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    A la Une: Mali, le chef de guerre Macron

    AFP

    Emmanuel Macron en « chef de guerre », lors de sa visite à Gao. Le « jeune » président français est venu montrer qu’il en a « les épaules », formule Le Parisien.

    Aux côtés de la ministre des Armées Sylvie Goulard, qui endossait le costume « pour la première fois », mais aussi du désormais ministre des Affaires européennes et étrangères Jean-Yves Le Drian, présenté par ce journal régional comme le « passeur de témoin », Emmanuel Macron a marqué une « certaine impatience » vis-à-vis des Maliens qui « doivent aussi prendre leurs responsabilités ». Le président français souhaite « associer davantage les Européens et notamment l’Allemagne dans l’engagement militaire au Sahel », complète Le Parisien.

    Emmanuel Macron l’a clairement exprimé, il « veut enrôler les Européens contre Daech », confirme en Une Le Figaro. Le chef de l’État réclame une « plus grande implication » des alliés européens de la France dans la lutte antiterroriste. Il faut dire, remarque le quotidien conservateur, que l’opération militaire française Barkhane et ses 4 200 hommes déployés dans le Sahel, « rencontre des difficultés grandissantes ».

    Alors, que faire ? A Gao, vendredi 19 mai, Emmanuel Macron a clairement dit qu’il convenait d’accélérer sur l’application « intégrale, rapide et cohérente » des accords de paix d’Alger. Même si aucune annonce n’a été faite dans ce sens, « Paris et les partenaires du Mali souhaiteraient voir la réforme constitutionnelle - indispensable pour l’accord l’Alger - engagée dès l’été », énonce Le Figaro.

    Mais, effectivement, l’autre façon d’accélérer consiste pour la France à « plus impliquer » les Européens dans la guerre sahélienne.

    Sahel : l’Europe doit payer

    Pourquoi les Européens ? Pour quelles raisons une plus grande implication de l’Europe est-elle nécessaire dans les sables du Sahel ? Tout simplement parce que si le cap est donné, s’il faut des moyens « à proportion », ces moyens ne seront « pas américains ni russes, tous engagés ailleurs », explique La Nouvelle République du Centre Ouest. « Et ce ne serait pas notre intérêt. C'est à l'Europe (…) de se saisir de cette occasion». Car l’Europe a tout à y gagner, d'après ce quotidien du centre de la France, elle y trouvera « un nouvel élan, le souffle qui lui manquait, l'espoir d'une unité restaurée. Une vision élargie de son rôle et une image d'elle-même plus encourageante, peut-être, dans ce miroir africain ».

    La Montagne/Centre France n’écrit pas autre chose, en rappelant que la France a engagé d'énormes moyens en opérations, « pour protéger une partie de l'Europe face au terrorisme, elle ne peut décidément pas assurer toute la charge financière avec, pour seul retour, les admonestations de Bruxelles sur le niveau de son déficit ». En conséquence, il faudra bien que Berlin mette « la main à la poche » et que l'Union Européenne considère enfin que la mobilisation des forces françaises n'est pas un « caprice » pour son prestige international.

    Macron : télégénie militaire

    Mais il n’y a pas que la géopolitique. Dans cette affaire, l’image, également, prime.Une image justement soignée au Mali. « Gao en haute définition », résume Le Parisien, en référence aux images télévisées d’Emmanuel Macron à bord d’un hélicoptère, « à basse altitude en situation de tactique de combat, casque sur les oreilles et sous le regard des caméras de télévision embarquées à bord… d’un autre hélicoptère ».

    Comme le remarque le journal Les Dernières Nouvelles d'Alsace, il n'est « jamais mauvais de revêtir la panoplie de chef des armées quand on est à la recherche d'une stature et d'une image transcendée. François Hollande ne l'avait découvert que contraint par les événements, Emmanuel Macron, lui, l'a compris très vite ». Pour cela, quoi de mieux que s’afficher « au cœur de l'action, selon la mise en scène accoutumée, et de l'Afrique, où les troupes françaises "Barkhane" sont engagées » ?..

    Iran : bienvenue chez le guide

    En Iran, le président sortant Rohani est donné en tête du scrutin de vendredi 20 mai. Mais en attendant, visite rare à Téhéran chez le guide suprême Ali Khameinei. Le successeur de Khomeyni qui, comme le souligne Le Figaro, « concentre l’essentiel des pouvoirs » en Iran, reçoit peu.

    Ce quotidien, pourtant, a pu se rendre chez le guide suprême iranien, qui habite et travaille dans le quartier Pasteur, du nom du célèbre médecin français, appelé « la guidance ». « Étrange impression d’être au cœur d’un pouvoir par nature secret, et en même temps plongé dans les entrailles d’une mégalopole bouillonnante de 15 millions d’habitants. La rue Vali-Asr, la grande artère bordée de platanes qui parcourt Téhéran du nord au sud, est à deux pas. Mais "Pasteur", comme l’évoquent du bout des lèvres les Iraniens, est une zone ultrasécurisée ». C’est là qu’Ali Khamenei a voté le 20 mai, « de la main gauche, car il ne peut pratiquement plus faire usage de la droite, après avoir été victime d’un attentat en 1981 ».

    Pour pénétrer dans ce périmètre ultra sécurisé, Le Figaro a dû montrer patte blanche. « On y accède après avoir franchi un premier portail métallique, puis une épaisse barrière coulissante, surveillée par des policiers ou des gardiens de la révolution, l’unité d’élite entre les mains d’Ali Khamenei. À l’intérieur, de nombreuses maisons, des espaces verts. En apparence, rien ne tranche avec le voisinage. Une caserne de pompiers fait face au bâtiment orné de calligraphies où le guide reçoit ses hôtes et où il a voté ».

    « Ali Khamenei n’accorde jamais d’interviews à la presse, ni locale ni internationale », prévient Le Figaro. « Les rares journalistes étrangers autorisés à l’approcher sont fouillés au corps à plusieurs reprises et leurs téléphones portables retirés. Seul le port d’un crayon - mais non métallique - est autorisé. Ali Khamenei a beaucoup d’ennemis, chez lui, comme hors de ses frontières ». Mais il n’empêche, le guide demeure pourtant « la clé de voûte du système iranien ».


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