GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Samedi 17 Août
Dimanche 18 Août
Lundi 19 Août
Mardi 20 Août
Aujourd'hui
Jeudi 22 Août
Vendredi 23 Août
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    A la Une: la recomposition politique en marche

    Kiosque à journaux.

    Après un jeune président ni de droite ni de gauche, voici un jeune Premier ministre de droite, avec sans doute, dans les heures qui viennent, une équipe gouvernementale multicartes, mais prête à n’en prendre qu’une seule. Décidément, notre nouveau président se plait à chambouler les us et coutumes de notre Ve République.

    En effet, constate Les Echos, « dans l’ancien monde, un président se disant "de gauche" ne nommait un Premier ministre " de droite " que lorsqu’il y était contraint. On appelait cela la "cohabitation" ; et c’était le second qui avait la main. Dans l’ancien monde, un président et un Premier ministre d’un même parti pouvaient choisir des ministres d’une autre couleur politique. On appelait cela l’ "ouverture", et les ministres en question n’avaient guère d’autonomie. Ni cohabitation, ni ouverture pour Emmanuel Macron, constate le quotidien économique. Il innove, nomme le juppéiste Edouard Philippe à Matignon de son plein gré, sans que l’on sache trop comment qualifier l’attelage. Seuls ceux qui rêvent d’intégrer l’équipe s’entendent sur un nom : c’est la "recomposition politique", s’extasient-ils, de François Bayrou à Bruno Le Maire. »

    « Ralliement ou recomposition ? », s’interroge La Croix. « La décision d’Édouard Philippe d’accepter de prendre la tête du gouvernement crée une brèche majeure. Et le ralliement ne sera pas solitaire, comme en a témoigné, dès hier après-midi, l’appel d’une vingtaine d’élus LR et UDI demandant à leurs familles politiques de " répondre à la main tendue " par Emmanuel Macron. »

    Et le quotidien catholique de s’interroger : « cela suffira-t-il à déterminer une recomposition autour d’une grande force centrale qui serait "et de droite et de gauche", selon l’expression du chef de l’Etat ? Les nominations au gouvernement qui devraient être annoncées en fin de journée en donneront une indication. Mais il faudra attendre le résultat des élections législatives pour en juger vraiment. »

    Un parfum de IVe République

    Finalement, pointe Libération, « installé au sommet de la Ve, le nouveau président joue une configuration très IVe : une troisième force qui gouvernera face à deux oppositions sans nuances, jadis les gaullistes et les communistes, aujourd’hui l’extrême-droite et la gauche radicale. Ceux qui adhèrent sans ambages au programme d’Emmanuel Macron n’y verront évidemment que des avantages. Les autres seront moins enthousiastes, risquant de devoir choisir entre un centre qui leur déplaît et des extrêmes qu’ils réprouvent. C’est la fragilité de cette construction. »

    Et Libération de s’interroger également : « faut-il se résoudre à voir disparaître toute alternative de gouvernement à un centre qui se veut hégémonique ? La question est particulièrement cruciale à gauche : les partisans du progrès social doivent-ils s’en remettre à un Premier ministre de centre droit ? Ou bien maintenir sur sa gauche une force capable de peser et, qui sait, de gouverner ? »

    Pour L’Humanité, la réponse est toute trouvée… la gauche doit prendre ses responsabilités et dénoncer cet attelage de droite : « la publicité mensongère d’En marche ! commence à s’écorner sérieusement, s’exclame le quotidien communiste. Un énarque député-maire, ancien rocardien qui a pantouflé dans le privé… en termes d’exemplarité et de renouvellement, on aura fait mieux ! En abattant son atout maître pour appâter le reste de la droite, le nouveau président, estime encore L’Humanité, vient de porter le coup de grâce à l'imposture qui a prévalu à son élection. »

