GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 21 Août
Jeudi 22 Août
Vendredi 23 Août
Samedi 24 Août
Aujourd'hui
Lundi 26 Août
Mardi 27 Août
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos

    A Madagascar, la vanille est récoltée trop tôt par crainte des vols

    La "Vanilla planifolia", la principale espèce d'orchidée utilisée pour produire la vanille, a besoin d'un climat tropical et de supports ombragés pour pousser. Domaine public/ Everglades National Park

    À Madagascar, les paysans récoltent la vanille sans attendre qu’elle soit mûre. Ils craignent qu’on leur vole les gousses, encore plus précieuses depuis le passage du cyclone Enawo.

    À Madagascar la vanille est récoltée trop tôt par crainte des vols. Son prix a flambé depuis que le cyclone Enawo a dévasté au mois de mars une des principales régions de production, Antalaha, au nord-est du pays. Le kilo de gousses vertes vaut aujourd’hui 500 dollars avant même d’avoir été fermenté et séché. Cinq fois plus qu’en 2015 !

    Ce qui attire toutes les convoitises. Certaines plantations sont surveillées par des gardiens armés pour les protéger des voleurs. Mais tous les paysans n’ont pas les moyens de payer ce service. Alors pour éviter de se faire dérober les précieuses gousses, beaucoup ont déjà commencé à cueillir la vanille depuis plusieurs semaines, avec trois ou quatre semaines d’avance sur le calendrier, témoigne un observateur du marché sur place, avant même que la vanille ne soit mûre.

    Les producteurs sont, pour une fois, les vrais gagnants de la filière. Ils cueillent avant l’heure, sèchent et fermentent à la va-vite. Ils peuvent même se permettre de vendre la vanille sous vide alors que c’est interdit. Mais on les comprend, ils risqueraient de perdre 100 grammes d’eau par kilo, c’est-à-dire 50 dollars à chaque fois ! Les exportateurs achètent sans discuter étant donné qu’ils n’ont pas de stock, et ils revendent aussitôt par peur d’un retournement de marché comme ils en ont connu en 2003.

    Mais la qualité de la vanille n’est pas au rendez-vous. La perte d’arôme serait de 30 à 40 %. Même pour l’industrie des arômes, qui fournit l’industrie agroalimentaire mondiale, glaces et confiseries, et qui s’en sort en procédant à l’extraction à partir des gousses de vanille, cela veut dire acheter plus de gousses, au prix record actuel, 600 dollars le kilo de vanille conditionné...

    Malgré la vogue des arômes naturels, le danger est que l’industrie se tourne de plus en plus vers les arômes artificiels, c’est ce qui avait fait plonger les prix de la vanille malgache en 2003-2004. Ou que les acheteurs se détournent peu à peu de l’origine malgache pour aller s’approvisionner davantage en Inde, en Indonésie ou en Papouasie-Nouvelle-Guinée, qui relancent les plantations, prêtes au bout de quatre ans.


    Sur le même sujet

    • Chronique des Matières Premières

      Madagascar: la récolte de vanille menacée après le passage d’Enawo

      En savoir plus

    • Chronique des Matières Premières

      Le géant du cacao Barry Callebaut se lance dans la vanille malgache

      En savoir plus

    • Madagscar

      Madagascar: «Je dénonce l’existence d’une mafia dans la filière vanille»

      En savoir plus

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.