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    A la Une: Présidentielle 2017, l’heure du choix

    Kiosque à journaux.

    La présidentielle, y penser toujours, n’en parler jamais ! A cette heure, on ne peut parler de ce scrutin qui monopolise pourtant les Unes de la presse hebdomadaire. Ainsi l’impose la loi d’airain de la démocratie élective en France. Pas un mot sur le scrutin qui s’achève ce soir et tant pis pour les innombrables et passionnants articles et dossiers avec lesquels, sans cela, nous aurions volontiers rempli cette revue de presse.

    Mais il nous est en revanche permis de parler d’Histoire. Par exemple d'un certain deuxième tour d’une certaine élection présidentielle française, en 2002, qui a opposé, Jacques Chirac à Jean-Marie Le Pen. Au soir du premier tour, le 21 avril, il y a quinze ans, la surprise fut totale. Personne – ou presque – n’avait anticipé la qualification du candidat du Front national au second tour. Pour le RPR, le parti du candidat Jacques Chirac, la campagne qui s’en est suivie a oscillé entre Front républicain et reconfiguration de la droite.

    Présidentielle 2002 : la République, pas la Concorde

    La soirée du second tour, le 5 mai 2002, est entrée dans l’Histoire. Epilogue du 21 avril et du choc provoqué par l’élimination du candidat socialiste Lionel Jospin par celui du Front national. Cette semaine, M, le magazine hebdomadaire du journal Le Monde raconte cet épilogue avec témoignages des principaux acteurs de l’époque dans l’entourage de Jacques Chirac à l’appui.

    Ce jour là, « une pluie fine, collante, insistante (…) mouille ce soir-là les trottoirs de Paris. Sur la place de la République, lieu traditionnel des rassemblements de la gauche, une estrade a été montée à la va-vite, elle tourne étrangement le dos à la statue de Marianne. Un simple drapeau bleu-blanc-rouge a été tendu derrière un pupitre à deux micros. Ce 5 mai 2002, Jacques Chirac vient d’être réélu président de la République avec 82,21 % des voix contre Jean-Marie Le Pen. Une progression de plus de 300 % par rapport à son résultat du premier tour (19,88 %). Un score inégalé autant qu’inégalable. Le plus important jamais obtenu au suffrage universel direct, reléguant les 74,2 % de Louis-Napoléon Bonaparte, en 1848, aux pages oubliées des livres d’histoire. "Cela m’oblige", vient de déclarer sobrement le vainqueur en direct à la télévision.

    Claude Chirac, sa fille, et Dominique de Villepin, son secrétaire général à l’Elysée, ont choisi la [place de la] République, au lieu de [celle de] la Concorde, [à Paris], habituellement prisée par la droite, comme un remerciement aussi timide que symbolique aux millions de Français qui ont apporté leurs suffrages au sortant ».

    Il y a quinze ans, une victoire à la Pyrrhus

    Epilogue, donc, d’une campagne de deuxième tour sans suspense, puisque Chirac savait qu’il allait gagner, mais une victoire au goût amer. « On sait qu’on va gagner, mais c’est un supplice », lance M pour résumer, d’un titre, l’esprit qui, selon cet hebdomadaire, régnait alors au sein de l’état-major de campagne du président sortant.

    « Le supplice prend fin le 5 mai », énonce ce dernier. A 18 heures, les premiers résultats tombent. Le raz de marée annoncé a bien eu lieu. Mais l’ambiance n’est pas à la fête ce soir-là au Tapis rouge, le quartier général de campagne de Chirac.

    Les chiraquiens prennent acte du résultat comme d’une nouvelle connue d’avance, sans enthousiasme ni émotion particulière. Ce n’est pas Jacques Chirac qui a gagné, murmurent ses soutiens, c’est la République. Et la République est sauve. François Hollande, alors premier secrétaire du Parti socialiste, résume la situation à leur place : « Le président Chirac a été élu non sur un programme comme en 1995, mais sur un mandat : faire pleinement vivre la démocratie ».

    Les illusions perdues de 2002

    Et M poursuit son récit, celui d’une page d’histoire forcément présente à nos esprits en ce jour de scrutin décisif. « Quand le couple présidentiel regagna en voiture les beaux quartiers après son passage place de la République, il n’est pas 22 heures. Bernadette tente de convaincre son mari de l’accompagner boire un verre chez [le couturier] Karl Lagerfeld en compagnie de [l’ancien ministre de la culture] Jean-Jacques Aillagon et d’autres personnalités du monde de la culture. Pas plus qu’il ne s’était rendu avec elle chez leur ami [l’industriel] François Pinault en 1995, il ne tient à sabler le champagne chez le roi de la mode. Chirac déteste les mondanités, il préfère rentrer à l’Elysée. »

    La nuit tombe à peine et ses mots résonnent encore sur la place qui se vide des derniers badauds. « Ne laissons pas retomber ce souffle qui nous a portés (…), restons en éveil, défendons la liberté. Soyons vigilants, mobilisés, je serai avec vous chaque jour pour ce combat ».

    Le lendemain, il nomme Jean-Pierre Raffarin Premier ministre et forme un gouvernement composé uniquement de personnalités de droite. Le « souffle » est retombé et son écho n’est déjà plus qu’un lointain souvenir. « Le second tour passé, Chirac est redevenu monsieur 20 % », résume Frédéric de Saint-Sernin dans M, le magazine du journal Le Monde, en référence au score du vainqueur au premier tour.

    Législatives 2017 : Le Maire au plongeoir

    Après l’histoire, parlons du lendemain. Dès ce dimanche 7 mai 2017 à 20 heures, sitôt le résultat connu, commencera une autre campagne, celle des élections législatives. Et sans attendre, Bruno Le Maire prend les devants dans Le Journal du Dimanche. Lui qui fut ministre et candidat à l’élection primaire de la droite et qui est toujours député LR du département de l’Eure, en Normandie, se dit prêt à « sauter dans le vide » et « pourrait aller aux législatives sous l’étiquette LR-Majorité présidentielle (…) quitte à s’exposer à un procès à un procès en trahison de son camp, voire à une sanction électorale aux législatives ».


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