    Pour Le Figaro, c’est clair : en nommant Edouard Philippe, Macron cherche à « briser la droite […]. Le président de la République n’est pas à la recherche d’une coalition, mais veut obtenir une majorité absolue pour les siens. Pendant un mois, ce sera la mission exclusive du nouveau Premier ministre. Et au soir du second tour des législatives, chacun fera les comptes. Officiellement, à droite et au centre, tout le monde se bat pour obtenir une majorité absolue le 18 juin et imposer ainsi à Macron une "coexistence". Mais, relève Le Figaro, on devine que juppéistes, lemairistes et autres "modérés" sont déjà sur un autre scénario. Celui d’une scission pure et simple leur permettant d’organiser un groupe prêt à prendre sa place dans le paysage macroniste et désireux de couper les ponts avec une droite qu’ils décrivent "radicale". Ce scénario rêvé d’un divorce sur fond de clarification idéologique est justement le projet de Macron. Il place LR devant cette alternative simple, conclut Le Figaro : gagner largement ou exploser. »

    Transgression

    On revient à Libération qui dresse un long portrait du nouveau Premier ministre et qui rappelle qu’Edouard Philippe a tenu une chronique hebdomadaire dans les colonnes du journal tout au long de la campagne. Et « dans la dernière de ses chroniques, parue quatre jours avant le second tour, Philippe affiche implicitement la couleur, relate Libération. Il parle d’une France "paradoxale et contradictoire", aspirant "à la réforme et à la stabilité", cultivant "un niveau inégalé de dépense publique" tout en laissant s’imposer le modèle libéral. Pour surmonter ces contradictions, Macron n’avait, selon Edouard Philippe, pas d’autre choix que "la transgression". »

    Libération lui avait alors suggéré d’être « plus explicite sur cette "transgression" qu’il semblait appeler de ses vœux. Il avait refusé d’en dire plus. Probablement était-il déjà, ce 4 mai, bien engagé dans ses discussions avec le futur président. Ce père de trois jeunes enfants confiait aussi qu’il n’en avait pas fini avec l’écriture et qu’il entendait bien profiter de ses prochaines vacances, "cet été en Sicile", pour se lancer dans un nouveau livre. Sans doute va-t-il devoir remettre ça à plus tard. »

    Des noms !

    La composition du gouvernement d’Edouard Philippe sera donc dévoilée en fin de journée, avant le premier conseil des ministres mercredi 17 mai. On sait qu’ils seront 15, que la parité hommes-femmes sera respectée et qu’un tiers d’entre eux seront issus de la société civile.

    Et des noms circulent, bien entendu… D’après Le Parisien, il y a d’abord les incontournables : « proche de François Hollande, Jean-Yves Le Drian devrait rester ministre de la Défense. […] Le maire de Lyon, Gérard Collomb, premier grand élu à avoir cru en Macron, devrait hériter d’un portefeuille régalien, celui du ministère de l’Intérieur. Autre architecte de la victoire, l’élu du Finistère, Richard Ferrand, secrétaire général d’En Marche! est donné au Travail et à l’Emploi ou aux relations avec le Parlement. François Bayrou, en dépit de récentes tensions avec Emmanuel Macron sur la question des investitures MoDem, devrait tout de même être récompensé à la Justice. »

    A droite et au centre, Le Parisien évoque les noms de Franck Riester à la Culture, Arnaud Robinet à la Santé, Corine Lepage à l’Education nationale, Sylvie Goulard au Quai d’Orsay, Marielle de Sarnez aux Affaires européennes, ou encore Anne-Marie Idrac à Bercy, Jean Pisani-Ferry au Budget et la startupeuse Axelle Tessandier au Numérique.


    Sur le même sujet

    • Revue de presse française

      A la Une: bon courage !

      En savoir plus

    • France

      France: Edouard Philippe nommé Premier ministre par Emmanuel Macron

      En savoir plus

    • Invité France

      Nomination du Premier ministre d'Emmanuel Macron

      En savoir plus

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.