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    Les grands patrons américains critiquent la décision de Donald Trump

    Elon Musk, le patron de Tesla démissionne de son poste de conseiller économique de la Maison Blanche pour marquer sondésaccord ©REUTERS/Shannon Stapleton

    La décision de Donald Trump suscite pas mal de critiques dans les milieux d'affaires, les grands groupes américains réprouvent le retrait de l'accord de Paris.

    La liste des grands patrons qui se désolidarisent publiquement de Donald Trump est impressionnante. Elon Musk, le patron de Tesla comme celui de Disney démissionnent de leur poste de conseillers économiques de la Maison Blanche pour marquer leur désaccord. Dans le secteur de l'énergie, les dirigeants de General Electric très investi dans les énergies vertes comme le numéro un mondial du pétrole Exxon désapprouvent également, tout comme celui du géant de la distribution Wall Mart, évidemment les Gafa sont « pro-climats » et même les banquiers sont effarés par le retrait américain de l'accord de Paris. Lloyd Blankfein, le PDG de Goldman Sachs a tweeté pour la toute première fois de sa vie pour critiquer cette décision.

    Pourquoi les grandes entreprises américaines sont-elles si favorables à l'accord sur le climat ?

    Lentement et sûrement elles ont compris que la transition écologique pouvait être une chance. Depuis l'an 2000, les émissions de carbone des Etats-Unis baissent tandis que le produit intérieur brut augmente, la décarbonation des économies n'est donc pas récessive, bien au contraire. Cette contrainte peut même doper la compétitivité des entreprises. Le réchauffement a -au contraire- un potentiel considérable de destruction de valeur. Les rendements des Etats agricoles vont en souffrir, et des actifs immobiliers valant des milliards de dollars risquent d'être engloutis par la montée des eaux en Floride ou en Californie d'ici une vingtaine d'années. Le plus grand fonds d'investissement au monde, l'américain BlackRock a pris acte de cette menace et prend désormais systématiquement en compte l'impact écologique d'un projet avant de le financer.

    Pour justifier sa décision Donald Trump affirme que l'accord de Paris pourrait détruire 2,7 millions d’emplois américains.

    Ce n'est qu'une projection établie par un cabinet et c'est la plus pessimiste. La réalité de l'emploi américain d'aujourd'hui c'est 2,7 millions d’emplois dans les énergies vertes en 2016, dont 400 000 dans les énergies alternatives, le reste dans l'amélioration de l'efficacité énergétique. C'est même beaucoup plus si on additionne les 400 000 personnes qui travaillent dans le gaz ou le nucléaire considéré comme des énergies à faible émission. A titre de comparaison, le secteur du charbon représente aux Etats-Unis 160 000 emplois. On peut aussi faire remarquer que sur les 2,4 millions d'emplois de l'industrie automobile, près d'un million ont un lien avec les économies d'énergie ou les carburants non polluants.

    L'argument de Donald Trump est fallacieux, même si c'est vrai que ceux qui vont perdre leurs emplois à cause de la transition énergétique n'en retrouveront pas automatiquement au même endroit, à moins que les pouvoirs publics n'encadrent le processus.

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