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    Le Qatar continuera de vendre son gaz malgré les mesures de ses voisins

    Ras Laffan, le site principal du Qatar pour la production de gaz naturel liquéfié et de gaz liquide, à 80 km au nord de la capitale Doha. Photo prise le 6/02/2017 ©KARIM JAAFAR / AFP

    La rupture entre le Qatar et ses voisins arabes ne menace pas l’approvisionnement en gaz naturel liquéfié, dont le Qatar est le premier exportateur mondial.

    Le Qatar continuera de vendre son gaz malgré les mesures de rétorsion de ses voisins. L’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte ont certes interrompu les échanges terrestres et maritimes avec le Qatar pour marquer la rupture de leurs relations diplomatiques, mais les exportations gazières, première ressource du Qatar, ne sont pas menacées.

    La grande majorité de ce gaz est liquéfié et il part en bateau. Ces méthaniers chargés de GNL qatarien naviguent en premier lieu vers les pays asiatiques (Chine, Japon, Corée du Sud, Inde), en deuxième lieu vers l’Europe, et en troisième lieu vers l’Amérique, rappelle Francis Perrin, président de Stratégie et Politiques énergétiques.

    Des marchés qui n’ont aucun lien avec la brouille actuelle. Ce fret de gaz naturel liquéfié, il n’est pas possible que les pays arabes adversaires du Qatar l’interrompent, les méthaniers qatariens peuvent tout à fait emprunter les eaux territoriales iraniennes. Sauf à bloquer le détroit d’Ormuz vers le sud ou le canal de Suez vers le nord, mais ce sont des voies d’eau internationales. Les bloquer serait considéré comme un acte de guerre. Même l’Egypte d’Abdel Fatah al-Sissi, qui en veut terriblement au Qatar de continuer à soutenir les Frères musulmans, n’oserait pas franchir ce pas.

    Reste les livraisons de gaz qatarien à ces mêmes pays arabes. L’Egypte, en attendant de pouvoir puiser du gaz chez elle, dans le nouveau gisement maritime géant de Zohr, achète du GNL au Qatar. Du temps de Mohamed Morsi, l’Egypte avait même reçu gratuitement ses premiers méthaniers qatariens, au nom de l’amitié pour les Frères musulmans. Aujourd’hui Le Caire pourrait tout à fait dénoncer son contrat avec le Qatar et acheter du gaz naturel liquéfié à des traders, reconnaît Philippe Sébille-Lopez, de Geopolia : le marché spot du GNL est surabondant.

    Dans l’autre sens Doha pourrait interrompre ses livraisons à l’Egypte ou aux Emirats arabes unis mais il n’y pas grand intérêt. Pas plus que les Emirats arabes unis n’ont intérêt à se priver du gaz qatarien qu’ils reçoivent, sous forme gazeuse cette fois, par un gazoduc terrestre, Dolphin. Avec l’arrivée de l’été, la population des Emirats consomme beaucoup plus d’électricité, et donc de gaz, pour faire tourner les climatiseurs.

    Enfin pour le Qatar, ces clients arabes sont très secondaires : ils ne constituent que 10% de ces exportations gazières. Même s'il fallait rerouter quelques cargos, imagine Thierry Bros, de l'Oxford Institute for Energy Studies, les revenus gaziers du Qatar ne seraient pas touchés. Ce n’est pas au plan énergétique que la brouille entre le Qatar et ses voisins arabes aura le plus d’impact.

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