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    A la Une: l’attaque contre le Kangaba au Mali

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    Le Kangaba, lieu de villégiature prisé par les Occidentaux à une trentaine de kilomètres de Bamako, a donc été visé hier par une attaque terroriste. Pourquoi cette cible ? Le quotidien malien http://www.maliweb.net/insecurite/attaque-terroriste-de-bamako-campement-kangaba-2335112.html)" target="_blank">Le Sursaut avance des éléments de réponse : « le Kangaba était très fréquenté par les occidentaux et étant donné qu’ils constituent la première cible des groupes djihadistes-terroristes, cet endroit relevait d’une zone à haut risque. »

    Le Sursaut voit une deuxième raison, religieuse, celle-là : « dans le raisonnement des islamo-radicaux, durant cette période de ramadan, de tels endroits sont fréquentés généralement par des ennemis de l’Islam. Et une telle attaque constitue pour eux un jihad. » Enfin, le journal malien relève que le lieu était géographiquement « stratégique. Cela au regard du fait que le Kangaba est situé à la sortie de la ville, sur la route nationale 6 qui va vers le Nord-Est en direction de la région de Ségou. Une situation géographique qui permet de s’échapper vite et d’effacer toutes ses traces. »

    Sanglante série

    Cette attaque du Kangaba vient s’ajouter à d’autres actions terroristes qui ont ensanglanté le pays ces derniers jours… C’est ce que relève notamment le quotidien Le Malien : « fin de semaine extrêmement violente dans les régions de Mopti, Gao et Tombouctou. Jeudi et vendredi, des hommes armés ont encore frappé à Hombori et Ansongo. Militaires, gendarmes et douaniers en furent les victimes. Le pire s’est produit à Bintagoungou, samedi matin, entre 3 et 4 heures du matin. Cinq militaires ont été froidement abattus, au moins quatre sont portés disparus et huit blessés ont été évacués sur Tombouctou. »

    « Au Mali, les attaques terroristes sont devenues quasi-quotidiennes, déplore Le Pays au Burkina. Quand elles n’ont pas lieu au Nord, elles se déroulent dans le Centre du pays. Et à chacune de ces attaques, on peut faire le constat que le mode opératoire est le même. On peut aussi noter que les cibles sont invariablement les mêmes. Ce sont soit les forces armées maliennes, soit les forces armées de la Minusma et de Barkhane. Le comble est que face à ces expéditions djihadistes meurtrières et récurrentes, la riposte semble molle, très molle, estime le quotidien burkinabé. (…) Iyad Ag Ghali et ses camarades sont en passe de dicter leur loi au Nord et au Centre du Mali et ce, malgré la présence des soldats maliens, de Barkhane et de la Minusma. On peut même dire, à juste titre, que les barbus sont en train d’humilier la communauté internationale (…). »

    Rappel à l'ordre pour IBK ?

    Pour L’Observateur Paalga, toujours au Burkina, « cette nouvelle attaque est perpétrée au moment où la force commune au G5 Sahel, en gestation depuis de longs mois, est en train de prendre corps depuis la dernière réunion du 6 juin dernier, tenue à Bamako. Cette fusillade sonne également comme un rappel à l’ordre pour IBK, pointe encore L’Observateur, qui semble avoir perdu le sens des priorités.

    Voici en effet un président qui peine à assurer la sécurité des Maliens et de leurs biens, qui éprouve de sérieuses difficultés à faire accepter les autorités intérimaires dans le nord de son pays, mais qui se pique à gaspiller les deniers publics dans l’organisation d’un référendum constitutionnel, le 9 juillet prochain, qui est tout sauf une urgence pour le Mali actuellement. Si ce drame de Kangaba pouvait d’ailleurs contribuer à annuler son déraisonnable projet, conclut L’Observateur Paalga, ce serait un grand bien pour un grand mal. »

    En effet, insiste Ledjely.com en Guinée, « on ne comprend pas pourquoi IBK se lance dans un projet de modification constitutionnelle, alors que son pays est à tel point vulnérable. On ne comprend pas non plus qu’il rechigne à entériner la mise en place de la force multinationale du G5 Sahel. (…) À la tête d’un pays qui passe pour être la base arrière des terroristes qui dictent leur loi sur l’ensemble de la région, le président malien ne semble pas prendre la mesure de la situation. Autrement, il se préoccuperait moins de consolider son pouvoir et trouverait les voies et moyens permettant à son pays et à ses compatriotes de retrouver la quiétude. »

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