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    Royaume-Uni: vers la fin des repas gratuits à l'école?

    Theresa May, la Première ministre britannique, voudrait supprimer les repas gratuits distribués actuellement dans les écoles primaires. REUTERS/Jack Taylor

    Au Royaume-Uni, Theresa May a annoncé une nouvelle mesure qui n’enchante pas le monde de l’Education nationale. Elle voudrait supprimer les repas gratuits qui sont actuellement distribués dans les écoles primaires, car cela coûterait trop d’argent au gouvernement.
     

    De notre correspondante à Londres,

    C’est une mesure introduite en 2014 par le gouvernement de David Cameron, dont Theresa May faisait partie. Pourquoi revient-elle dessus maintenant ?

    Alors, cette réforme fait partie du nouveau programme des conservateurs pour les élections générales du 8 juin. Theresa May l’a présentée cette semaine et elle a annoncé vouloir remplacer les repas gratuits du midi par des petits déjeuners gratuits qui ne coûteront plus qu’un dixième du prix. C’est tout simplement une question d’économie. Le Parti conservateur pense que cette mesure n’a jamais été viable financièrement, qu’elle a été poussée par les libéraux démocrates, qui à l’époque, faisaient partie de la coalition, et que ce n’est pas une bonne façon de dépenser l’argent public.

    Il faut savoir qu’avant 2014, les familles en difficultés pouvaient bénéficier de repas gratuits pour leurs enfants scolarisés en école primaire. On retournait donc vers une situation semblable. Le problème, c’est qu’il y avait beaucoup de familles qui ne rentraient pas dans les critères pour bénéficier de cette aide, mais qui malgré tout ne pouvaient pas payer la cantine de leurs enfants. A raison de 2,30 £ par enfant par repas, cela revient à 480 £, soit un peu plus de 560 euros, par année scolaire pour un enfant seulement. Donc, l'une des raisons principales pour le gouvernement de l’époque, c’était de tenter d’effacer les inégalités sociales à l’école, et qu’il n’y ait plus de différences entre les familles qui pouvaient payer la cantine et celles qui ne pouvaient pas.

    L’annonce de cette mesure a-t-elle créé beaucoup de mécontentement en Angleterre ?

    Oui, elle fait pas mal de bruit. Le premier à s’être révolté, c’est le célèbre chef cuisinier Jamie Oliver, qui avait porté cette réforme devant le gouvernement de coalition de David Cameron et de Nick Clegg. Le libéral démocrate Nick Clegg lui aussi. Il signait jeudi une tribune dans The Guardian. Ils ne sont pas contents du tout. Jamie Oliver, qui est ici une figure très populaire, est très engagé pour faire baisser l’obésité infantile et pour lui, retirer les repas gratuits, qui sont avant tout des repas équilibrés, c’est ignorer ce problème d’obésité qui a explosé au Royaume-Uni.

    Pour Nick Clegg, Theresa May, qui avait promis de faire un système qui fonctionne pour tous, délaisse une fois de plus les familles défavorisées au profit de coupes budgétaires destructrices.

    Les directeurs d’écoles non plus ne sont pas contents de ce volte-face du gouvernement. Ils ont déjà dépensé beaucoup d’argent pour mettre en place ce système de cantine qui n’existait pas forcément avant. Ils ont dû, pour la plupart d’entre eux, construire des cuisines pour réchauffer et stocker les repas. Et surtout, ils ont pu constater directement les bienfaits de cette mesure sur les enfants. On peut lire beaucoup de témoignages d’instituteurs ou directeurs d’école qui sont ravis de ne plus voir d’élèves s’endormir en classe parce qu’ils n’ont pas mangé ou parce qu’ils ont eu une alimentation riche en sucre qui ne leur livre pas assez d’énergie pour tenir tout l’après-midi. Une dispute qui ne risque pas d’être résolue de si tôt donc.


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