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    L’intelligence artificielle ne connaît pas le terrorisme

    Donald Tusk, président du Conseil européen, a menacé cette semaine de légiférer à propos du terrorisme en ligne.. REUTERS/Yves Herman

    La question du terrorisme se pose avec une acuité particulière pour les plateformes internet comme pour les médias. Donald Tusk, le président du Conseil européen, a menacé cette semaine de légiférer à propos du terrorisme en ligne.

    Va-t-on vers une législation européenne pour pousser les acteurs de l’Internet à empêcher la diffusion de contenus terroristes ? Donald Tusk, le président du Conseil européen, en a brandi la menace jeudi si les réseaux sociaux ne font pas le ménage parmi les vidéos de décapitation ou les discours haineux sur leurs plateformes. L’UE demande notamment de développer des outils pour détecter et supprimer ces contenus automatiquement et d’accéder aux preuves électroniques en ligne quand ces propos se dissimulent derrière des messageries cryptées.

    Pourtant, comme l’a montré un colloque du Conseil de l’Europe lundi à Strasbourg, ces dispositions sont loin d’être simples. Prenez l’intelligence artificielle que Facebook veut utiliser pour repérer les contenus illicites. Eh bien, elle ne peut permettre à elle seule de différencier une vidéo de la BBC utilisée pour une apologie du terrorisme d’une autre qui sert à le condamner. Erin Marie Saltmann, la responsable Facebook, rappelle que « parfois la machine va penser qu’il s’agit de propagande alors qu’en fait il s’agit d’humour pour saper cette propagande  ».

    D’où l’importance d’avoir, à côté des machines qui recueillent les données, des êtres humains qui les analysent et déterminent en quarante langues si des propos extrémistes sont illicites ou non. Le fait est que pour l’instant, l’automatisation ne joue qu’un rôle d’appui à la décision : la moitié des signalements vient des utilisateurs et les contenus litigieux sont examinés en permanence par des experts issus des ONG, des universités ou d’associations. Avec cette particularité : Facebook se doit de ne pas être trop transparent sur ses systèmes de repérage car les réseaux terroristes ont tôt fait de s’adapter.

    En mai 2016, les plateformes ont signé un code de bonne conduite. Elles suppriment aujourd’hui deux fois plus de propos haineux qu’il y a six mois mais il y a encore du chemin à faire. Quant aux médias, ils doivent à la fois éviter de se faire le mégaphone des terroristes en diffusant leurs images extraites des réseaux sociaux et en même temps il leur faut ne pas occulter la violence car cela nourrit les théories du complot. Comme le dit Chris Elliott, du Guardian, il s’agit de ne pas refléter ce que veulent les terroristes et ce, même si on trouve les photos les plus dures sur des médias sociaux qui deviennent un mode d’accès à l’info. 

    Parallèlement, les pouvoirs ont de plus en plus tendance à demander aux médias d’être des auxiliaires de la lutte anti-terroriste. Au Royaume-Uni, les opérateurs téléphoniques sont même tenus de communiquer les sources des journalistes.


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