypteront jamais (la) vraie consigne de vote » de Mélenchon.

    De quoi irriter son confrère tout proche Les Dernières Nouvelles d’Alsace. « Avec ses sourires patelins et ses raisonnements alambiqués, Mélenchon joue à l'apprenti sorcier, déplore ce journal. Il crédibilise le parti de l'extrême droite qui veut se servir de l'électeur ulcéré pour effacer le clivage « gauche/droite » et lui substituer le clivage « peuple/élites ». « Mélenchon est passé hier de la France insoumise à la France imprécise. C'est un calcul sournois et dangereux de la part d'un homme de gauche », estiment Les DNA.

    « Par son "ni-ni" au soir du premier tour, (Mélenchon) a déjà considérablement aidé la leader du FN, en faisant baisser de 13 points en une semaine les reports de voix de ses électeurs vers Macron », relève La République des Pyrénées.

    « Mélenchon, (c’est) l'homme sans consigne, formule La Dépêche du Midi, et avec lui ceux qui pinaillent leur vote, sans oublier notre « gaulliste » qui rallie le parti des derniers pétainistes (…) En bon français, Jean-Luc, ça s'appelle faire la courte échelle à l'extrême droite », s’étrangle ce quotidien du midi de la France.

    Résultat, le journal Le Télégramme en vient à se demander si « le but de son combat politique n'était pas de "terrasser la bête immonde" qu'il affrontait voilà cinq ans dans le Pas-de-Calais, mais de parader ».

    Macron : les fantômes d’Oradour

    La « bête immonde » ? Allusion au nazisme, bien sûr. Justement. Emmanuel Macron, lui, était hier à Oradour-sur-Glane. Le candidat d’En Marche! s’est rendu dans ce village du sud de la France où les Waffen-SS ont massacré 642 habitants le 10 juin 1944.

    « En se rendant à Oradour, après avoir salué Jean-Pierre Raffarin dans la Vienne, (Emmanuel Macron) a voulu délivrer un message à ceux qui hésitent à voter pour lui, explique le journal L'Alsace. Leur rappeler aussi que le Front national, malgré la tentative de dédiabolisation de sa représentante, plonge ses racines dans l'extrême droite - dont l'arrivée au pouvoir en Allemagne a abouti au plus grand désastre du XX e siècle ».

    Mais attention, modère L'Union/L'Ardennais, « lorsque l'histoire fait irruption dans la campagne électorale, il y a tout à redouter tant est grande la tentation d'interpréter à son avantage, d'être réducteur, d'user de prismes déformants, de faire une lecture du passé avec un logiciel contemporain. Cela conduit à des aberrations, de l'incompréhension et même à de l'indécence ».

    Abstention : politique de Gribouille

    Voire à de l’abstention. Et c’est justement ce que craint Libération. « Abstention, attention », lance ce quotidien, qui fait la leçon à ses lecteurs. « On dit que le libéralisme ouvre la voie au Front national et donc que le vote Macron favorisera un jour la victoire du FN. C'est le choix de Gribouille : jetons-nous à l'eau par crainte de la pluie. Pour ne pas être mouillé demain, on préfère se noyer tout de suite », résume Libération.

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