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    Conflits récurrents entre agriculteurs et éleveurs au Bénin

    La vallée de l'Ouémé, très humide, est particulièrement propice à la culture rizicole. RFI/Aurore Lartigue

    Au Bénin, un conflit entre éleveurs et agriculteurs a fait sept morts le mois dernier dans la basse vallée de l’Ouémé, au sud du pays, à la frontière avec le Nigeria. Ces échauffourées sont malheureusement monnaie courante dans cette région, qui accueille chaque année les éleveurs du Niger et du Nigeria venus chercher des pâturages pendant la saison sèche. Mais les évènements du mois d’avril sont liés à deux phénomènes nouveaux : le changement climatique et le vol de bétail.

     

    Pays côtier, le Bénin accueille chaque année les troupeaux venus du Sahel durant la saison sèche. Pour réguler cette transhumance, les autorités ont déterminé des dates pour chaque zone d’accueil. Mais pour éviter les conflits, il faut aussi des infrastructures, selon Ali-Tcham Akibou éleveur dans la vallée de l’Ouémé : « Une des causes de ces problèmes, c’est le manque de couloirs de passage et de zones de pâturages. Si des retenues d’eau étaient réalisées plus haut, les éleveurs n’auraient pas à aller jusque dans la vallée de l’Ouémé. Puis il y a le problème du foncier aussi. Au Bénin, les collectivités locales ont la mainmise sur les terres. Et il faut négocier. Par endroits, certains demandent à être dédommagés avant même que les pistes ne soient tracées et ne deviennent fonctionnelles. »
     
    Impact du changement climatique et criminalité
     
    D’autre part, le calendrier est bousculé par le changement climatique. Cette année, la petite saison des pluies est arrivée en avance. Dramane Guetido est le point focal au Bénin du réseau d’éleveurs Bilital Maroobé. « Les cultures de contre-saison ont été semées en avance. Ce sont des cultures maraîchères. Normalement, les éleveurs sortent avant que l’on installe les champs, mais cette année, les pluies sont arrivées plus tôt que d’habitude et les agriculteurs ont semé en avance. »

    À cela s’ajoute une criminalité nouvelle, en provenance du Nigeria où le trafic de bétail fait rage. « C’est un phénomène nouveau. Il y a des voleurs de bétail qui viennent du Nigeria, mais qui sont des natifs de la vallée de l’Ouémé. Quand les animaux sont dans leur localité, ils abandonnent leur travail au Nigeria pour rentrer et tenter de voler des bêtes aux éleveurs. Ils en abattent certains, ce qui provoque une dispersion des troupeaux dans les champs et c’est là que les problèmes avec les agriculteurs commencent, explique Ali-Tcham Akibou. Les voleurs profitent alors du désordre pour s’emparer de leur butin. Ils vont même maintenant jusqu’à prendre en otage des éleveurs importants pour demander une rançon. »

    Grâce à une médiation du ministère de l’Intérieur et d’associations d’éleveurs, la situation est maintenant apaisée dans la basse vallée de l’Ouémé. 500 éleveurs et 2000 bêtes resteront jusqu’en juin, dans la région de Kétou.

     


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