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    Turquie: le pouvoir menace de retirer la nationalité à Gülen et à ses partisans

    Fethullah Gulen, ici chez lui en Pennsylvanie le 29 juillet 2016, encourt la déchéance de la nationalité turque. REUTERS

    En Turquie, après les purges et les arrestations massives, les autorités ont déployé un nouveau dispositif contre les responsables présumés du putsch raté du 15 juillet 2016. Ankara a annoncé lundi 5 juin que plus de 100 personnes encourraient désormais la déchéance de la nationalité dont notamment Fethullah Gülen, le cerveau présumé de la tentative de coup d’État.

    avec notre correspondant à Istanbul,

    C'est plus qu’une menace, puisque cette procédure a été publiée lundi au journal officiel. Cent trente personnes précisément sont visées par ce recours : Fethullah Gülen, mais aussi certains de ses proches présumés, et également trois anciens députés du HDP, le parti pro-kurde, qui n’ont donc rien à voir avec l’imam Gülen, mais qui sont eux soupçonnés de liens avec le PKK. Tous ces suspects sont aujourd’hui dans la même situation : ils ont été accusés d’avoir voulu renverser le pouvoir turc ou de soutenir le terrorisme et ils sont aujourd’hui à l’étranger. C’est bien sûr le cas de Fethullah Gülen qui habite aux Etats-Unis, en Pennsylvanie, depuis près de vingt ans, et en vertu de ce décret, tous ces suspects sont tenus de revenir en Turquie pour répondre aux chefs d’accusation qui les concernent. A défaut, ils seront déchus de leur nationalité dans trois mois.

    Un aveu d’impuissance ?

    Cette procédure est sans doute liée au refus de Washington d’extrader Fethullah Gülen, même si les autorités turques ne le présente pas ainsi alors qu’Ankara tente depuis des mois d’obtenir des autorités américaines son extradition. D’ailleurs, le pouvoir turc avait nourri beaucoup d’espoir avec l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, jugé probablement plus favorable aux intérêts turcs. Mais au final, rien n’a été débloqué et c’est peut-être cette absence de changement de la part de Washington qui motive le pouvoir turc à agir. L’éventuelle déchéance de la nationalité de Fethullah Gülen - théoriquement- n’annule en rien sa responsabilité, ni les chefs d’accusation qui peuvent être portés contre lui : il peut tout aussi bien être accusé en Turquie de tentative de renversement du pouvoir même sans avoir la nationalité turque, et même en étant apatride.

    La purge continue en Turquie

    Si cette nouvelle mesure concerne les « suspects » qui sont à l’étranger, en Turquie, d’une part les procès des responsables militaires présumés se poursuivent à Ankara, d’autre part des arrestations quasiment quotidiennes ont toujours lieu.

    On est peut-être même passé à un autre niveau ces dernières semaines puisque après les purges dans la fonction publique, après les arrestations qui ont touché autant les « gülenistes » que les forces pro-kurdes de gauche, accusées d’être proches du PKK, on assiste maintenant à des arrestations qui touchent de plus près le parti même de Recip Erdogan, l’AKP. Le président turc a repris le contrôle de son parti fin mai et désormais, on voit un grand ménage se préparer au sein du parti au pouvoir contre les sympathisants supposés de Fethullah Gülen. Lundi, c’est par exemple le gendre de l’un des fondateurs du parti, qui a été arrêté pour sa proximité supposée avec les « gülenistes ».

    ► A lire : Turquie: un comité de soutien pour la libération de Mathias Depardon

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