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    Renaud Dutreil: Macron veut «une solide politique de codéveloppement avec l’Afrique»

    Renaud Dutreil, porte-parole d'Emmanuel Macron, lors d'un meeting du mouvement En Marche ! en décembre 2016. Eric FEFERBERG / AFP

    Quelle sera la politique africaine de la France dans les cinq prochaines années ? Pour le savoir, RFI interroge les porte-parole des deux finalistes de la présidentielle française. Au nom du candidat Emmanuel Macron, Renaud Dutreil, ancien ministre de Jacques Chirac, a quitté la politique en 2008, juste après avoir écrit un rapport parlementaire sur l'Afrique. Pendant huit ans, Renaud Dutreil a représenté un grand groupe français à New York. Depuis un an, il est de retour en France et soutient le candidat d'En Marche ! Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

    RFI : Renaud Dutreil, si Emmanuel Macron est élu qu’est-ce qui changera dans les relations franco-africaines ?

    Renaud Dutreil : Emmanuel Macron a envie de recréer une solide confiance. Pas uniquement pour des objectifs de sécurité, mais aussi parce que c’est la base d’une politique de co-développement. Co-développement économique qui est nécessaire.
    Il est allé en Algérie, il a dit qu’un de ses premiers déplacements serait au Maroc. Il est également allé en Tunisie, il se rendra évidemment dans les pays d’Afrique subsaharienne rapidement… Il sait à quel point ce lien avec l’Afrique, c’est beaucoup plus qu’un lien avec une partie du monde. C’est un lien avec une partie de nous-mêmes.
    L’Afrique fait partie de l’âme de la France. Je crois que ce lien il est affectif, il doit être aujourd’hui nourri par des choses – c’était d’ailleurs le sens de mon rapport au Parlement – il doit être nourri par des choses un peu plus concrètes. C’est-à-dire du développement économique, de l’investissement privé, de l’investissement public, des entreprises, des PME – moi je suis un homme de PME – l’Afrique décollera lorsqu’il y aura des milliers de PME qui arriveront à trouver des financements et un marché sur le grand continent africain. Donc il faut que nous arrivions à bâtir des relations, très, très confiantes comme celles qu’Emmanuel Macron a déjà bâties avec un certain nombre de chefs d’Etat africains. Donc il y a l’amour, bien sûr, mais il y a aussi aujourd’hui les preuves d’amour et il est temps que la France donne à l’Afrique de vraies et tangibles preuves d’amour.

    Si Marine Le Pen est élue, elle promet d’ici 2022 de consacrer quelque 16 milliards d’euros – soit 0,7 % de la richesse nationale – à l’aide au développement. Qu'est-ce que vous promettez de votre côté ?

    Très souvent, les promesses de madame Le Pen sont démagogiques. Et elle arrive, là aussi, avec une solution très simpliste : 16 milliards - 16 milliards c’est une goutte d’eau. Ce n’est pas avec 16 milliards qu’on va aider l’Afrique à décoller. L’essentiel c’est qu’il y ait différents canaux d’investissements financiers en Afrique. Il y a le canal public. Et la France doit y contribuer, mais elle doit aussi convaincre ses partenaires européens d’y contribuer. Il est certain que si la France sort de l’Europe elle aura beaucoup plus de difficulté à mobiliser l’aide au développement de l’Europe. Deuxièmement, ce qui est encore plus important, j’ose dire, c’est l’argent privé. Et l’argent privé il a besoin de la confiance. La France est un pays qui peut créer de la confiance avec ses partenaires. Madame Le Pen aujourd’hui apporte l’inquiétude, le désordre, le chaos, la fuite des investisseurs.

    Sur le dossier de l’immigration, Marine Le Pen accuse Emmanuel Macron d’être le candidat de la « submersion migratoire ».

    Madame Le Pen c’est la haine de l’autre. C’est ce sentiment que l’autre est une menace. Il est clair qu’un pays comme la France doit continuer à avoir une politique d’immigration maîtrisée. C’est ce que veut Emmanuel Macron. Tout le monde est conscient que la France ne peut pas accueillir un nombre d’immigrés au-delà d’un certain seuil qui peut être variable, qui peut très bien évoluer dans le temps. Et à l’heure actuelle, l’inquiétude des Français devant l’emploi, devant l’insécurité, fait que la France n’est pas aujourd’hui un pays qui a envie d’avoir sur son sol un très grand nombre d’immigrés. Il faut en tenir compte. Ça ne veut pas dire qu’il faut tout à coup rompre avec ce qu’a fait la France.

    Concrètement, à propos des sans-papiers, plusieurs pays africains dont le Mali, refusent de signer avec l’Union européenne un accord de réadmission des migrants en situation irrégulière. Qu’est-ce qui se passera si vous arrivez au pouvoir ?

    Emmanuel Macron est favorable à ces accords de réintégration. Il l’a dit, c’est une pierre angulaire de sa politique de traitement de l’immigration. Donc il est clair que les immigrés illégaux, clandestins, doivent retourner chez eux. Il faut comprendre les raisons pour lesquelles certains pays sont réticents aujourd’hui. Parce qu’ils se trouvent dans des situations économiques qui ne leur permettent pas à eux-mêmes de dire : Oui, revenez chez nous… Donc il faut aider ces pays à décoller. Il faut absolument arriver à ces accords, que ces accords soient signés et que ces accords soient appliqués. Et pour cela il faut – non pas user de la contrainte – mais il faut user la persuasion.

    « De la France, Marine Le Pen propose un visage rétréci et haineux », dit Emmanuel Macron. Le Front national réplique : « Le visage haineux c’est celui qui consiste à maintenir en place le système de la Françafrique avec les grands amis d’Emmanuel Macron comme Jacques Attali ou Vincent Bolloré ».

    La Françafrique, je ne vois pas en quoi un candidat comme Emmanuel Macron qui a 39 ans – qui il y a à peine cinq, six ans était totalement inconnu des gens dont vous parlez – pourrait l’incarner. Regardons plutôt du côté des liens financiers troubles que le Front national depuis des décennies entretient avec des bailleurs de fonds auxquels ensuite ils sont pieds et mains liés. Donc qu’ils balaient devant leur porte avant d’essayer ces arguments de bas étage. Emmanuel Macron a dit que la Fançafrique c’était quelque chose qui n’était pas dans sa culture. C’est un homme neuf, c’est un homme qui n’a pas de casseroles. C’est quelqu’un qui ne doit rien à personne et sans le soutien des réseaux habituels qui ont, à droite comme à gauche, parfois apporté des moyens financiers humains. C’est une start-up Emmanuel Macron ! C’est une start-up, ça n’a absolument aucun rapport, aucun lien, avec des systèmes de financement comme ceux qu’on appelle la Françafrique. Oui, moi j’ai soutenu Emmanuel Macron parce que pour moi Emmanuel Macron c’est la rupture avec François Hollande. La rupture aussi avec le quinquennat d’avant. Je donne ma confiance à cet homme qui n’a pas à traîner derrière lui tout ce passé que peut-être un Hollande, un Sarkozy, un Chirac ont eu à traîner, et qui est donc un immense signe d’espoir ! Il n’a pas d’arrières-pensées, Emmanuel Macron. C’est quelqu’un qui est honnête, qui veut simplement être le meilleur président de la République qu’on ait eu depuis très longtemps.


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