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    A la Une: la présence française au Sahel en question

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    De nombreux médias maliens et de la sous-région reviennent ce lundi sur la visite, vendredi 19 mai, du nouveau président français Emmanuel Macron au Nord-Mali.

    « Certes, pointe Le Républicain à Bamako, le président français, chef des armées, a déclaré que "la détermination de la France serait complète pour la sécurité du Mali et du Sahel. La France est engagée depuis le début aux côtés du Mali. Elle continuera à l’être", mais le doute l’emporte chez les Maliens en général, estime le journal, qui entendent ces propos et les prennent avec des pincettes. Si les Etats ont des amis à travers des intérêts convergents, des Maliens se posent la question, comment le président Macron, qui ne s’est pas arrêté à Bamako, et son homologue du Mali IBK, qui s’est déplacé pour l’accueillir à Gao, peuvent démontrer les intérêts convergents de la France et du Mali à Kidal ? »

    Inf@Sept exprime aussi ses doutes : « Où est la souveraineté du Mali quand c’est un président d’un pays étranger qui dicte au nôtre le chemin à suivre ? Les Maliens doivent maintenant arriver à la conclusion et compter sur eux-mêmes pour être maîtres de leur destin. » C’est vrai, Macron n’est pas passé par Bamako, relève aussi Le Zénith Balé, cependant, poursuit-il, « il a dit tout haut ce que les autres disent tout bas : à savoir la grande responsabilité de l’Algérie dans le combat contre le terrorisme jihadiste dans le sahel. Il a été du moins clair en indiquant : "J’ai appelé Bouteflika, nous avons parlé. Il faut que l’Algérie joue tout son rôle dans le processus de paix au nord du Mali". »

    Bénéfique ?

    Au total, conclut Le Zénith Balé, « malgré le mécontentement presque général des Maliens, il faut souligner que cette visite vaut son pesant d’or. Elle a été bénéfique pour le Mali qui doit savoir ou pouvoir se saisir de l’opportunité offerte pour jouer cartes sur table. »

    Pour L’Observatoire, toujours au Mali, il n’y pas lieu de polémiquer : « Voir le Président IBK se déplacer à Gao pour accueillir son homologue français ne doit pas être sujet à caution, affirme le journal malien. L’ingratitude prendrait alors le pas sur la reconnaissance. (…) Car La France a été comme un ami qui a volé au secours du Mali qui se dirigeait vers le chaos. »

    Pour en revenir à l’Algérie, « Macron a apporté de l’eau au moulin de tous ceux qui sont convaincus que l’Algérie joue un rôle trouble dans la crise malienne, complète Le Pays au Burkina. Il est régulièrement reproché à ce pays, en effet, d’offrir gîte et couvert à Iyad Ag Ghali, du nom de ce terroriste malien qui a fait le choix de faire une injection létale au Mali, en lui imposant la charia. (…) La réalité, poursuit Le Pays, est que le Nord-Mali est depuis longtemps au centre des rivalités entre Alger et Paris dans le Sahel. A chacun ses alliés, dans cette confrontation sempiternelle. A la France dont on dit qu’elle roule pour le MNLA, l’Algérie répond en jouant à fond la carte d'Iyad Ag Ghali. Et Macron, dont l’élection a été fêtée à Alger, risque de ne pas changer grand-chose dans ce jeu du chat et de la souris. Le drame est que dans ce jeu, qui s’apparente à une lutte d’éléphants, c’est l’herbe qui va en payer le prix fort. Et dans le cas d’espèce, l’herbe, c’est le peuple malien. »

    Passer le relais ?

    Enfin, au-delà de ce bras de fer franco-algérien, la France devra un jour ou l’autre passer le relais, estime Ledjely.com. « Sous sa forme sournoise, le terrorisme au Sahel ne peut pas être vaincu par la France, affirme le site guinéen. D’abord parce qu’en principe, les troupes françaises n’ont pas vocation à s’éterniser dans la région. Ensuite, dans cette nouvelle configuration, la menace terroriste s’appuie sur des ressorts économiques, politiques, sociaux, sécuritaires et de gouvernance qui interpellent et relèvent en tout premier lieu de la responsabilité des Etats de la région. (…) La bonne approche, affirme Ledjely, serait que la France, sans se désengager totalement, fasse le boulot par procuration. (…) Mais en dernier ressort, selon un schéma qui devra être défini, les Etats africains devront prendre le relais, estime donc Ledjely. La France, quant à elle, devra alors accompagner cette nouvelle articulation. Outre l’avantage de l’efficacité qui en résultera, le pays de Macron, conformément à l’engagement du nouveau président, passera davantage pour un partenaire que pour un gendarme néocolonialiste. C’est cela l’approche de la coopération. La seule susceptible de vaincre le péril terroriste dans le Sahel. »

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