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    Attaque meurtrière à Bamako: Salif Traoré, ministre de la Sécurité, invité de RFI

    La police avec 4 personnes sauvées de l'hôtel Kankaba suite à une attaque d'hommes armés qui ont pris d'assaut l'hôtel à Dougourakoro, à l'Est de la capitale Bamako, au Mali le 18 juin 2017. REUTERS/ RETEURS TV

    Dimanche 18 juin en fin d’après-midi, des hommes armés ont pris d’assaut le campement Kangaba, dans la banlieue est de la ville, un site notamment prisé des touristes occidentaux. Le dernier bilan disponible fait état de sept morts, dont cinq assaillants, quatre blessés et une trentaine d’otages libérés. Le ministre de la Sécurité au Mali, Salif Traoré, est l’invité Afrique de RFI.

    RFI : faut-il parler d’attaque terroriste ou d’une tentative de prise d’otages par des jihadistes ?

    Salif Traoré : Je crois que les deux correspondent exactement à la même chose. Ce qui est sûr, c’est que le mode d’action, les premiers éléments qu’on a pu localiser et identifier nous renvoient sans doute à une attaque terroriste.

    Que s’est-il passé sur place dans ce campement ?

    Il s’agit du campement Kangaba, c’est un endroit qui est très vaste   des dizaines d’hectares   et qui est en périphérie de Bamako. Et donc nous avons reçu l’information comme quoi des hommes armés seraient en train de tirer. Nous avons tout de suite envoyé les premiers éléments qui ont été accrochés, donc sur qui ils ont tiré. Et cela nous a permis donc d’envoyer des Forces spéciales antiterroristes qui sont arrivées immédiatement sur le terrain et qui ont commencé à les accrocher aussi.

    Cinq terroristes ont été abattus et les informations nous ont indiqué qu’il y avait certainement un complice ou un autre qui a été arrêté au niveau d’une autre ville périphérique. Les opérations ont continué toute la nuit.

    Il y a eu des exfiltrations ?

    Exactement, nous en avons exfiltré beaucoup et de toutes les nationalités, notamment européennes. Au moment où on faisait le dernier point de presse, il y avait treize Français, quatorze Maliens, un Camerounais, un Italien, deux Espagnols, deux Néerlandais, un Egyptien. Il y avait aussi deux Kényans.

    Qui sont ces jihadistes ?

    Pour le moment, les enquêtes n’ont pas tranché cela puisque pendant toute la soirée c’était encore l’action. Mais le procureur spécialisé, le juge du pôle judiciaire antiterroriste, a ouvert immédiatement une enquête, il s’est déplacé sur le terrain avec les forces.

    D’après nos informations, il y a une arme d’un des jihadistes qui a été saisie, un pistolet sur lequel il aurait été écrit : « Allah Akbar ». Est-ce que vous confirmez ?

    Nous avons, effectivement, depuis le début de l’après-midi, récupéré une arme d’un des jihadistes qui avait été blessé, mais qui avait pu se cacher dans les rochers. Et donc nous avons récupéré l’arme et d’autres choses. Nous avons aussi un téléphone. Tous ces appareils-là ont été mis à la disposition des enquêteurs qui vont les faire parler. En tout cas nous continuons d’appeler la population au calme et surtout à la collaboration. Toute information sur quelqu’un qui aurait pu les aider d’une manière ou d’une autre serait utile pour les enquêtes en cours.

    Le campement de Kangaba est à six kilomètres de Bamako. Comment ont-ils pu opérer ?

    Ce sont des gens déterminés qui sont prêts à mourir. Si vous voyez le temps que ça a pris… Ils n’ont pas cherché à fuir. Donc ça veut dire qu’ils sont venus pour mourir en réalité.

    Bamako est-elle une ville sûre aujourd’hui ?

    Je dirais que Bamako est aussi sûre que toutes les villes du monde, puisqu’il y a très peu de villes aujourd’hui où il n’y a pas un risque d’attentat ou d’attaque terroriste. Alors nous prenons toutes les dispositions qu’il faut. Pas plus tard qu’hier il y a une patrouille, la gendarmerie qui est passée par ce secteur-là et donc nous restons sur nos gardes. Nous essayons de partager les informations qu’il faut avec les forces partenaires, mais nous ne pouvons pas dire que le risque est zéro. Cela n’est pas possible aujourd’hui.

    Il y a eu des attentats qui ont été déjoués à Bamako, dans la capitale, dans la périphérie, ça c’est connu. Est-ce que quand même, il ne vous manque pas des moyens ? Est-ce qu’entre les forces maliennes et les forces étrangères, il n’y a pas un manque de coordination ?

    Non, je ne dirais pas cela, puisque déjà nous avons commencé à mettre en place un Centre d’analyse et de fusion. Aujourd’hui ce centre-là est à ses débuts, il n’a pas pu prédire cet attentat. Toujours est-il que la Minusma nous a proposé son aide, mais étant donné que les Forces spéciales étaient déjà suffisamment présentes sur le terrain, nous avons dit que nous ferions appel au cas où. Les Forces spéciales françaises qui sont au niveau de Ouagadougou également sont en route, ont envoyé des éléments pour nous appuyer en cas de besoin.

    Il y a cette complémentarité-là, nous échangeons et beaucoup de Forces spéciales françaises participent à la formation de nos Forces spéciales. Mais il y a toujours moyen de parfaire et dans la journée nous allons procéder au retour d’expérience de ce qui s’est passé, cela va nous permettre d’identifier les endroits sur lesquels il faut faire encore des efforts. Et je pense déjà que par rapport aux différentes attaques qui ont eu lieu, la réaction aujourd’hui était différente. Donc ça veut dire que nous sommes encore à une montée en puissance de nos capacités et de notre savoir-faire et nous allons continuer à travailler sur cela.

    Le ratissage va continuer dans la zone ?

    Exactement. Nous voulons nous assurer qu’il n’y a pas quelqu’un qui en essayant de s’échapper a été bloqué quelque part ou qu’il n’y a pas encore un complice qui serait caché quelque part aussi. Nous allons nous assurer de cela d’abord.


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